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Trésors d'Archives

Le plus ancien des registres paroissiaux de France

Registre paroissial de Montarcher (1469-1606)

Archives départementales de la Loire, cote 2 E 217

Cote : 2 E 217

Analyse matérielle : cahier de feuillets en papier, dérelié, 34 x 30 cm.

Pour voir le document en ligne : cliquez ici

 

 

Le registre paroissial de Montarcher consigne en latin les baptêmes, mariages et sépultures, pour la période 1469-1517. C’est un exemple rare de ce qui va être imposé au siècle suivant par la monarchie. C’est le plus ancien, comportant les trois sacrements précités, conservé en France.

En 1539, l’ordonnance de Villers-Cotterêts rend obligatoire la tenue, en français, de registres des baptêmes dans les paroisses de France et veut instaurer le dépôt de ces registres au greffe du bailliage, ou de la sénéchaussée, le plus proche. En 1579, l’ordonnance de Blois, ajoute l’enregistrement des mariages et des sépultures. Enfin, l’ordonnance de Saint-Germain (1677), impose la tenue des registres paroissiaux, en double exemplaire, avec dépôt au greffe, système qui préfigure l’état civil actuel.

Le curé de Montarcher, Claude Ferrier, commence à enregistrer dès 1469 les mariages, avec les noms des époux et de leurs pères, ainsi que leurs paroisses. Il note également les mariages de personnes de la paroisse qui se déroulent ailleurs, et les fiançailles. Cet enregistrement s’arrête en 1499, sans explication.

Mais il continue d’inscrire les baptêmes, entre 1469 et 1517. Il note, toujours en latin, les noms des parrain et marraine et ceux des parents. En guise de titre de la mention, il met le nom de famille de l’enfant. Il a consigné à part la liste des baptisés dont il est lui-même le parrain. Dans la marge, pendant plusieurs années, il notera également la formule « migravit », décédé. En 1472, par exemple, sur cinq enfants baptisés, deux sont décédés.

Il commence enfin en 1470, jusqu’en 1511, la liste des personnes qui demandent des funérailles, et pour qui, en signalant le lien de parenté, avec dans la marge, la mention du paiement. La formulation évoluera par la suite.

Figurent également des informations concernant la confrérie de Saint-Pantaléon, jusqu’en 1587, car le curé Jean Grata a complété cette partie, ainsi que les baptêmes pour la période 1573-1606.

C’est une source exceptionnelle de renseignements, sur une petite communauté villageoise des monts du Forez, à la charnière entre le Moyen Âge et la Renaissance.



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