ÉDITO

Georges Ziegler, président du Département de la Loire.Janvier-Février 2019

 

EN CE DÉBUT D'ANNÉE, ET COMME LE VEUT LA TRADITION, PERMETTEZ-MOI DE VOUS ADRESSER MES TRÈS SINCÈRES VOEUX DE BONHEUR ET DE RÉUSSITE PERSONNELLE ET PROFESSIONNELLE.

Au terme de cette année les interrogations demeurent, les craintes parfois, et le doute a pu s'immiscer. Aussi, il appartient aux élus, sans nier la réalité et les difficultés, de continuer à porter des projets de nature à redonner espoir en des lendemains meilleurs. C'est une véritable exigence : nous devons anticiper, proposer et innover pour adapter toujours plus le service public que nous devons rendre.

"Faire de l’autonomie une grande cause départementale"

Le vieillissement doit être anticipé et c’est le rôle des pouvoirs publics, au sens large, de préparer l’avenir, d’impulser le changement, de donner le cap. Ma conviction est que notre pays n’a pas encore su trouver un vrai modèle de prise en charge de la perte d’autonomie malgré les progrès considérables accomplis. Nous ne pouvons pas accepter une mise à l’écart des personnes âgées du reste de la société, c’est indigne des valeurs qui fondent notre République.

Notre population vieillit et la Loire n’échappe pas à cette tendance. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le dernier recensement fait apparaître que le département de la Loire compte 200 000 habitants âgés de 60 ans et plus. À l’horizon 2040, la population des seniors ligériens devrait a minima franchir la barre des 250 000 personnes. L’enjeu n’est pas seulement économique et social. Il est aussi culturel et concerne le regard que nous devons porter sur le rôle et la place des personnes âgées dans notre société et, plus largement, sur la vieillesse.

Comment faire en sorte que l’allongement de la durée de vie soit considéré comme une chance à saisir et non pas une fatalité à subir ? Comment permettre aux personnes qui avancent dans l’âge de vivre pleinement et de partager cette nouvelle étape de leur existence avec leurs familles ? Il nous faut anticiper les dépenses à couvrir pour les années à venir. Nous sommes donc obligés tous ensemble, acteurs du secteur, élus, administrations d’État, de trouver de nouvelles formules liées au grand âge.

C’est bien une réflexion collective que nous devons mener en décloisonnant au maximum, en réfléchissant à l’efficacité de nos politiques et surtout au service rendu aux populations.

C’est en tout cas l’objectif que j’entends fixer en faisant de l’autonomie une grande cause départementale.

Version imprimable - Nouvelle fenêtre Envoyer à un ami Haut de page :
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de "cookies" et autres traceurs. En savoir +