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La guerre et ses conséquences à travers le journal de Mathilde Ovize, institutrice à Thizy

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Famille de Mathilde Ovize

Mathilde Ovize est née le 11 novembre 1887 à Thizy, commune limitrophe de la Loire. Elle est la fille de Claude Marie Ovize, employé de commerce à Thizy et de Césarine Thévenet.

En 1914 elle est institutrice à Bourg-de-Thizy. Elle a été affectée par le décès de sa soeur, Lucie, en 1909, puis par celui de son père, en 1912. 

Elle vit avec sa mère. Elle est très proche de sa soeur Céline et de son beau-frère, Léon Fayolle, tous deux employés de commerce à Thizy. Elle affectionne son neveu Lucien, né en 1911. En revanche, ses relations avec son frère, Louis, semblent plus distantes.

Mathilde a écrit plusieurs carnets dont deux concernent la période de la Grande Guerre. Elle vit jusqu'en 1975.


Soldats de la famille de Mathilde Ovize

Les carnets de Mathilde Ovize

Le premier carnet concerne la période 1911- 1914. Le second carnet s'achève en juin 1919. 

Ces carnets sont de véritables journaux intimes dans lesquels Mathilde Ovize se livre totalement. Elle consigne de nombreuses anecdotes de sa vie quotidienne. Elle exprime ses opinions et même ses sentiments amoureux. Elle a rajouté quelques notes plus tardivement.

Elle s'adresse parfois à son neveu, Lucien.

Ses carnets sont illustrés de photographies, ainsi que des dessins qu'elle a réalisés.


Dessin de Mathilde Ovize : réquisition des chevaux en 1914

La description de la guerre

Tout en écrivant sa vie, Mathilde raconte comment la guerre touche les civils.

Elle décrit les conséquences pour la vie familiale : la séparation douloureuse au moment de la mobilisation, l'absence de la figure paternelle pour les enfants, le travail des femmes dans l'agriculture, et toujours le deuil des soldats. 

Mathilde témoigne de l'impact de la guerre sur la vie économique : réquisition des chevaux en 1914, hausse des prix, grèves et rationnement.

La guerre a des conséquences très concrètes pour cette institutrice : elle est affectée sur des postes en fonction de la mobilisation des instituteurs, en 1914 ou en février 1916. Elle accueille dans ses classes les enfants d'Ardennais réfugiés fuyant l'occupation allemande.

Même le sujet du certificat d'études, en 1918, fait référence à l'actualité de l'entrée en guerre des Américains !


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