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Antoine Tachon : soldat et prisonnier de guerre

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Extrait du carnet d'Antoine Tachon, cote 1NUM163

Antoine Tachon est né le 4 décembre 1884, à Saint-Pierre-Laval dans l'Allier. Il est domestique à Paris en 1904, puis garçon de café.

Il a été recruté au bureau de Roanne, mais son matricule militaire est actuellement conservé aux Archives départementales de l'Allier.

Antoine se marie à Paris en 1911. Il est mobilisé le 1er août 1914. Il s'illustre, le 10 novembre 1916, dans la Somme : "il a assuré, en terrain découvert, sous les tirs de barrage très violents, la liaison, avec le bataillon voisin contre attaqué". Il est "très courageux et d'un dévouement à toute épreuve", comme l'atteste une citation à l'ordre du régiment. Il reçoit la Croix de Guerre, le 28 novembre 1916.

Il est fait prisonnier le 13 avril 1917.


Extrait du carnet d'Antoine Tachon, cote 1NUM163

Le carnet d'Antoine Tachon

Antoine Tachon a écrit, pendant sa captivité, un carnet intitulé Grande Guerre 1914-1918. Souvenir de mon internement en Suisse.

Ce carnet contient  des chansons, récits, dessins et caricatures. Certains textes sont patriotiques, d'autres sont comiques. Mais ces derniers contiennent souvent un message. Ainsi la Chanson d'Alsace. L'Alboche, dénonce le sort des Alsaciens engagés volontaires dans l'armée française et considérés comme des Allemands par les autres soldats !

Antoine Tachon décrit ses premières années de guerre.

 

 


Extrait du carnet d'Antoine Tachon, cote 1NUM163

Un prisionnier de guerre en Allemagne et en Suisse

Antoine Tachon est fait prisonnier à Saint-Quentin, en avirl 1917, avec les soldats de plusieurs bataillons et compagnies. Tous sont emmenés, à environ 15 kilomètres de là, à Fieulaine, où ils rejoignent d'autres prisonniers. Les hommes dorment dans  une "écurie par terre sans pailles où surement les cochons de chez nous n'auraient pas voulus y coucher". Ils doivent travailler par tous les temps à la construction d'une voie de chemin de fer. Antoine Tachon dénonce la dureté des soldats Allemands. Il est ensuite détenu à Limburg (juillet 1917), mais n'évoque pas cette période dans son carnet. 

Le sort d'Antoine Tachon a été partagé par de  nombreux soldats, dont le plus célèbre est Charles de Gaulle,  et même des civils des zones occupées du Nord de la France. En 1916, 300 000 français sont prisonniers en Allemagne. Ils sont obligés de travailler dans l'agriculture ou l'industrie. Mais leurs conditions de vie, difficiles,  n'ont pas été reconnues immédiatement. Ils étaient soupçonnés de ne pas avoir connu la réalité de la guerre.

A partir du 29 décembre 1917, Antoine Tachon se trouve à Wengen en Suisse, dans les Alpes bernoises, où il réside jusqu'en mai 1918. Il séjourne ensuite à Genève en juin 1918. En effet, à partir de 1916, et grâce à l'intervention du Vatican, de l'Espagne et de la Croix Rouge Internationale, les Allemands envoient des prisonniers en Suisse, pour leur convalescence. Antoine Tachon est blessé en 1914. Son état de santé a dû justifier son départ pour la Suisse.

Même si Antoine Tachon parle de son internement en Suisse, son séjour à Wengen ressemble plus à des vacances qu'à une détention : il recense toutes ses excursions, soit 15 en 5 mois ! 

Cependant cet épisode n'a été qu'une brève parenthèse pour Antoine Tachon, prisonnier jusqu'en janvier 1919 et démobilisé seulement en mars 1919.


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