TRIBUNES LIBRES

Janvier-Février 2018

GROUPE UNION POUR LA LOIRE

2018, UNE ANNÉE DE DÉFIS

Dans la continuité de l'action politique engagée depuis 2015, le nouvel exécutif s'est immédiatement mis au travail pour la Loire et les Ligériens. L'objectif de la majorité reste le même : garantir les solidarités et la cohésion des territoires pour améliorer le quotidien de tous.

C'est dans cet esprit que vos élus ont adopté, en décembre, le budget primitif pour 2018. Un budget de près de 798 M€ rigoureux, pragmatique et ambitieux pour lequel un euro dépensé est un euro utile.

Dans les grandes lignes, en maintenant un taux d'imposition inchangé depuis 2011, et malgré une augmentation continue des dépenses liées aux solidarités – celles-ci représentent près de 69 % du budget –, l'effort porté sur la maîtrise des dépenses de fonctionnement et de l'endettement permet de dégager des marges de manoeuvre pour l'investissement. Porté à 76,2 M€, le budget consacré à l'investissement permettra notamment l'entretien des routes départementales, des collèges, mais aussi la réalisation de projets structurants, favorisant l'économie par l'emploi, le dynamisme et l'attractivité de nos territoires.

L'un des défis de ce budget réside dans la part croissante des solidarités, compétences fondamentales et prioritaires du Département. Pour assurer pleinement ces missions, le Département a besoin du  soutien de l'État pour les financer et ainsi protéger les plus démunis, en les aidant et en les accompagnant.

C'est sur ces problématiques que l'Assemblée des départements de France tire la sonnette d'alarme, le nôtre ne faisant pas exception, en demandant avec force un plan national en ce qui concerne le traitement et la prise en charge des Mineurs Non Accompagnés (MNA). Les MNA sont des jeunes arrivés clandestinement sur le territoire, vraisemblablement en situation de danger et pris en charge par les départements en vue de leur protection. L'accroissement des MNA dans la Loire, grève nos capacités d'actions – 4,5 M€ en 2017 – et nous empêche malheureusement d'apporter une réponse efficace, humaine et adaptée, tant le sujet nous paraît revêtir un caractère national voire européen.

Outre les politiques sociales, d'autres défis attendent le Département, dont notamment, une maîtrise stricte des dépenses de fonctionnement et de l'endettement, obligeant jour après jour, à repenser, de façon toujours plus efficiente et vertueuse, l'utilisation des deniers publics en direction des Ligériens. Dans ce travail, nous tenons à saluer l'ensemble des agents départementaux pour la qualité de leur travail au service de la Loire. L'Institution est exigeante, nous leur demandons beaucoup et nous voulons les remercier pour leur sens, tout aussi exigeant, du service public.

Et en ce début d'année, nous ne pouvions pas conclure cette tribune sans vous présenter tous nos voeux, pour vous et vos proches. 2018 est une année de défis, à nous de les relever pour vous !

Les élus du Groupe Union pour la Loire
www.unionpourlaloire.fr

Canton d'Andrézieux-Bouthéon : Michèle Maras et Sylvain Dardoullier
Canton de Boën-sur-Lignon : Chantal Brosse
Canton de Charlieu : Clotilde Robin et Jérémie Lacroix
Canton du Coteau : Véronique Chaverot et Daniel Fréchet
Canton de Feurs : Marianne Darfeuille et Pierre Véricel
Canton de Montbrison : Annick Brunel et Jean-Yves Bonnefoy
Canton du Pilat : Valérie Peysselon et Bernard Bonne
Canton de Rive-de-Gier : Séverine Reynaud et Jean-Claude Charvin
Canton de Saint-Chamond : Solange Berlier et Hervé Reynaud
Canton de Saint-Étienne 1 : Fabienne Perrin et Georges Ziegler
Canton de Saint-Étienne 2 : Alexandra Ribeiro Custodio et Jean-François Barnier
Canton de Saint-Étienne 4 : Christiane Jodar et Paul Celle
Canton de Saint-Just Saint-Rambert : Colette Ferrand et Alain Laurendon
Canton de Sorbiers : Corinne Besson-Fayolle et Bernard Philibert

GROUPE GAUCHE RÉPUBLICAINE ET CITOYENNE

UN BUDGET QUI N'INTÈGRE PAS L'AUDACE CLAIRVOYANTE DONT DOIT FAIRE PREUVE NOTRE COLLECTIVITÉ !

