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ÉPISODE 10

Le service médical

Etagère de tri du fond d'archives Manufrance

Au sein du fonds Manufrance, rattachées au service du personnel, se trouvaient des archives issues du service médical, allant de l’année 1919 à 1980. Ces dernières, peu nombreuses mais assez complètes, permettent d’obtenir une vision d’ensemble sur ce service et ses activités.

Service médical année 1941

Traces d'Archives

Le service médical était indispensable au bon fonctionnement d’une Manufacture, d’autant plus à la Manufacture Armes et Cycles de Saint-Étienne car en 1914, celle-ci dépassait la barre des 4 000 employés. Suite à la loi du 2 octobre 1946, l’employeur était tenu d’organiser un service médical autonome, pour les entreprises industrielles comportant un nombre de salariés supérieurs à 2 250. À Manufrance, ce service accueillait deux médecins, l’un s’occupait du personnel des bureaux et entrepôts, l’autre du personnel des ateliers. Deux infirmières s’occupaient du dispensaire. Ce service comprenait aussi une assistante sociale, ainsi que des employés sapeurs-pompiers et secouristes. Etant donné que les accidentés étaient le plus souvent des ouvriers, le service médical se trouvait à côté des ateliers.

 

Le service médical avait plusieurs responsabilités, ici récapitulés dans le tableau de frais de docteur. Dès l’embauche d’un employé, un médecin devait examiner ce dernier, constatait qu’il était apte à travailler et créer une fiche médicale, qui suivait l’employé tout au long de sa carrière. Par des examens systématiques de surveillance, les médecins surveillaient plus particulièrement certains employés, les ouvriers exposés aux poussières, au plomb, au benzol ou ceux exerçant des travaux classés insalubres, comme la canonnerie, la trempe ou le polissage, ainsi que les femmes enceintes et les handicapés. De plus, les examens médicaux s’appliquaient à tout le personnel de Manufrance mais à un rythme moins soutenu, afin de dépister des maladies. Ils faisaient aussi des visites d’ateliers ou de bureaux afin dévaluer les mesures préventives aux accidents du travail. Cette activité était plus spécifique au rôle du médecin pour le Comité d’hygiène et de sécurité, dont il faisait partie. À chaque fin d’année, les médecins devaient rédiger un rapport d’exercice, soumis à l’inspection du travail.


Registre accidents du travail

Dès 1919, les infirmières étaient présentes tous les jours au dispensaire, pour accueillir blessés et malades. Quand il s’agissait de petites blessures ou d’inconforts, l’infirmière seule se chargeait du patient. Elle avait à sa disposition tout le matériel nécessaire et les médicaments autorisés à la vente dans une entreprise, tels que des baumes, des cachets ou des infusions. Lorsque le cas était plus grave, et que de surcroit il pouvait entrainer un arrêt maladie, c’était alors un des médecins qui se chargeait d’ausculter l’employé.

Les infirmières tenaient un registre de tous les accidents du travail, ici présenté. Dans les années 1940, environ 12 employés, par jour, venaient se faire soigner au dispensaire. Les blessures les plus courantes étaient les plaies et les coupures, à elles-deux elles représentaient plus de la moitié des blessures ; les épines, les brûlures, les corps étrangers dans les yeux étaient aussi des lésions très courantes. Dans ce registre étaient notés, au jour le jour, le numéro de matricule du blessé, son nom, son service, sa blessure, la cause et l’heure à laquelle le blessé s’était présenté et si cette blessure avait entrainé une auscultation par le médecin.


Etagère de tri du fond d'archives Manufrance

Avancement du tri

Avec l’arrivée d’une nouvelle stagiaire, début janvier, nous avons commencé à traiter les archives du service du personnel. Ces dernières représentaient 160 cartons, soit 80 mètres linéaires. C’est un fonds qui finalement s’est révélé moins important que les précédents. Nous avons retrouvé des documents concernant la Direction du personnel, le service formation, le service médical, le comité d’entreprise, et les dossiers de gestion du personnel, qui se divisaient en quatre catégories : la gestion du personnel des bureaux, des points de vente, des ateliers et de Molina. Néanmoins, certaines archives, comme les fiches de salaires ont été réorientées dans le service comptabilité.


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