DOSSIER
Mars-Avril 2017
BIENNALE

Biennale : expérimentez le design

UN LABORATOIRE GÉANT D’EXPÉRIMENTATION DU DESIGN. C’EST AINSI QUE SE DÉFINIT CETTE 10e BIENNALE INTERNATIONALE DESIGN SAINT-ÉTIENNE, QUI EXPLORE LES MUTATIONS DU TRAVAIL. LE DÉPARTEMENT EST PARTENAIRE DE CET ÉVÉNEMENT, À VIVRE DU 9 MARS AU 9 AVRIL DANS TOUTE LA LOIRE ET AU-DELÀ !

C'est parti pour la biennale du design 2017 !
Fait de découvertes, de débats mais aussi d'expérimentations, cet événement a une résonance toujours plus large, sur le territoire comme à l'international. « C'est une manifestation unique en son genre, qui fédère les sphères culturelles, économiques, d'enseignement et de recherche », résume Josyane Franc. Directrice des relations internationales à la Cité du design, elle participe à l'aventure depuis la première édition, en 1998. « Nouveauté cette année : la biennale est dotée d'une véritable direction scientifique. Cela en fait plus que jamais un grand laboratoire de recherche et d'expérimentation, autour des mutations du travail. »

PAS UNE SIMPLE VITRINE

L’incontournable rendez-vous stéphanois est loin d’être une simple exposition ou un salon professionnel. Sa marque de fabrique, c’est d’offrir aussi un moment de réflexion, de travail et de rencontre avec tous les publics. « Il y a beaucoup de choses à tester, à toucher. Chacun peut être acteur », confirme la design manager Nathalie Arnould. Comme en 2015, vous pourrez tester du mobilier urbain innovant installé dans l’espace public. À Saint-Étienne, l’expérimentation Rue de la République du design tentera de revitaliser le centre-ville grâce à la réappropriation de rez-de-chaussée vacants par des porteurs de projets, mis ainsi au contact du public. Sans oublier les Labos® permettant aux entreprises de confronter leurs nouveaux produits ou services aux usagers.

20 prototypes innovants de mobilier urbain sont installés à Saint-Étienne, Rive-de-Gier et Firminy, pour être testés par les usagers durant la BiennaleTOUS CONCERNÉS

Construite autour du thème « les mutations du travail », cette biennale questionne les évolutions de la société, avec Détroit en ville invitée d'honneur. Ubérisation, révolution numérique, coworking, robotisation... « On est pris aujourd'hui dans un paradoxe entre, d'une part, la recherche d'un travail plus agréable, porté par les nouvelles technologies, et d'autre part des tensions sociales incroyablement fortes », analyse Olivier Peyricot, directeur scientifique de la biennale. « Le design doit questionner ces évolutions pour aider à penser une société construite autour du
travail. » La Cité du design s'appuie pour cela sur des commissaires d'expositions du monde entier, mais aussi sur ses propres forces. Les étudiants de l'École supérieure d'art et design de Saint-Étienne (ESADSE) portent notamment pas moins de quinze projets, dont l'exposition La gueule de l'emploi (photo de couverture), ou encore l'atelier enfants Quand je serai grand(e)... j'enverrai des cartes postales. On notera, par ailleurs, la présence d'un espace ados abordant la problématique du travail sous l'angle du serious game. Le mois à venir s'annonce décidément riche en surprises !

© La Chaise des Étoiles, Kamel Secraoui, KLD Design.

COLLOQUE DU 6 AVRIL

Partenaire de la biennale, le Département de la Loire organise le 6 avril à 14 h un colloque sur le thème : «Les impacts de la transition digitale sur les métiers de la filière médico-sociale» (auditorium de la Cité du design). Programme et inscriptions sur www.loire.fr/biennale 

Principaux sites de la Biennale de Design In et Off sur le territoire.

Innover sur le territoire

Étudiants, designers, entreprises, collectivités, porteurs de projets : la biennale du design mutualise les compétences et les énergies des acteurs du territoire. Amorçant ainsi une dynamique pérenne d’innovation au niveau régional.

Le travail est en pleine mutation... le territoire aussi ! « On sent de la part des acteurs régionaux une véritable dynamique autour de cet événement, preuve que le design s'est démocratisé », se réjouit l'équipe de la biennale. La riche programmation OFF se déploie d'ailleurs cette année jusqu'à Lyon, l'Auvergne et l'Ardèche. « Les acteurs publics et privés ont compris que le design améliore le quotidien des usagers. Il permet d'adapter les produits et services aux évolutions de nos modes de vie, fortement impactés d'ailleurs par les mutations du travail », estime la design manager Nathalie Arnould. D'où une formidable convergence d'énergies autour de cette édition 2017, qui stimule le développement du territoire par l'innovation et la créativité.

UN RENOUVEAU URBAIN

Illustration avec l'opération Rue de la République du design. Autrefois très vivante, cette artère stéphanoise témoigne aujourd'hui de la désaffection dont souffre le centre-ville. En investissant une quinzaine de rez-de-chaussée vacants, la biennale invite des porteurs de projets venus de tout le pays, ou même de l'étranger, à tester leur offre auprès des visiteurs. Objectif : redynamiser durablement ce secteur urbain en favorisant l'innovation. Une démarche qui pourrait ensuite être dupliquée dans d'autres rues ou villes. La Loire bouillonne aussi d'initiatives valorisant, grâce au design, le patrimoine local. La municipalité de Saint-Galmier et la créatrice Isabelle Daëron présentent ainsi au kiosque Badoit De source sûre, une exposition et une installation originales sur l'eau, conçues pour faire travailler ensemble agents et usagers. Et pour prolonger ces expériences collaboratives, le cinéaste Olivier Bosson réalisera à l'occasion un film participatif, qui mettra en scène pas moins de 300 acteurs et figurants sur le thème... des mutations du travail, bien sûr.

