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MALLETTE PEDAGOGIQUE - guerre de 14-18

Antoine "Claudius" Chomienne (1879-1918) et sa famille

Né le 11 octobre 1879 à Saint-Paul-en-Jarez, Claudius Chomienne était cafetier dans cette même ville.

Claudius épousa Anne Pauline Malaure à La Valla-en-Gier, le 30 décembre 1905. Au déclenchement de la guerre, le couple avait deux enfants, Stéphane et François. Leur fille aînée, Marie, venait de décéder, au mois de juillet, âgée de seulement sept ans.

Rappelé par l'ordre de mobilisation générale du 2 août 1914 à 35 ans, il entame la campagne contre l'Allemagne environ un an plus tard, le 27 juillet 1915. Le 30 juin 1916, Claudius rejoint le 156e Régiment d'Infanterie qui combattit notamment à Verdun et dans la Somme. Il est cité comme un soldat énergique et courageux. Atteint par un éclat d'obus du côté de Veuilly-la-Poterie, dans l'Aisne, il meurt dans l'ambulance 3/64 le 13 juin 1918, à l'âge de 38 ans. Henri Legendre, un camarade blessé en même temps que lui, raconte à Pauline ses derniers instant dans une lettre.

Après la guerre, Pauline se remarie avec Joannès Pleynet, hôtelier. Stéphane et François sont adoptés par la nation par jugement du Tribunal civil de Saint-Etienne le 4 juin 1919, ce qui signifie qu'ils bénéficient d'un statut protégé, avec par exemple, la possibilité, de recevoir une bourse pour leurs futures études.

À l'occasion de la Grande Collecte 1914-1918, de nombreux documents nous sont prêtés par sa famille, et notamment une correspondance particulièrement intéressante, car ont été conservées les lettres de Claudius, mais également de son épouse Pauline et de son fils aîné Stéphane. Des lettres émouvantes, en particulier celle écrite le 12 juin 1918, dans laquelle Claudius écrit à sa famille qu'il a été gravement blessé mais qu'il espère aller mieux bientôt. Il décède le lendemain. Cette correspondance permet également de se faire une idée du parcours de Pauline après la mort de Claudius ; elle reçoit en effet des lettres de soldats qui étaient à ses côtés au moment de son décès, F. Lecler, aumônier, et Henry Legendre. Elle échange également des lettres avec Eugène Sellier, fossoyeur au cimetière de Mary-sur-Marne, pour se rendre sur la tombe de Claudius et organiser son exhumation. Les cartes postales adressées par Stéphane, dit « Fafane », encore très jeune, à son père, constituent un précieux témoignage des échanges entre un enfant et son père au front, le second demandant au premier de prendre soin de sa mère et de son petit frère. Le choix même des cartes postales, souvent patriotiques, est intéressant à analyser.



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