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Archives en ligne concernant la guerre 1914-1918

La guerre de 1914-1918 a touché la Loire au même titre que tous les autres départements français éloignés du front. Les Ligériens sont partis à la guerre. Ils ont laissé des témoignages de leur vie de soldat. La vie familiale et locale a dû se réorganiser. La Loire a accueilli des blessés dans ses hôpitaux. Le département a été le siège d’entreprises qui ont fourni l’armement nécessaire à la guerre. Enfin, la mémoire des morts pour la patrie a été commémorée par l’édification de monuments dans chaque commune. Plusieurs documents caractéristiques de ces différents aspects de la guerre sont en ligne sur le site Internet du Département de la Loire. D’autres viendront alimenter la rubrique au fur et à mesure de leur numérisation.

L’album photographique d’Ennemonde Diard consacré au pilote Marcel Saint-André.

 

Ennemonde Diard (1898-1943) a été journaliste sportive de 1920 à 1943. Aviatrice et parachutiste, elle fait partie de l’Aéro-Club de Bouthéon. Membre du Parti Populaire Français, elle a été une ardente propagandiste de la collaboration lors de la Seconde Guerre mondiale. Elle meurt dans un accident de voiture en Allemagne le 8 juillet 1943. Elle a constitué 37 albums dédiés à l’aviation et au sport à partir de photographies de la fin du XIXe siècle aux années 1930.

 

Un album est entièrement consacré à Marcel Saint-André (1884-1915). Il retrace le parcours, pendant la Première Guerre mondiale, de ce sous-lieutenant, pilote, mort pour la France le 26 août 1915, pendant la bataille des Dardanelles.

 

Marcel Saint-André est né à Montargis (Loiret) le 20 septembre 1884. Son père Jean-Marie Saint-André est alors capitaine au 89e Régiment d’Infanterie. Ce dernier est né en 1845 à Saint-Denis-de-Cabanne dans le nord de la Loire d’où est originaire sa famille maternelle. Il est nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1886 puis officier en 1900. Il décède le 28 juillet 1900. La famille Saint-André réside alors à Saint-Étienne.

 

Marcel Saint-André suit les traces de son père et s’engage dans l’armée comme simple soldat en 1904. Il est affecté au 16e Régiment d’Infanterie. Il est promu caporal puis sergent. II rejoint le bataillon de Sapeurs aérostier en 1912 puis le Premier groupe aéronautique en 1913. En 1914, il est nommé adjudant, passe au Deuxième groupe aéronautique puis devient officier avec le grade de sous-lieutenant.

 

Marcel Saint-André est mentionné comme pilote dans le Journal de Marche de l’Escadrille MF 22 écrit du 1er février au 6 septembre 1915. Cette escadrille est basée à Châlons-en-Champagne. Marcel Saint-André effectue des vols de reconnaissance sur un appareil Mac Farman entre le 2 février et le 4 mars 1915. Il rejoint ensuite l’Escadrille MF 98 envoyée aux Dardanelles. Marcel Saint-André meurt lorsque son avion chute dans la mer le 26 août 1915.

 

Ennemonde Diard a peut-être rencontré Marcel Saint-André dans le milieu de l’aviation ligérienne.

 


Débarquement des caisses à Alexandrie. Archives départementales de la Loire, cote 27 J 3
Débarquement des caisses à Alexandrie. Photographie de l'Agence Rol. Archives départementales de la Loire, cote 27 J 3

L’album constitué par Ennemonde Diard a été réalisé à partir de photographies anonymes et de clichés  de l’Agence Rol. Certaines photographies sont des tirages de plaques de verre de l’Agence Rol conservées par la Bibliothèque Nationale. Ces photographies sont visibles sur le site Gallica.

  

L’album présente tout d’abord des clichés illustrant le séjour de Marcel Saint-André dans le camp d’aviation de Châlons-en-Champagne. Des vues de pilotes, d’un campement et de tranchées sont un témoignage de  vie matérielle pendant la guerre.

 

Ensuite l’album constitue un véritable reportage suivant l’Escadrille MF 98 de Marseille à l’île de Ténédos à proximité des Dardanelles. Des photographies de la traversée, du séjour en Égypte ainsi que de l’installation à Ténédos de l’escadrille sont de précieux renseignements sur cette mission. L’album s’achève par une évocation de la disparition de Marcel Saint-André.

 

Sources :

 

Registres matricules de la Subdivision militaire de Saint-Étienne 1R 1525, matricule 607.

 

Dossier de la Légion d’honneur de Jean-Marie Saint-André, Archives nationales, cote LH/2435/26 en ligne dans la base Léonore

 


Usines de Saint-Chamond. Archives départementales, cote 121 J 1
Usines de Saint-Chamond. Archives départementales, cote 121 J 1

Les albums de production d’armement à Saint-Chamond

 

La Compagnie des Hauts Fourneaux Forges et Aciéries de la Marine et des Chemins de Fer est créée en 1854 à partir de l’association de 4 sociétés sidérurgiques. 

 

En 1903 la société achète, à la société Vézin-Aulnoye, la mine et l’usine d’Homécourt en Meurthe-et-Moselle et les forges et laminoirs de Maubeuge et d’Haumont dans le Nord. La société devient la compagnie des Forges et Aciéries de la Marine et d’Homécourt.

 

Le siège social de cette compagnie et une partie de ses usines se situe à Saint-Chamond.

