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Casimir Marius Pellet : un exemple de soldat détaché dans l'industrie

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Plaque d'identité militaire de Casimir Marius Pellet, cote 1NUM214

Casimir Marius Pellet est né le 29 novembre 1892 à Saint-Chamond. Il est le fils de Claude Eugène Pellet et Claudine Gouton. Il réside à Saint-Julien-en-Jarez.

Il travaille dans l'industrie comme forgeron, puis comme chauffeur de four.

Il commence son service militaire en 1913, enchaîne avec la guerre et sera démobilisé en août 1919.

 

 

 


Cahier de Casimir Marius Pellet, cote 1NUM214

Les archives de Casimir Marius Pellet

Casimir Marius Pellet a légué à ses descendants divers documents. Il a écrit un cahier commencé pendant son service militaire et terminé en 1914. Celui-ci contient de nombreuses chansons et des illustrations. Il se termine par le récit des premiers jours de guerre.

Casimir Marius Pellet a également transmis un petit carnet de notes, quelques objets, comme son bracelet ou une montre, et, surtout, quelques photographies et une correspondance abondante.

 


Correspondance de Casimir Marius Pellet, cote 1NUM214

Un soldat détaché dans l'industrie.

Les compétences professionnelles de Casimir Marius Pellet lui ont permis d'être détaché à plusieurs reprises dans l'industrie.

En effet, pendant la guerre, la production de l'armement est un enjeu crucial. Rapidement, l'état-major demande 100 000 obus par jours, alors que 10 000 sont produits. Or, 25 % de la main d'oeuvre industrielle est mobilisée en 1914. Les régions industrielles du Nord et l'Est, sont occupées par les Allemands dès la fin de l'année 1914. Pour répondre à la demande, des soldats ont été affectés dans des usines.

Le 27 juillet 1917, Casimir Marius Pellet est détaché aux établissements Lamet à Saint-Julien-en-Jarez. Puis, il part, le 22 février 1918, à Mondeville (Calvados) et  travaille dans la Société normande de métallurgie.

Comme les prisonniers de guerre, ces soldats détachés sont mal vus par les combattants. Cependant, la réalité est complexe. Ainsi Casimir Marius Pellet a alterné les périodes au front et en usine. Il a été blessé à plusieurs reprises, ainsi, en septembre 1914 par un éclat d'obus. Puis en juillet 1918, il est intoxiqué par du gaz.

De plus, le 2 mai 1918, Casimir Marius décrit les conditions de travail, au Havre, à ses parents. Il a vu mourir sous ses yeux deux hommes écrasés par des plaques de marbre qu'ils déchargeaient d'un wagon.

 

 


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