TRIBUNES LIBRES

 

Septembre-Octobre 2019

GROUPE UNION POUR LA LOIRE

RESTRUCTURATION DU RÉSEAU DE TRÉSORERIES, UN NOUVEAU COUP PORTÉ AUX TERRITOIRES RURAUX

Le Gouvernement a annoncé, en juin dernier, une grande consultation dans le but de restructurer le réseau des trésoreries. Après des années de fermetures incohérentes, ne visant qu'une seule logique comptable, au détriment du service public dû aux Français, le Gouvernement semble, a priori, décidé à stopper l'hémorragie.
La dématérialisation des services publics à marche forcée, additionnée à ces fermetures, entraîne immanquablement une marginalisation des territoires reculés, et de facto, un éloignement malheureux et inéluctable de certains Français vis-à-vis de leurs services publics.
Nous n'avons eu de cesse de dénoncer cette situation préjudiciable à l'égalité d'accès aux services publics d'État, mission régalienne au premier chef.
Plus de points d'accueil de proximité, moins de trésoreries : une amélioration de la présence de l'État en trompe-l'oeil
Cette restructuration, si elle propose plus de points d'accueil de proximité, entérine une limitation des services rendus et attendus, par la fermeture d'autres services au sein des trésoreries.
Dans la Loire, le Gouvernement propose de créer 9 points d'accueil, en plus des 15 déjà existants. Chaque canton serait ainsi pourvu d'au moins un accueil physique. Parallèlement, certaines trésoreries verraient leurs prérogatives et leurs missions durablement limitées. Du reste, un point d'accueil de proximité ne remplacera jamais une trésorerie de plein exercice, ayant toutes les compétences, et obligera les usagers à parcourir plusieurs kilomètres pour trouver le bon interlocuteur. Élus de terrain, nous ne pouvons envisager un tel projet qui ne tient compte ni des bassins de vie, ni même des besoins locaux. L'État ne peut pas constamment réduire sa présence dans les territoires. Ce désengagement cache un abandon plus global encore et dangereux pour la cohésion nationale.
Une facture assumée par les collectivités locales au nom de l'État
Le Gouvernement, soucieux de maîtriser ses dépenses, entend installer ces points d'accueil de proximité, soit dans les mairies volontaires, soit dans les maisons de services publics, rebaptisées Maison France Services. Outre le coût induit pour les collectivités locales, ce dernier point nous étonne car lorsque nous avons décidé de porter ces maisons de services publics, censées regrouper une multitude d'opérateurs locaux et nationaux, l'État s'est purement et simplement désolidarisé de cette démarche de mutualisation qui, pourtant, permettait de préserver les services en milieu rural.
Les résultats du Grand Débat National, souhaité par le Président de la République, pointent le sentiment majoritaire d'une démission de l'État, et d'un éloignement de plus en plus subi, de la ruralité. Le Gouvernement semble de pas entendre ou comprendre l'inquiétude qui monte de toute part.
Le Département a toujours accompagné le développement de tout son territoire, urbain, péri-urbain et rural. Notre Collectivité fait d'ailleurs référence dans les solidarités territoriales. C'est pourquoi nous allons continuer à défendre notre modèle visant à ne laisser personne au bord du chemin.


Les élus du Groupe Union pour la Loire
www.unionpourlaloire.fr

Canton d'Andrézieux-Bouthéon : Michèle Maras et Sylvain Dardoullier
Canton de Boën-sur-Lignon : Chantal Brosse
Canton de Charlieu : Clotilde Robin et Jérémie Lacroix
Canton du Coteau : Véronique Chaverot et Daniel Fréchet
Canton de Feurs : Marianne Darfeuille et Pierre Véricel
Canton de Montbrison : Annick Brunel et Jean-Yves Bonnefoy
Canton du Pilat : Valérie Peysselon et Georges Bonnard
Canton de Rive-de-Gier : Séverine Reynaud et Jean-Claude Charvin
Canton de Saint-Chamond : Solange Berlier et Hervé Reynaud
Canton de Saint-Étienne 1 : Fabienne Perrin et Georges Ziegler
Canton de Saint-Étienne 2 : Alexandra Ribeiro Custodio et Jean-François Barnier
Canton de Saint-Étienne 4 : Christiane Jodar et Paul Celle
Canton de Saint-Just Saint-Rambert : Colette Ferrand et Alain Laurendon
Canton de Sorbiers : Corinne Besson-Fayolle et Yves Partrat


 

GROUPE GAUCHE RÉPUBLICAINE ET CITOYENNE

LA PROXIMITÉ EST LE TREMPLIN D’UNE ACTION PUBLIQUE HUMAINEMENT RESPONSABLE ! 