 

Dès sa création la société produit du matériel de guerre. Elle est spécialisée dans le blindage des navires et le matériel de défense des ports. Elle fabrique également des canons et des projectiles.  Dès 1894, un atelier du site de Saint-Chamond est réservé à la production d’obus et de canons. En 1900, un atelier d’artillerie est construit. Le site est complété en 1908 par un atelier, long de 164 mètres, pour la fabrication des obus. L'armement produit à Saint-Chamond a été utilisé lors de la Première Guerre mondiale, ainsi le Char Saint-Chamond est opérationnel dès 1917.

 

Trois albums photographiques sont publiés sur le site Internet.

 

L’album intitulé Compagnie des Forges et aciéries de la Marine et des Chemins de Fer. Usines de la compagnie, Principaux Ateliers, Quelques Spécimens de Fabrications. 1900 a pour finalité de donner une vision globale de l’entreprise pour en assurer sa promotion et montrer sa puissance.

Il présente les produits de la compagnie et ses différents sites. Les photographies sont classées par usines : Saint-Chamond, Assailly, Rive-de-Gier, Boucau. Pour les site de Saint-Chamond les ouvriers sont peu présents et ne sont pas photographiés dans l’action de leur travail. L’accent est mis sur la monumentalité des matériaux et produits réalisés. De nombreuses vues sont dédiées aux essais de tir d’obus.

 

L’album Compagnie des Forges et aciéries de la Marine et des Chemins de Fer. Artillerie (système Darmancier et Dalzon) 1900 présente uniquement la production de la compagnie qu’il doit promouvoir. 

 

Enfin, l’album de la Compagnie des Forges et Aciéries de la Marine et d’Homécourt est un album de prestige. Il possède une tranche dorée. Trente photographies originales ont été colées. Dans le même esprit que le précédent il présente uniquement du matériel, à l’exception d’une photographie d’un atelier.

 

Les photographies de ces albums sont des photographies d’un service interne de la société : le Laboratoire des Aciéries de la Marine (LAM). Quelques photographies sont communes aux différents albums.


Correspondance Maras. Archives départementales, 1NUM6
Correspondance Maras. Archives départementales, 1NUM6

Correspondance

 

La correspondance de la famille Maras a été retrouvée dans la maison occupée par cette famille aux Barques à Saint-Just-sur-Loire, aujourd’hui Saint-Just-Saint-Rambert. Elle a été sauvegardée par M. Juric qui l’a prêtée aux Archives départementales de la Loire pour sa numérisation.

 

La correspondance comporte deux types de lettres : celles reçues par Mme Maras et sa fille Claudette et celles écrites par des membres de la famille Maras à Maître Glatard notaire à Saint-Étienne.

 

Antoinette Durand épouse Maras est née le 20 juin 1881 à La Grand-Croix. Elle est la fille d’Étienne, mineur, et de Marie Elisabeth Dumas. Elle se marie à La Grand-Croix avec Victor-Hyacinthe Maras, ébéniste à Saint-Étienne, le 7 mars 1909. Elle est alors employée de commerce. Les mariés ont passé un contrat devant Maître Glatard, notaire à Saint-Étienne. Il est témoin de leur mariage en tant qu’ami des époux.

 

Madame Maras, née Antoinette Durand, réside alternativement à Saint-Just et au n°56 cours Fauriel à Saint-Étienne, où est envoyée la plus grande partie de la correspondance. Elle reçoit des lettres de Claudius Durand, son frère prisonnier de guerre en Allemagne. Celui-ci décrit les conditions de sa détention dans le Bade-Wurtemberg à Stuttgart, Heilbronn puis à Münsingen où il part pour effectuer des travaux agricoles. Il évoque les corvées, les problèmes d’acheminement du courrier, son espoir de libération. Il demande à être ravitaillé en nourriture, en tabac et même en livres. Il remercie sa sœur pour ses colis et les photographies qu’elle lui envoie.

 

Antoinette Maras reçoit des lettres de son beau-frère Étienne Maras qui combat au front. Il évoque les villages détruits près du front. Avant le conflit Étienne Maras est instituteur à Saint-Étienne en 1894, professeur à Saint-Étienne en 1909. Affecté au 102e Régiment d’Infanterie le 3 août 1914, il est nommé caporal, sergent puis adjudant au cours du conflit.

 

Elle reçoit également quelques missives d’un cousin Étienne Duplanil ou de Claude Glatard notaire, parrain de sa fille.


Monument aux morts de Saint-Sauveure-en-Rue. Photographie Claude Fraisse. Archives départementales, cote 2439W40_157.
Monument aux morts de Saint-Sauveure-en-Rue. Photographie Claude Fraisse. Archives départementales, cote 2439W40_157.

Photographies des monuments aux morts des communes de la Loire

 

Les monuments aux morts des communes de la Loire ont fait l’objet d’une campagne de prise de vue par Claude Fraisse, photographe des Archives départementales entre 1989 et 1996.

 

Pour chaque commune, les monuments aux morts ou les plaques et monuments commémoratifs installés dans les églises ont été photographiés. Certains monuments ont pu être remplacés ou déplacés depuis la réalisation de ce reportage.

 

Pour voir ces photographies dans la rubrique « Archives en ligne », cliquez sur « Guerre 1914-1918 », puis sur « Monuments aux morts des communes de la Loire photographiés entre 1989 et 1996 » puis cliquez sur la commune de votre choix et enfin sur l'œil rouge.


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