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Trésors d'Archives

Allez les Verts !

Disque 45 tours, comportant en face A la chanson « Allez les Verts », et en face B, la version instrumentale (1976).

Archives départementales de la Loire, cote 4 AV 2

Cote : 4 AV 2

Analyse matérielle : pochette cartonnée et disque vinyle, 18 x 18 cm.

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Au début du XXe siècle, la musique pouvait s’écouter sur un disque monosillon d’environ 30 cm de diamètre mais la durée d’une face n’excédait guère cinq minutes et souvent ne contenait qu’un seul morceau. Ce disque dont le support était composé d’une résine d’origine animale tournait sur 78 tours par minute. Il fut peu à peu supplanté au sortir de la Seconde Guerre mondiale par le microsillon et son support vinyle (PVC). Le 33 tours s’imposa permettant une écoute prolongée d’environ 30 minutes. S’ensuivit, pour de très probables raisons commerciales, le 45 tours au format plus petit et ne pouvant contenir généralement qu’un titre par face comme l’emblématique disque de Monty acquis par don.

Le 12 mai 1976, les joueurs de l’ASSE s’apprêtent à jouer la finale de la coupe d’Europe des clubs champions au Hampden Park à Glasgow face au tenant du titre : le Bayern Munich. Une dizaine de jours auparavant, Jacques Bulostin, alias Monty, compose et interprète le titre Allez Les Verts. L’artiste jouit alors d’une certaine renommée. Il est connu pour avoir chanté quelques succès au cours des années 1960 (période yéyé) et il apparaît même sur la célèbre « photo du siècle », cliché de Jean-Louis Périer pris en 1966 où figurent 46 artistes et où culmine Johnny Halliday. Monty se situe juste en dessous du rocker. Après le décès de son père en 1973, Monty choisit de se consacrer uniquement à la composition et la production de musique.

Dans son livre Ma vie en Vert, l’artiste précise avoir composé à la demande de supporters en sortant du stade Geoffroy-Guichard qu’il fréquentait régulièrement depuis des années. La chanson Allez les Verts est ainsi créée en une dizaine de minutes : « Tout est venu d’un seul coup. J’ai écrit ce que je ressentais (…) ». Le titre composé en l’honneur de l’épopée des Verts afin de les encourager ne porte pas chance aux joueurs stéphanois. Ils s’inclinent 1-0 au cours d’un match épique durant lequel les Verts touchent les poteaux à deux reprises, les fameux « poteaux carrés », bouc émissaire idéal justifiant la défaite auprès des fervents supporters.

Toutefois, le disque de Jacques Monty (également composé par Jean-Louis D’Onorio) est un énorme succès. Il s’écoule à plus de 4 millions d’exemplaires et devient depuis lors l’hymne de l’équipe stéphanoise entonné à chaque match. Fort de cette réussite, Monty poursuit dans les années 1980 sa carrière aux États-Unis au sein du Warner Music Group à New York. Il collabore ainsi avec Stevie Wonder, La Toya Jackson et surtout Quincy Jones sur l’enregistrement de Thriller du roi de la pop, Michael Jackson, qui demeure aujourd’hui l’album le plus vendu au monde (66 millions d’exemplaires).



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