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MALLETTE PEDAGOGIQUE - guerre de 14-18

Antoine Pélissier (1893-1975)

Antoine Pélissier travaillait à l’usine de tissage Araud de Firminy. Il épouse Marie-Hélène Daurelle, infirmière à l’hôpital de Bellevue en 1918. Ses papiers personnels ont été déposés aux Archives départementales de la Loire. Ils témoignent d’une belle qualité littéraire et permettent de documenter le parcours d’un soldat ayant combattu dans les Balkans.

Né le 4 avril 1893 à Firminy, Antoine Pélissier est le fils de Joseph Pélissier, brigadier poseur au chemin de fer, et de Marie-Louise Tardy. Antoine Pélissier est employé après son certificat d’études à l’usine de tissage Araud de Firminy. Il fait partie de la classe 1913 (98e régiment d’infanterie de Roanne). Il est donc en train d’effectuer son service militaire, lorsque la guerre éclate. C’est au travers de son propre récit de campagne et des documents qu’il nous a laissés, qu’il est possible de retracer son parcours, sa fiche matricule étant assez succincte. Lucien Barou note d’ailleurs que « pendant deux ans, son itinéraire de guerre (…) [est] difficile à reconstituer et très fragmentaire ». C’est lui qui est parvenu à retracer un peu plus précisément son itinéraire, en s’aidant également des journaux de marche des régiments.

On sait qu’en septembre 1914, Antoine Pélissier séjourne à l’hôpital de Roanne. Il commence à y rédiger ses mémoires, qu’il ne terminera pas. À l’hiver 1915, il combat dans la Somme, dans le secteur du Bois des Loges. Vers la fin de sa vie, il précise au journal Le Poilu qu’il a été gazé en 1916 vers Berry-au-Bac, non loin de Craonne, et qu’il a combattu sur le Chemin des Dames. La même année, il a également effectué un stage de mitrailleur à Villeneuve-sur-Fère (Aisne). Le 15 janvier 1917, il part combattre en Orient. Il séjourne notamment du côté de Salonique et en Macédoine serbe. Le 13 août 1918, il se marie à Firminy avec Marie-Hélène Daurelle, originaire d’Usson-en-Forez, infirmière à l’hôpital de Bellevue pendant la guerre. Le 28 septembre 1918, il intègre le 38e régiment d’infanterie de Saint-Etienne. Il combat, en Alsace, puis participe à l’occupation de l’Allemagne. En août 1919, il garde des prisonniers allemands à Vaucelles (Nord) avant d’être démobilisé le 4 octobre 1919.

Antoine Pélissier meurt le 30 avril 1975, à Firminy. Il fait partie des témoignages indirects collectés par Lucien Barou dans les années 1980. C’est sa fille, Marie-Louise, qui confie des documents ayant appartenu à son père, et notamment un récit de 43 pages intitulé « Ma Campagne », rédigé à l’hôpital de Roanne, inachevé, et une correspondance avec Hélène, sa fiancée et future épouse, qu’il appelle parfois Aimée ou Marie-Aimée. Ces documents ont ensuite été déposés aux Archives départementales de la Loire sous la cote 1J1806.

Mémoires de campagne d'Antoine Pélissier rédigés en 1914-1915

Acte de naissance d’Antoine Pélissier

Acte de naissance de Marie-Hélène Daurelle, avec mention de son mariage avec Antoine Pélissier en marge

Extrait du livret militaire d’Antoine Pelissier

Certificat de travail en tant qu’infirmière d’Hélène DAURELLE,

Trois cartes postales envoyées à Hélène, sa future épouse

"Le Poilu d'Orient !", document manuscrit rédigé en Serbie par Antoine Pélissier, daté du 8 décembre 1917

"Impressions de voyage " rédigées par Antoine Pélissier à l'intention d'Hélène, sa future épouse, alors qu'il est affecté en Orient en 1917

 Extrait d'un cahier dans lequel Antoine a rédigé, vraisemblablement vers la fin de sa vie [années 1970], quelques pensées sur la guerre



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