À VOS CÔTÉS
Juillet-Août 2018
ENVIRONNEMENT

Stop aux chenilles processionnaires

PROFITANT DES TEMPÉRATURES CLÉMENTES DES DERNIERS HIVERS, LA CHENILLE PROCESSIONNAIRE DU PIN EST DE PLUS EN PLUS PRÉSENTE SUR L’ENSEMBLE DU TERRITOIRE FRANÇAIS. UNE PROGRESSION CONTRE LAQUELLE IL FAUT LUTTER CAR ELLE PRÉSENTE DES RISQUES POUR LA SANTÉ PUBLIQUE. LE DÉPARTEMENT S’EST ENGAGÉ POUR RÉDUIRE SA PRÉSENCE SUR LES SITES QU’IL GÈRE.

« Nous avons débuté un inventaire au printemps », explique Franck Bompuis, directeur de la forêt et de l'agriculture au Département. Aires d'arrêt, parkings d'espaces naturels sensibles, sites historiques, collèges..., l'ensemble des sites arborés de la collectivité accueillant du public sont passés au peigne fin. Selon le directeur, « une centaine d'arbres abritant des chenilles processionnaires ont été identifiés sur environ 70 sites ». Si la Loire n'est pas le territoire le plus touché, il faut intervenir rapidement pour ralentir sa propagation. Le danger ? Ces insectes aux poils urticants, que l'on trouve majoritairement dans les pins, représentent un risque sérieux pour les enfants, les personnes allergiques, les chiens et les chevaux. De plus, la présence de chenilles affaiblit les arbres et peut entraîner la mort des plus jeunes. Il faut donc prendre toutes les mesures pour s'en protéger.

danger-chenillesÉLIMINER LA CHENILLE

Malgré la présence de ces chenilles dans toute la France, il n'existe pas de plan de lutte national. Dans la Loire, le préfet n'a pas pris d'arrêté départemental, mais certaines communes plus touchées ont déjà mis en place des plans d'intervention. Le Département, lui, a décidé d'agir sur ses sites. Différents dispositifs permettent d'intervenir tout au long du cycle de la chenille. « Dès le mois de juin, nous faisons appel à une entreprise spécialisée pour enlever les nids existants au moyen d'une nacelle et les brûler », souligne Franck Bompuis. Et comme à cette époque de l'année, les chenilles sont dans le sol, des pièges à phéromones seront également mis en place dans les arbres, afin que les futurs papillons ne pondent pas pendant l'été. Des nichoirs à mésanges, prédateurs de la processionnaire, seront également installés sur les sites infestés. L'hiver prochain, si la formation de nouveaux nids est néanmoins constatée, un traitement biologique au bacille de Thuringe sera appliqué. Opération ultime, des pièges à chenilles pourront être installés pour éviter leur descente vers le sol à la fin de l'hiver.

SENSIBILISER LE GRAND PUBLIC

Si ces petites bêtes paraissent totalement inoffensives, elles peuvent être particulièrement dangereuses. Réactions allergiques au niveau des yeux, démangeaisons, difficultés respiratoires chez l'homme. Nécrose de la langue, choc allergique violent pouvant entraîner la mort chez l'animal... Pour Georges Ziegler, président du Département, « ces chenilles représentent un risque sanitaire, il est important que la population soit informée et sensibilisée ». Le premier réflexe : ne jamais s'approcher et ne jamais toucher les chenilles ou leur nid. Chacun doit savoir quel comportement adopter pour limiter les dangers (voir infographie ci-contre). Et comme une personne avertie en vaut deux... n'hésitez pas à faire passer le message !

Bonus WebPROGRESSION DE LA CHENILLE PROCESSIONNAIRE

À la faveur du réchauffement climatique, la chenille processionnaire progresse inexorablement vers le nord de la France, à la recherche de pins ou de cèdres à effeuiller. Au total, en vingt à trente ans, elle s'est emparée d'environ 100 000 km2 de territoire français.

Chenille processionnaire Inra

Source : INRA

Crédits photos : Fotolia, Frédéric Chambert, Hubert Genouilhac

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