Un parcours IN en 10 étapes

Un parcours IN en 10 étapes. À la Cité du design, découvrez un panorama des mutations du travail à travers une vingtaine d'expositions organisées autour de dix étapes, dont La fin du travail, avec cette oeuvre de Stéphane Degoutin et Gwenola Wagon.
© Stéphane Degoutin et Gwenola Wagon, Institut Néoténie pour la fin du travail, Call center à échelle réduite, 2017.

ZieglerGeorges Ziegler

1er vice-président du Département de la Loire

« Avec la Cité du design, nous avons la chance d'avoir dans la Loire un écosystème unique en France, qui rassemble un centre d'innovation et de recherche d'avant-garde, une école de design et un événement international. En fédérant les énergies des sphères créatives, économiques, politiques et culturelles, cette biennale montre que le design est un vecteur de compétitivité, non seulement pour les entreprises, mais aussi pour les territoires. »

 

 

Isabelle Vérilhac

Isabelle Vérilhac

Directrice du Pôle Entreprises & Innovation à la Cité du design

« Le design concerne naturellement les entreprises : il leur permet d'innover et de se démarquer. La Cité du design travaille toute l'année avec les acteurs économiques. Elle les implique donc largement dans sa biennale, via des expositions, des expérimentations et des rencontres professionnelles. Avec d'ailleurs une semaine "Biennale to Business" du 20 au 26 mars. PME industrielles, start-up, grands groupes, collectivités : tous ceux qui souhaitent recourir au design sont les bienvenus ! »

Dialoguer avec le monde

La biennale Working promesse réunit cette année près de quarante pays. Le réseau des villes créatives Unesco de design sera bien représenté, avec une invitée d'honneur : Détroit. L'ex-joyau de l'automobile partagera son expérience du renouveau. Qui se ressemble s'assemble.

La biennale est un espace de partage et d’échanges pour les designers et les villes créatives du monde entier. Des talents internationaux questionneront donc pendant un mois la façon dont nous travaillons et vivons. Parmi la quarantaine de pays représentés cette année, les États-Unis se distinguent avec la célèbre ville de Détroit, invitée d’honneur. Forte de son passé industriel, mais durement frappée par les crises économiques, elle rebondit en s’appuyant sur le design. Trois projets venus du Michigan invitent ainsi à se réinventer pour renaître.

Futuriste. Cette oeuvre connectée du collectif Akoaki anime l'espace convivial Out of Site.
© The Mothership 2014 - Anya Sirota & Jean Louis Farges en collaboration avec Bryce Detroit

Oeuvre du collectif AkoakiOSER LA TRANSFORMATION

Avec Out of Site, le collectif Akoaki témoignera du renouveau de Détroit à travers des performances urbaines. Anya Sirota et Jean-Louis Farges ont eu carte blanche pour nous présenter leur approche inédite, collaborative et équitable du lien social et de la production artistique… qui propulse cette cité loin de son image de ville sinistrée ! Inspirée de l’histoire commune de la fabrication à Saint-Étienne et à Détroit, l’exposition Footwork explore pour sa part l’avenir du travail en réseau, à partir de la métaphore de la danse. Enfin, Shiftspace est à la fois un café, un salon et un espace de travail partagé, à découvrir à la Cité du design. Par ailleurs, douze partenaires européens présenteront à travers un parcours urbain les expérimentations menées dans le cadre du projet Human Cities. Objectif : tester de nouveaux modes de travail ou d’éducation et fédérer les acteurs locaux pour améliorer la qualité des espaces publics.

La biennale accueillera également d’autres grands noms du design international, comme Didier Faustino, Ilona Gaynor, Catherine Geel ou Jerszy Seymour. Ce dernier s’est inspiré de l’économie circulaire pour créer un « refuge hôtel » où vous pourrez dormir en échange de votre implication dans la vie collective du lieu : cuisine, nettoyage, performance… Prêts à tenter l’expérience ? 

www.akoaki.com

Anya SirotaÉclairage 
Anya Sirota, Designer américaine (Collectif Akoaki), commissaire d’exposition

En quoi consiste votre projet Out of SiteNous transformons Saint-Étienne en un paysage de Détroit avec des événements expérimentaux, des musiciens, des artistes, des agriculteurs… pour recréer le quotidien de notre ville en plein renouveau grâce au design.

Quel est votre objectif ? Des villes du monde entier sont confrontées aux mêmes problématiques que Détroit : désindustrialisation, fractions sociales, urbaines, économiques… Nous voulons montrer que le design, à défaut de résoudre ces problèmes, peut changer leur perception.

Quelles sont les similitudes entre Saint-Étienne et Détroit ? Les Stéphanois sont fiers de leur ville, de sa culture ouvrière… Ce sont des ingrédients essentiels à la création d’une identité, indépendamment du contexte économique ou social. Détroit partage cette authenticité avec Saint-Étienne. Avec bien sûr son label de ville créative Unesco de design. 

+ d'infos

Tous les jours de 10h à 19h
Nocturne le 10 mars jusqu'à 22h
Tarifs : 12 euros / 8 euros
Pass Biennale permanent : 22 euros
Tél. 04 77 33 33 27
www.biennale-design.com

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