> Liens utiles

Plus d'info sur la navigation fluviale dans la Loire

Les hommes du fleuve : métiers d’ hier

Depuis des siècles, la Loire a fourni des emplois à de nombreux habitants, qu’ils soient des professionnels du fleuve et de la navigation ou seulement des riverains qui tiraient une partie de leurs ressources de ce cours d’eau.

Les charpentiers de Saint-Rambert

Les hommes ont navigué sur le fleuve Loire depuis l’époque gauloise et même sans doute bien avant. Dans la Loire, la grande époque de la navigation fluviale remonte au 18ème siècle.

Le commerce sur le fleuve Loire nécessitait la construction de bateaux destinés au transport du charbon : les rambertes.
Au début du 18ème siècle les fabriquants de ces bateaux habitaient tous à Saint-Rambert. En 1818 on comptait environ une centaine de charpentiers employant environ 300 compagnons et apprentis.

Ceux-ci assemblaient les bateaux sur la rive gauche de la Loire, au lieu-dit « Les Barques », de part et d’autre du pont. Une simple cabane permettait de ranger les outils et d’abriter les ouvriers en cas d’intempéries
Les bateaux en cours de montage étaient disposés perpendiculairement au fleuve. Le chantier reposait sur deux longues pièces de bois parallèles, ou encore sur des rondins pour faciliter la mise à l’eau.

Charpentier de Saint Rambert
Barquaires (charpentiers) et cordiers à l'oeuvre. association des amis du vieux Saint-Rambert

 

La plupart des charpentiers étaient liés par contrat avec un marchand de Saint-just pour le compte duquel ils travaillaient exclusivement. Ils jouissaient d’une certaine aisance, mais leur situation était dépendante du caprice des éléments et des aléas de la vente de charbon. De nombreux charpentiers exerçaient une autre activité, généralement un travail agricole pendant les mois d’été quand la navigation était très ralentie.


Haut de page :Haut de page :
Mariniers à bord d'une ramberte - Association des amis du vieux Saint-Rambert
Mariniers à bord d'une ramberte - Association des amis du vieux Saint-Rambert

Les mariniers

La région a eu jadis sa marine composée d’authentiques mariniers. Les mariniers de Saint-Just dirigeaient les rambertes chargées de charbon jusqu’à Roanne puis les mariniers roannais prenaient le relais pour conduire les bateaux jusqu’à Briare et Paris.

Les mariniers de Saint-Just
Des contrats liaient les mariniers avec les marchands voituriers par eau de Saint-Just.

La navigation sur ce tronçon de la Loire étant particulièrement dangereuse, ces « marins d’eau douce » devaient faire preuve d’une grande adresse et d’un bon savoir-faire. Nombre d’entre eux sont morts au saut du Peyron ou avaient les mains écrasés entre les bateaux et les rochers. Pour se protéger, ils plaçaient un Christ ou une Madone aux endroits réputés dangereux.

Hommes rudes et fiers, aimant la fête, les mariniers n’en vénéraient pas moins leur Saint-patron. En Forez, le culte était dévoué à la Vierge et Saint-Nicolas. Une procession était traditionnement organisée avec la participation de tous les habitants de la paroisse, et les jeux d’eau, comme les joutes, permettaient aux mariniers de montrer leur force et leur adresse.

Naviguant une centaine de jours par an, ils exerçaient une autre activité, souvent un travail agricole, mais certains étaient à la fois charpentiers ou voituriers. Leurs femmes se louaient comme dévideuses, domestiques ou fabriquaient du ruban (ce qui explique le grand nombre de métiers à tisser dans cette région)

Les mariniers de Roanne
Roanne était un port important puisqu’on y embarquait et débarquait des marchandises diverses venant de Saint-Etienne, de Lyon, de la vallée du Rhône et des provinces du midi de la France. Les mariniers roannais prenaient alors le relais pour conduire les bateaux jusqu’à Briare et Paris.

Dès 12 ans, ils étaient employés à garder les bateaux et à épuiser l’eau. A 16 ans, on les mettait au courant des manoeuvres, de l’entretien des bateaux, et à partir de 17 ans, ils devenaient ouvriers.

Les moins considérés des ouvriers étaient les hommes de peine, les manœuvres. Les hommes du devant se tenaient à l’avant du bateau pour utiliser la bourde et déjouer les pièges. Les tutiers quant à eux commandaient l’équipe.


Partager : Partager sur Facebook   Partager sur Twitter - Nouvelle fenêtre   Imprimer   Envoyer à un ami       Haut de page : Haut de page :

Loire.fr est le site portail du Conseil général de la loire qui vous informe sur l'actualité politique, société, économie, culture et tourisme, de votre département.