TRIBUNES LIBRES

Novembre-Décembre 2016

 

GROUPE UNION POUR LA LOIRE

LE RESPECT DES ENGAGEMENTS PRIS !

L'Assemblée des Départements de France a décidé d'engager des actions de mobilisation pour dénoncer haut et fort la disparition des moyens d'action des Départements liée au désengagement de l'État.
Ces dernières années, nos collectivités ont été confrontées à une croissance importante des besoins en matière de solidarité liée à la crise économique et sociale et au  vieillissement de la population.
Les allocations individuelles de solidarité, le RSA pour les personnes privées d'emploi, l'APA pour les personnes âgées en situation de perte d'autonomie ou la PCH pour les personnes handicapées, sont de moins en moins compensées par des ressources d'État.
Depuis 3 ans, les Départements, à l'instar des communes et des Régions, font l'objet d'un prélèvement injuste sur les dotations d'État, dans le cadre du pacte de responsabilité.
Dans la Loire, cumulées de 2014 à 2017, ces baisses de dotation représentent un montant de 94 millions d'euros.
Cette situation intenable n'est plus acceptable. Ce sont autant de moyens qui sont retenus sur les services qu'apportent les Départements aux Français, que ce soit pour les collèges, les routes, le très haut débit, la petite enfance, les personnes âgées et handicapées, les personnes éloignées de l'emploi...
Cette attitude est d'autant plus lamentable que l'État fait payer aux Départements le prix de son manque de courage et de son incapacité à réaliser des économies et à se réformer : les économies de dépenses publiques sont prélevées sur le budget des collectivités comme en témoigne le Projet de Loi de finances pour 2017.
Pourtant, dans un tel contexte, la Loire fait face.
L'exécutif départemental fait preuve de volonté, de responsabilité, d'équité dans l'exercice de ses politiques publiques. Nous le faisons parce que nous tenons par-dessus tout au développement de la Loire.
Parce que l'échelon départemental, dans la nouvelle organisation territoriale, est le seul à pouvoir répondre à l'obligation républicaine de solidarité avec les personnes et les territoires. C'est dans cet esprit que la majorité départementale a mis en place un plan pluriannuel d'investissement de 598,5 millions d'euros.
Comment ?
En réalisant des économies au quotidien, en maîtrisant nos dépenses de fonctionnement, en dosant notre recours à l'endettement sans augmenter les impôts. Aujourd'hui, les dépenses sont maîtrisées. Le budget 2017 le confirme.
Ces efforts nous permettent de maintenir un niveau élevé d'investissement au service de la création d'emplois et du tissu économique local mais aussi de l'attractivité des communes de notre territoire, sans clivage ni parti pris.
C'est ce qui fait vivre un territoire.C'est ce qui donne la confiance à ses habitants.
C'est ce qui permet d'envisager l'avenir avec plus de sérénité.
C'est cette vision que porte et continuera à porter la Majorité Départementale. 

Les élus du Groupe Union pour la Loire www.unionpourlaloire.fr         

Canton d’Andrézieux-Bouthéon : Michèle Maras et Sylvain Dardoullier Canton de Boën-sur-Lignon : Chantal Brosse et Pierre-Jean Rochette Canton de Charlieu : Clotilde Robin et Jérémie Lacroix Canton du Coteau : Véronique Chaverot et Daniel Fréchet Canton de Feurs : Marianne Darfeuille et Pierre Véricel Canton de Montbrison : Annick Brunel et Jean-Yves Bonnefoy Canton du Pilat : Valérie Peysselon et Bernard Bonne Canton de Rive-de-Gier : Séverine Reynaud et Jean-Claude Charvin Canton de Saint-Chamond : Solange Berlier et Hervé Reynaud Canton de Saint-Étienne 1 : Fabienne Perrin et Georges Ziegler Canton de Saint-Étienne 2 : Alexandra Custodio et Jean-François Barnier Canton de Saint-Étienne 4 : Christiane Jodar et Paul Celle Canton de Saint-Just-Saint- Rambert : Colette Ferrand et Alain Laurendon Canton de Sorbiers : Corinne Besson-Fayolle et Bernard Philibert

 


 

GROUPE GAUCHE RÉPUBLICAINE ET CITOYENNE

LE DÉPARTEMENT MENACÉ PAR L'ILLUSION DE LA MÉTROPOLISATION COMPÉTITIVE !