« Vivement que l'action publique retrouve sa dimension humaine ! »… La situation de notre société, celle de notre pays et de notre planète, auront suscité cette prise de conscience qui semble s’élargir. Le projet de loi « Proximité et Engagement », largement commenté dans la presse nationale, reflète-t-il avec sincérité cette même prise de conscience ? Sera-t-il l’occasion d’une totale remise à plat des conditions de l’Action Publique afin de restituer à l'action locale et aux solidarités départementales la place qu’elles doivent tenir au service de la vie de notre société et de nos territoires ? Ainsi, la vraie coopération intercommunale, dévoyée par cette fausse réforme territoriale imaginée pour servir les forces de la concentration des pouvoirs, retrouvera-t-elle sa vraie place consistant à renforcer une action publique locale responsable, à l’écoute des besoins de nos territoires et de leurs habitants ? On peut espérer que le bon sens humain retrouvera ici sa place ! Certains communiqués commentant le projet de loi « Proximité et Engagement » et affirmant que « l’intercommunalité doit être au service des communes » semblent dire que nous pourrons revenir à des intercommunalités organisées à la bonne dimension humaine… Ainsi libérée et respectée, la vraie coopération intercommunale pourra renforcer l’action publique locale en intégrant une vision de territoire « à taille humaine »… On peut donc espérer que la démocratie locale retrouvera sa place, et que les espaces ruraux pourront à nouveau assumer leur avenir. La même espérance doit embrasser les solidarités départementales ! Au contact de la vie de tous nos espaces, de leurs communes et de leurs habitants, avec le juste recul qui permet d’organiser et de faire vivre les solidarités humaines et territoriales, les collectivités départementales ont la mission de renforcer la vie de nos territoires et la cohésion de notre Société. Cette mission doit être respectée… Le projet de loi « Proximité et Engagement » doit donc affirmer la nécessité de restituer aux collectivités départementales leur légitimité et moyens d’agir, y compris d’agir de façon préventive en impulsant la construction d’un Avenir « humainement Meilleur » ! Il est urgent d’inverser cette trajectoire de la dévitalisation des départements engagée dans le cadre de la réelle « contre-réforme territoriale », parallèlement à celle de l’évaporation des communes… Tous les élus départementaux que nous sommes doivent veiller à ce que cette perspective puisse avancer dans la sincérité !

Jean BARTHOLIN, Violette AUBERGER, Pascale VIALLE DUTEL


 

GROUPE LOIRE SOLIDAIRE

PLAN DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ : QUAND L'INDIGENCE CONFINE À L'INDÉCENCE !

Annoncé en grande pompe en septembre 2018 par le Président de la République, le plan gouvernemental de lutte contre la pauvreté et la précarité vient enfin de se traduire concrètement sur les territoires. Ainsi, l’Assemblée départementale de juin devait se prononcer sur l’adoption de la déclinaison de mesures dans la Loire. Du moins, c’est ce que nous espérions…
Cet énième plan s’articule autour de deux piliers : la prévention de la précarité et l’accompagnement vers l’emploi. Une enveloppe de 8 milliards d’euros sur la durée du quinquennat est consacrée à sa mise en oeuvre, soit 2 milliards d’euros par an sur la période 2019-2022. Quand on sait que notre pays compte plus de 9 millions de pauvres, on mesure de suite la faiblesse de l’ambition de ce plan qui restera hélas davantage un plan de communication qu’un train de mesures efficaces de résorption de la pauvreté.
À l’échelon départemental, ce plan implique une réforme de la Protection Maternelle Infantile, un accompagnement renforcé vers l’emploi pour les bénéficiaires du RSA, une prise en charge soutenue des jeunes en difficulté, et à terme, un cadre collectif de solidarité avec la mise en place d’un « revenu unique d’activité », pâle copie du projet de revenu universel d’existence.
L’enveloppe affectée au département de la Loire est de 575 000 € par an. À titre de comparaison, cette somme censée « booster » nos actions de lutte contre la précarité ne représente que 0,5 % des sommes versées par le Département au titre du seul RSA. Sur un total de dépenses sociales départementales de 440 millions d’euros, le plan pauvreté « plafonne » à 0,13 % des dépenses…
À la faiblesse de la somme, indigente, s’ajoute le subterfuge de la conduite opérationnelle des actions : les crédits du plan pauvreté ne viennent qu’en co-financement d’opérations déjà existantes ou nouvelles, financées à hauteur de 50 % a minima par le Département. Alors, quelles actions nouvelles l’exécutif départemental a-t-il proposé pour lutter contre la pauvreté dans la Loire ? Aucune ! Il s’est en effet contenté de valoriser des dépenses existantes ou déjà prévues, en particulier au niveau des moyens humains (agents départementaux) déployés au service de la mise en oeuvre de politiques publiques départementales déjà en place ou programmées…
Les élus du groupe Loire Solidaire ont refusé de soutenir cette mascarade gouvernementale couplée à une hypocrisie départementale qui ne relève que d’un triste effet d’aubaine. Nous avons donc voté contre la contractualisation avec l’État au titre du plan pauvreté-précarité.

Le Président, Pierrick COURBON, et ses collègues Arlette BERNARD, Nathalie DESA-FERRIOL, Brigitte DUMOULIN, Régis JUANICO, Jean-Jacques LADET, Eric MICHAUD, Nadia SEMACHE, Marie-Michelle VIALLETON

Groupe « Loire Solidaire » - 9, rue Charles de Gaulle - 42000 Saint-Étienne / Tél. 04 77 59 32 03


 

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