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Charles-Claude Fauriel

Charles-Claude Fauriel

1772-1844

Fils de Joseph Fauriel, menuisier, et Anne Faure, Charles-Claude Fauriel, connu aussi sous son prénom Claude, naît le 21 octobre 1772 à Saint-Étienne, rue Violette. Sa mère décède peu de temps après sa naissance. Il est alors mis en nourrice chez ses grands-parents, à Saint-Barthélemy-le-Plain, en Ardèche. Il fréquente le collège des Oratoriens à Tournon, puis le séminaire Saint-Irénée à Lyon. Il développe tôt une passion pour la botanique, les langues, la littérature et la philosophie.

En avril 1793, Claude Fauriel est affecté à l’armée des Pyrénées-Orientales avec le grade de sous-lieutenant. Il se lance ensuite dans la politique et le 28 octobre 1793, âgé de seulement 21 ans, il est nommé officier municipal. Il occupe ainsi différentes fonctions pendant la période révolutionnaire : commissaire national auprès du tribunal civil (équivalent de procureur de la République) entre août et décembre 1794, secrétaire général de la municipalité de Saint-Étienne (février-mars 1796), secrétaire particulier du ministre de la Police (1796-1802). En 1795, il fait partie des tout premiers élèves de l’École normale supérieure, fondée par la Convention, dont la mission est de former le personnel enseignant. La même année, il est contraint de fuir Saint-Étienne, alors en pleine « Terreur blanche » contre-révolutionnaire, pour Briançon.

Homme de lettres, Claude Fauriel publie de nombreux articles, notamment dans la Décade philosophique, mais aussi dans la Revue encyclopédique, les Archives philosophiques et littéraires et la Revue des Deux-Mondes. Il traduit également des pièces de théâtre : Le Comte de Carmagnola et Adelghis, d’Alessandro Manzoni. En juin 1799, il publie une critique de De la littérature considérée dans ses rapports avec les institutions sociales, de Madame de Staël, qu’il rencontre en 1800. Il fréquente les salons littéraires, entre autres celui de Germaine de Staël, et les femmes et hommes de lettres et intellectuels de son temps : Benjamin Constant, Stendhal, François Guizot, Chateaubriand, Émile Littré, Pierre Cabanis et Sophie de Condorcet, veuve de Nicolas de Condorcet. Son amitié avec cette dernière durera plus de vingt ans.

En 1830, la chaire de littérature étrangère est créée pour lui à la Sorbonne. Claude Fauriel a publié peu d’ouvrages. Ses principales œuvres sont les Chants populaires de la Grèce antique (1824), De l’origine de l’épopée chevaleresque du Moyen-âge (1833), Histoire de la croisade contre les hérétiques albigeois (1834) et Histoire de la Gaule méridionale sous la domination des conquérants romains (1836). Élevé au rang de Chevalier de la Légion d’Honneur, il devient également, à partir de 1836, membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres. Il meurt brutalement à Paris le 15 juillet 1844 et est enterré au cimetière du Père Lachaise.


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