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Aristide Briand

Aristide Briand

1862-1932

Aristide Briand naît à Nantes le 28 mars 1862. Il est issu d’un milieu populaire et modeste. Son père Pierre-Guillaume Briand et sa mère Madeleine Bouchaud sont aubergistes et s’installent pendant un temps à Saint-Nazaire. À l’adolescence, Aristide Briand obtient une bourse pour étudier au lycée de Nantes où il collectionne les prix (version latine ou grecque, histoire, anglais…). Après le baccalauréat, il étudie le droit et devient clerc. En 1886, il s’inscrit comme avocat au barreau de Saint-Nazaire. C’est alors que commence son engagement politique aux côtés des radicaux-socialistes. Il est élu conseiller municipal de Saint-Nazaire entre 1888 et 1889.

De 1900 à 1909, il est avocat à Pontoise, en région parisienne. Il écrit dans le journal anticlérical La Lanterne et accède à la notoriété en défendant les employés de l’horlogerie Crettiez de Cluses lors d’un procès. En 1902, Aristide Briand est élu député de la Loire dans la circonscription de Saint-Étienne, sous l’étiquette socialiste, mandat qu’il conserve jusqu’en 1919. Il est proche de Jean Jaurès, alors député du Tarn. La même année, il est rapporteur de la loi de séparation des Églises et de l’État. En 1906, il accepte le portefeuille de l’Instruction publique et des cultes dans le gouvernement radical de Ferdinand Sarrien, ce qui est très mal perçu au sein des socialistes. Pendant la Première Guerre mondiale, Aristide Briand est président du Conseil et ministre des Affaires étrangères. Entre octobre 1915 et mars 1917, il encourage l’expédition de Salonique et l’ouverture du front des Balkans.

Après-guerre, Aristide Briand retourne ensuite dans sa Bretagne natale, à laquelle il est très attaché, et se fait élire député de la Loire-Inférieure (actuelle Loire-Atlantique) en 1919. Il conservera ce mandat jusqu’à sa mort. Toujours en tant que ministre des Affaires étrangères, il soutient la Société des Nations, le désarmement et la réconciliation franco-allemande. Il reçoit conjointement avec son homologue germanique Gustav Stresemann le prix Nobel de la paix en 1926. Toujours dans cette optique de maintien de la paix, le pacte Briand-Kellogg, de son nom et de celui de Frank Kellogg, secrétaire d’État américain, est signé en août 1928 par 63 pays, en vue de mettre la guerre hors-la-loi. Décédé à Paris le 7 mars 1932, Aristide Briand a été une figure majeure de la politique française du premier tiers du 20e siècle : vingt-deux fois ministre (dont quinze fois aux Affaires étrangères) et à dix reprises président du Conseil.


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