Le mal vivre de notre société, de nos territoires et de notre planète devrait nous inciter à changer notre façon de réfléchir pour agir autrement... Il est temps de contrer cette sinistre déshumanisation imposée par l'exigence de rentabilité financière ! Certes les moyens de notre collectivité sont très encadrés par un système techno comptable de plus en plus éloigné de la vie réelle de nos territoires et de notre société... mais dans cette soumission, il y a des limites à ne pas franchir au risque de trahir la raison d'être de notre Collectivité ! Ainsi, et cela relève d'un choix budgétaire que nous n'avons pas approuvé : les dotations pour soutenir l'autonomie des personnes âgées ne permettront pas à certains établissements d'atténuer leurs difficultés à faire face aux besoins des personnes, faute de moyens humains suffisants... Et pourtant, les intentions de notre nouveau schéma de l'autonomie sont louables ! Mais pour les faire vivre, nous devrons changer la méthode en posant les fondations d'un nouveau modèle fondé sur « l'humain acteur au service de l'Humain ». Tel est notre message lorsque,sur le thème de l'insertion, nous proposons que notre Collectivité s'inspire de la démarche « Territoires Zéro Chômeur de Longue Durée » engagée par ATD Quart Monde face à ce constat : si le travail ne manque pas pour répondre aux besoins de notre société et de nos territoires, ce sont les emplois qui manquent du fait de l'exigence de rentabilité à laquelle est soumise notre économie ! De même, sur le thème du développement durable, notre Agenda 21 ne doit plus être un catalogue de belles intentions, mais devenir un outil capable d'impulser des actions suffisamment fortes pour encourager les transitions qui s'imposent... celle de la cause énergétique soucieuse des générations futures, celle des circuits courts pour redonner à l'économie le sens qu'elle a perdu. Notre Collectivité a la possibilité d'agir si elle le veut, même au-delà des contraintes comptables... Et même sur ce plan, elle a montré qu'elle disposait d'une réelle marge de manoeuvre en imaginant financer un projet autoroutier sans issue, quitte à l'imposer au département voisin ! Mais pour « agir autrement » et choisir le bon cap sur ce sujet comme sur d'autres, méditons les enseignements de la récente étude de France Stratégie : le bassin stéphanois ne profite nullement de la croissance économique impulsée par la Métropole Lyonnaise, mais subit au contraire un effet de « pompe aspirante » !

 

Jean Bartholin, Violette Auberger, Pascale Vialle Dutel

GROUPE LOIRE SOLIDAIRE

BUDGET 2018 : UNE EMBELLIE FINANCIÈRE, MAIS POUR QUOI FAIRE ?

Récemment élu, le Président Georges Ziegler a la chance d'hériter d'une situation financière nouvelle, avec la fin de « l'effet ciseaux » sur le budget de fonctionnement du Département. Nos recettes augmentent en effet significativement en 2018, et progressent désormais plus vite que nos dépenses de fonctionnement. C'est une première depuis longtemps.

Trois facteurs principaux expliquent ce qu'il convient d'appeler une légère embellie financière de notre Collectivité : la stabilité de la Dotation Globale de Fonctionnement, des recettes liées aux droits de mutation (transactions immobilières) en forte hausse, et une baisse des dépenses de l'allocation RSA, en raison du nombre d'allocataires en léger recul.

Aussi, la question qui a irrigué les débats budgétaires pour 2018 peut se résumer ainsi : « que fait l'exécutif en 2018 de cette amélioration ? » En d'autres termes, comment la majorité compte-t-elle utiliser cette embellie ?

De toute évidence, à pas grand-chose. Rien de significatif en tout cas. Si cette amélioration comptable permet une nette progression de l'épargne dégagée sur notre fonctionnement, celle-ci n'est pas mise au service d'un regain de nos investissements, qui continuent de « dégringoler », en recul de 4,7%. Une collectivité qui « va mieux », mais qui investit moins, c'est  incompréhensible et c'est un très mauvais signal, celui d'une collectivité qui ne semble pas parier sur l'avenir.

Trois chiffres éloquents : en 2018, aucune autorisation de programme nouvelle n'est affectée à des investissements dans le champ de l'autonomie. Les besoins sont pourtant réels. En matière de voirie départementale, le budget chute de 13,1%. Nos routes méritent pourtant mieux que d'être de simples variables d'ajustement budgétaire. Et que dire de nos collèges ? -7,7% d'investissement. Désormais, pour faire sortir un bâtiment de terre, il faut presque 10 ans !

Nos investissements sont en effet très en-deçà de tout ce qui se fait ailleurs. Quand la Loire investit, péniblement, 120 € / habitant / an, la moyenne régionale s'élève à 192 €, les autres départements de population comparable investissent plus de 150 €.

Alors, que Georges Ziegler et sa majorité ne nous parlent pas d'ambition, car les chiffres sont têtus et ne mentent pas ! Si nous avions été attentifs au discours volontariste du nouveau Président du Département, nous sommes déçus par ses actes politiques, tels qu'ils se sont matérialisés à travers le budget primitif pour 2018. Nous l'avons donc logiquement rejeté.

 

Le Président, Pierrick COURBON, et ses collègues Arlette BERNARD, Nathalie DESA-FERRIOL, Brigitte DUMOULIN, Régis
JUANICO, Jean-Jacques LADET, Eric MICHAUD, Marc PETIT, Nadia SEMACHE, Marie-Michelle VIALLETON

Groupe « Loire Solidaire », Socialistes, Écologistes et Apparentés
9, rue Charles de Gaulle – 42000 Saint-Étienne
Tél. 04 77 59 32 03

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