DOSSIER
Septembre-Octobre 2018
LES TRÉSORS DU PILAT

Une nature préservée

Écrevisses à pattes blanches, laitue de Plumier, rapaces… Avec ses 200 milieux naturels différents, le massif du Pilat est un réservoir de biodiversité à l’échelle régionale. Un patrimoine préservé et propice au développement d’un tourisme durable.

Forêts de sapins, pâturages, crêtes, landes, hêtraies, coteaux... Proche des agglomérations, le Parc naturel régional du Pilat attire les citadins en quête d'un bol d'air frais. « Nous devons valoriser nos richesses, tout en les protégeant », souligne Régis Didier, responsable de l'observatoire de la biodiversité du Parc.

OBSERVER LA NATURE

Depuis 2009, ce service étudie la flore patrimoniale, les papillons de jardin, les amphibiens et les effets du changement climatique, en lien avec des associations et des conservatoires botaniques. « On préserve les espaces naturels remarquables, les corridors biologiques, et on invite les habitants à observer la nature qui les entoure. » Une cinquantaine de bénévoles suivent ainsi les populations d'espèces menacées ou protégées, mais aussi l'évolution globale de l'environnement naturel à travers une vingtaine d'indicateurs : surface des zones humides, nombre de chouettes chevêches, présence d'écrevisses à pattes blanches, qui témoignent de la qualité de l'eau, etc. Régis Didier et son équipe constatent la raréfaction de certaines espèces et une augmentation pour d'autres, comme les papillons. Le Pilat abrite d'ailleurs certaines populations menacées à l'échelle nationale, comme le hibou grand-duc. Autre constat : la présence d'espèces méditerranéennes qui n'existaient pas jusqu'alors sur ce territoire. Peut-être une conséquence du changement climatique...

PRÉSERVER UN POUMON DE VERDURE

Pour protéger et faire découvrir ce patrimoine naturel, les agents du Parc entretiennent les sentiers de randonnée, rénovent l'offre VTT, sensibilisent les visiteurs à la faune et à la flore... et encouragent chacun à les respecter. Habitants et touristes peuvent ainsi participer à de multiples actions de préservation de la nature. De quoi permettre aux amoureux d'activités de plein air, de beaux paysages ou de cueillette de champignons de continuer à profiter de ce poumon de verdure.

 

Véronique ChaverotVéronique Chaverot
Vice-présidente chargée du tourisme

« Le Parc naturel régional du Pilat attire de nombreux visiteurs : le tourisme s’y est développé grâce à ses paysages variés et aux diverses activités de pleine nature proposées en toute saison. L’enjeu est de développer un tourisme durable, grâce à une offre adaptée et de qualité, afin d’en faire un atout économique pour ce territoire tout en préservant les paysages, la biodiversité et la qualité de vie des habitants. »

FrechetDaniel Fréchet
Vice-président chargé de l'environnement

« En collaboration avec le Parc naturel régional, le Département de la Loire a notamment mis en place un programme d'actions spécifique pour préserver et valoriser les hêtraies du Pilat. Ces feuillus d'altitude sont remarquables, tant d'un point de vue écologique que paysager. Nous souhaitons donc mettre en place une gestion sylvoenvironnementale durable de ces forêts, qui constituent des espaces naturels sensibles caractéristiques du Pilat. »

LA TOURBIÈRE DE GIMELBonus Web

Située à 1 200 m d’altitude, sur la commune de Saint-Régis-du-Coin, c'est la tourbière la plus connue du Pilat. Elle est en effet particulièrement étudiée, et aménagée pour pouvoir être visitée. Il s'agit d'une zone humide colonisée par la végétation, où des conditions particulières du sol ont permis la formation d’un dépôt de tourbe. Elle rassemble une biodiversité très riche, marquée par la présence d'espèces rares et menacées. L’épaisseur maximale mesurée de la couche de tourbe atteint ici 1,9 mètre. Des datations au carbone 14 indiquent que l’origine de la tourbière remonterait à 6 000 ans avant J. C.  Le long du sentier aménagé sur caillebotis, des panneaux vous expliquent sa lente formation au fil des siècles, ainsi que les caractéristiques de sa faune et de sa flore si particulières : linaigrette, droséra, lézard vivipare, libellules…

Plus d'infos

Crédit photos : Elyas Saens

Version imprimable - Nouvelle fenêtre Envoyer à un ami Haut de page :
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de "cookies" et autres traceurs. En savoir +