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ÉPISODE 1

Début de classement et premières découvertes.

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Depuis le 1er décembre 2009 a débuté l’opération d’inventaire de ce fonds.
Une équipe de trois personnes relève le défi de constituer, à partir de cette masse de documents, un ensemble devant être accessible à tout un chacun.


Endormi depuis 1987 au cœur des Archives départementales de la Loire, le « Vrac » Manufrance se compose d’environ 150 m3 soit 2 km d’archives.

   
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Manufrance nous dévoile ses archives…

Avancement du tri


Du fait de l’importance de ce fonds, l’équipe Manufrance effectue depuis le 1er décembre un tri préalable. Chaque liasse est examinée avant d’être répertoriée puis rangée dans une « caisse », regroupant les documents de même nature.

Ainsi naissent des thèmes comme la comptabilité, l’approvisionnement, les archives de société…


Avec cette méthode, en l’espace de trois semaines, environ 40 m3 de documents ont été triés dans mille caisses d’archives.


Traces d’archives : Déclaration de commerce et de fabrication d'armes

Le 23 octobre 1935 fut promulgué par le gouvernement de Pierre Laval un décret-loi tendant à renforcer le maintien de l’ordre public. Suite à cette mesure, l’entreprise de Manufacture d’Armes et de Cycles de Saint-Étienne, dirigée par Étienne Mimard fut dans l’obligation de répondre aux exigences prônées notamment par l’article 3 : « Toute personne qui veut se livrer à la fabrication ou au commerce des armes, munitions […] est tenue d’en faire la déclaration au préfet du département dans lequel elle se propose de créer son établissement. Il lui sera délivré récépissé de cette déclaration. »

Le document ci-contre portant la signature d'Étienne Mimard répond à ce contexte historique. Ce récépissé datant du 6 janvier 1936, permet à l’entreprise stéphanoise de commercialiser sa production d’armes. Dans ce cas précis, il s’agit de la maison de vente de Nice située dans les Alpes-Maritimes.


La ville de Saint-Etienne constituait déjà depuis le milieu du XIXe siècle le plus important centre français de fabrication d’armes. Par la création de son entreprise, Étienne Mimard a su concentrer le savoir-faire d’une ville, faisant ainsi de la production d’armes l’un des fleurons de la Manufacture.


Enfin, le document nous fait découvrir les techniques de commercialisation utilisées par l’entreprise. Si la production se faisait à Saint-Étienne, la commercialisation dépassait de loin les frontières locales pour s’étendre au niveau national mais également international. Aussi, la maison de vente de Nice dont il est fait mention dans ce récépissé illustre les moyens dont disposait Étienne Mimard pour diffuser sa production.
Avec cette brève présentation, nous pouvons commencer à saisir la richesse du fonds Manufrance. Cet ensemble de documents n’est pas seulement une accumulation d’écrits mais l’esquisse de l’identité d’une ville et un patrimoine national qui demandent à être mis en valeur.

declaration commerce 600


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