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Trésors d'Archives

Éloge à Mme Lallemand pour son engagement au service des poilus blessés (1914-1917)

Livre d'or offert à Mme Lallemand, présidente du comité stéphanois de la Croix-Rouge, pour les actions menées du 6 août 1914 au 10 décembre 1917, date de son départ pour Paris. Diplôme de la Médaille de la Reconnaissance française, 1920

Archives départementales de la Loire, cote 1 J 734
Archives départementales de la Loire, cote 1 J 734

Cote : 1 J 734

Analyse matérielle : livre d’or sur papier avec liseré doré et son coffret : 41 x 54 cm. ; diplôme sur papier : 37,5 x 55 cm

Pour voir le document en ligne : cliquez ici

 

 

Ce livre d’or a été offert à Mme Lallemand par le comité stéphanois de la Croix-Rouge dont elle fut présidente en hommage à son grand dévouement et à ses actions menées envers les soldats blessés.

C'est avant tout un témoignage de l’admiration et du respect que lui portait chacune des personnes qui l'ont côtoyée dans ses actions caritatives : médecins, personnels soignants ou administratifs des hôpitaux, membres d’autres comités comme les professeurs et élèves de l’école des mutilés, ou encore soldats. Des artistes ont ornementé certaines pages.

Mme Lallemand, de son nom de jeune fille Gabrielle de la Marche, arrive à Saint-Étienne lorsque son mari est nommé préfet de la Loire, en 1911, et ce, jusqu’en décembre 1917, où il est nommé chef de cabinet du ministre de la Guerre, Georges Clémenceau.

L'ouverture des hostilités en 1914 fut l'occasion pour elle de faire renaître le comité stéphanois de l’Union des femmes de France en sommeil depuis « une époque lointaine ». Cette association nationale, reconnue d’utilité publique par décret du 6 août 1882, fait partie des trois associations constitutives de la Croix-Rouge française avec la Société de secours aux blessés militaires et l’Association des dames françaises.

Mme Lallemand sut fédérer de nombreuses personnes de tout horizon, social, politique, ou religieux, pour organiser les secours aux soldats transportés à Saint-Étienne, ville de l’arrière protégée des combats.

Elle organisa des hôpitaux temporaires dont l'hôpital auxiliaire 105, rue Gris-de-lin, grâce à l'aide de médecins reconnus comme les docteurs Thiollier ou Blanc, d'industriels comme les frères Giron ou d'autres négociants. Pour leur fonctionnement, elle mobilise des religieuses (communauté des petites sœurs de l'Assomption), des femmes de soldats, d'ingénieurs, de médecins, de fonctionnaires, d'industriels...

Mme Lallemand s’est également investie personnellement dans les soins comme infirmière-chef, affectée au service de chirurgie de l'hôpital 105.

Ce livre d’or est une source précieuse pour connaître l’œuvre du comité stéphanois de l’Union des femmes de France dont nous ne conservons pas les archives.

On apprend ainsi qu’il soutient, financièrement et en personnel, d'autres comités œuvrant pour le bien des soldats comme l'école des blessés militaires qui facilite l'instruction professionnelle des blessés, le Foyer du soldat ou encore le dispensaire antituberculeux destiné aux militaires réformés comme aux civils.

Le comité développa son action aussi pour répondre aux besoins divers provoqués par la guerre : adoption de soldats combattants sans famille, subvention à l'œuvre du village reconstitué, secours aux familles de soldats, aux réfugiés, aux enfants alsaciens recueillis par les familles ligériennes, etc.

Grâce à l'influence et à l'investissement de Mme Lallemand, les actions du comité furent reconnues en février 1917 par les félicitations du Comité consultatif de l'Union,

Quant à son engagement personnel, il fut récompensé par la médaille d’argent de la reconnaissance française, le 22 novembre 1919.

 




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