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Honoré d’Urfé

Honoré d’Urfé

1567-1625

L’auteur de L’Astrée est né en 1567 dans une famille de grands seigneurs foréziens. Une famille qui compte des personnages importants jusque dans l’entourage du roi aux 15e et 16e siècles : Pierre d’Urfé est grand écuyer de France, tandis que Claude d’Urfé représente François Ier au Concile de Trente, puis Henri II auprès du Saint-Siège, et est le précepteur de son fils, le dauphin.

Honoré, petit-fils de Claude, passe son enfance au château de la Bâtie sur les bords du Lignon. Il étudie au collège des Jésuites de Tournon. Homme d’action, il prend parti pour la Ligue et se bat contre les troupes royales. Fait prisonnier, il est délivré par Diane de Chateaumorand, la femme de son frère qui paie sa rançon. En 1600, il l’épouse après que le premier mariage de celle-ci a été déclaré nul. L’union ne sera pas heureuse et les époux se sépareront en 1613. Un an plus tard, il se retirera à Virieu.

En 1603, Honoré se réconcilie avec Henri IV et partage son temps entre la rédaction de L’Astrée, des séjours à Paris, des voyages dans le Forez et en Italie, mais aussi des batailles. Il meurt en 1625, emporté par une pneumonie, alors qu’il commandait un régiment contre les Espagnols dans la région de Gênes.

Ce gentilhomme guerrier, qui participe pleinement aux événements de son époque, est aussi un homme de lettres raffiné. Dès son plus jeune âge, il a un goût prononcé pour la littérature. Il met à profit ses périodes de captivité pour commencer la rédaction de méditations philosophiques. Son amour pour Diane de Chateaumorand, sa belle-sœur, l'inspire et il lui dédie un poème pastoral. Mais l’œuvre qui le rendra célèbre est L’Astrée, publiée de 1607 à 1628 après sa mort. Les parties I à IV du roman ont été publiées en 1627 ; la cinquième, rédigée par Baro, en 1628.

Honoré d’Urfé puise en partie son inspiration dans le Forez, terre natale de la famille d’Urfé, où il réside de manière épisodique. Dans L’Astrée, il s’efforce de recréer cette contrée qu’il affectionne tout particulièrement, évoquant le « doux coulant Lignon ». Cet écrivain laisse avec ce roman un monument de la littérature française moderne.



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