INITIATIVES
Novembre-Décembre 2017
Société Dessintey

RÉINVENTER LA RÉÉDUCATION

CETTE START-UP STÉPHANOISE DÉVELOPPE UN DISPOSITIF MÉDICAL BASÉ SUR LA THÉRAPIE DITE « MIROIR ». EN DONNANT L’ILLUSION AU CERVEAU QU’UN MEMBRE INERTE BOUGE, IL PERMET AU PATIENT DE RÉCUPÉRER PLUS VITE.

« Voir un mouvement, c'est presque le faire ! » Ils sont trois amis de « Sainté » à avoir développé un dispositif de rééducation entièrement basé sur l'illusion visuelle. Nicolas Fournier, ingénieur, Davy Luneau, enseignant en sciences de la motricité, et le Pr. Pascal Giraux, chef du service de rééducation au CHU, ont mis au point un procédé qui utilise l'intelligence artificielle pour proposer un programme de soins personnalisés. Installé devant une table, le patient pose son bras valide sous un écran. Il effectue quelques mouvements, qui sont filmés. L'ordinateur inverse ensuite l'image, tandis que la personne place son bras inerte sous l'écran. Le cerveau se laisse alors tromper : il imagine donc que le bras bouge et la rééducation se met en route ! Cette technique, très efficace dans le traitement des paralysies post AVC, fait aussi ses preuves dans la douleur du membre fantôme. En faisant croire au cerveau qu'un membre sectionné est à nouveau présent, la douleur disparaît... Entièrement conçu dans la Loire, ce dispositif médical innovant sera commercialisé début 2018, d'abord en France et en Europe, puis dans le monde entier.

Bonus WebDESSINTEY... DE SAINTÉ !

Davy Luneau, enseignant en sciences de la motricité, le Pr. Pascal Giraux, chef du service de rééducation au CHU,et Nicolas Fournier, ingénieur, sont tous les trois Stéphanois. Lorsqu'ils ont créé leur start-up, à force de se présenter comme un trio "de Sainté", le nom de l'entreprise s'est imposé de lui-même...

Johann Trompat-9

Dessintey s’appuie sur les dernières avancées scientifiques en neurosciences et sur une proximité forte avec les thérapeutes pour proposer des technologies simples et efficicaces de rééducation après un accident accident vasculaire cérébral (AVC), en cas d'amputation ou de syndrome douloureux régional complexe (SDRC).
 
« Notre objectif est d'offrir au patient la possibilité d'effectuer de façon autonome des séances de travail intensives, sous la supervision d'un praticien ergothérapeute ou kinésithérapeute, et avec des résultats rapides », soulignent les fondateurs.

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