Nous avons dénoncé ce processus dès la première réunion qui ouvrait en Préfecture la seconde étape de l'évolution de l'intercommunalité : « Cette nouvelle marche forcée sera marquée par la poursuite de l'expansion imposée des grandes intercommunalités qui absorberont la plupart des communautés de communes rurales. Ces intercommunalités toujours plus grandes seront à terme pilotées selon une logique urbaine au profit exclusif d'une ville centre » !
Ces perspectives ne peuvent que nous alarmer, car la dévitalisation du conseil départemental est bel et bien contenue entre les lignes du nouveau schéma de l'intercommunalité, tout comme la réduction des communes « en coquilles vides » par évaporation de leurs responsabilités et moyens... Le « rouleau compresseur » qui veut en finir avec la ruralité, la démocratie de proximité et les solidarités responsables, avance inexorablement en niant les réalités humaines et territoriales de notre département.
Les forces qui le pilotent mettent en avant une prétendue modernité au service d'une compétitivité bien illusoire... car c'est cette même compétitivité qui ne cesse de laisser sur le bord du chemin nombre de personnes et territoires !
La conviction qui nourrit notre engagement pour ce mandat départemental se situe donc aux antipodes des motifs de cette contreréforme institutionnelle : la solidarité départementale doit soutenir la cohésion sociale et l'équilibre territorial, avec le souci de valoriser la complémentarité des espaces ruraux et urbains ! Nous devons donc opposer une résistance constructive à ce rouleau compresseur antirépublicain. Cela devient urgent car la métropolisation de l'agglomération stéphanoise est à l'ordre du jour, et les métropoles disposent de par la loi d'un pouvoir intégrateur qui leur permet de vider les conseils départementaux de leur légitimité et moyens d'agir. Il est donc temps que notre Assemblée se détermine clairement et avec force sur les responsabilités que notre collectivité départementale doit absolument continuer d'assumer : il s'agit bien de défendre les conditions du bon exercice des solidarités humaines et territoriales, si nécessaires aujourd'hui ! 

Jean Bartholin, Violette Auberger, Pascale Vialle-Dutel


 

GROUPE LOIRE SOLIDAIRE

LE MODÈLE SOCIAL FRANÇAIS : UN ENJEU « PRIMAIRE »

Tout au long de l'année, les départements sont mobilisés pour proposer à tou(te)s les citoyen(ne)s des services publics de qualité en ville comme dans les milieux ruraux, indispensables à tous les âges de la vie : de la petite enfance au collège, du haut débit à l'accompagnement des personnes âgées ou handicapées.

Néanmoins, leurs difficultés financières sont nombreuses et fragilisent la qualité des services indispensables aux habitant-e-s comme le financement du modèle social français, largement soutenu par les politiques sociales départementales.

Ce n'est pas faute d'avoir cherché des solutions ! Pendant un an, les départements ont négocié avec le gouvernement pour envisager de mettre fin à la hausse du poids du RSA dans leurs budgets sans compensation par l'État, héritage d'une décision du Gouvernement de Jean-Pierre Raffarin en 2004.
L'espoir était de mise début 2016 quand des négociations ont été entamées en vue de faire reposer à nouveau le RSA sur la solidarité nationale plutôt que sur les finances locales et corriger une injustice qui aura creusé les inégalités financières entre les départements et donc entre les citoyens. Par posture politique, une majorité de départements de droite a refusé tout compromis. Ils ont ainsi fragilisé l'avenir
des départements, préférant laisser perdurer l'injustice, quitte à laisser glisser certains territoires vers la faillite.

C'est un pan entier de la solidarité qui est menacée. Face à ce défaut de responsabilité politique, nous appelons à défendre une vision nouvelle et renforcée de notre système social s'appuyant sur la rénovation des politiques de solidarités départementales.

Nous nous interrogeons également sur ce que cherchent certains à droite en vue des échéances électorales à venir. Soutiendront-ils des candidat(e)s déclaré(e)s à la primaire qui remettent en cause l'échelon départemental et sa vocation de solidarité ? Défendront-ils un socle social universel identique pour tou(te)s les Français(es) alors que déjà certains demandent le droit à déterminer à qui, combien
et à quelles conditions délivrer une allocation, au mépris de l'égalité républicaine et territoriale ou le conditionnent à du bénévolat obligatoire, heureusement récemment déclaré illégal par la Justice ?

Plutôt que de communiquer à outrance et de stigmatiser nos concitoyens les plus en difficulté, nous défendrons toujours la proximité, l'efficacité, la responsabilité, l'égalité d'accès aux droits, l'équité entre les territoires.

Notre modèle social et les départements ont pour l'heure destin lié. Sachons les placer sur le chemin de la réforme pour le progrès !

 

Le Président, Pierrick Courbon, et ses collègues Arlette Bernard, Brigitte Dumoulin, Joseph Ferrara, Régis Juanico, Jean-Jacques Ladet, Éric Michaud, Nadia Semache, Marie-Michelle Vialleton

Groupe « Loire Solidaire », Socialistes, Écologistes et Apparentés
9, rue Charles de Gaulle - 42000 Saint-Étienne
Tél. : 04 77 59 32 03

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