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Trésors d'Archives

Soigner les Couramiauds (mai 1713)

Lettres patentes de renouvellement de fondation de l’Hôtel-Dieu de Saint-Chamond (mai 1713).

Archives départementales de la Loire, cote 24 J 2

Cote : 24 J 2

Analyse matérielle : manuscrit sur parchemin, 44 x 65,5 cm, sceau de cire verte appendu.

Pour voir le document en ligne et les détails du sceau : cliquez ici


Le présent document est extrait du fonds de l’hôpital de Saint-Chamond. Ce sont des lettres patentes, c’est-à-dire un acte royal scellé du sceau royal de cire verte, soit à la Grande chancellerie de France, soit dans une des petites chancelleries du royaume. Celles-ci sont des lettres de grand sceau, car c’est un acte auquel on voulait accorder une certaine solennité et un effet perpétuel. Les lettres patentes étaient généralement écrites sur parchemin.

Cet acte rappelle qu’un hôpital ou Hôtel-Dieu existe à Saint-Chamond depuis au moins le XVIe siècle, mais il n’existe aucun document officiel le fondant. Il s’agit donc par cet acte d’officialiser son existence. En cette fin du règne de Louis XIV, cet établissement est assez richement doté avec des revenus, généralement fonciers, de 4 000 livres. Saint-Chamond est alors une ville d’environ 4 000 habitants parmi les plus importantes du Forez. Cette cité industrieuse est peuplée d’ouvriers en soie et de la métallurgie, et beaucoup de soldats y passent. Cette population généralement pauvre ne dispose pour se soigner que des services d’un hôpital, les médecins étant rares et chers. Il est également clairement indiqué que les bâtiments existants doivent être agrandis.

Ces lettres ont sans doute été obtenues grâce au seigneur marquis de Saint-Chamond, issu d’une famille de la haute noblesse influente à la cour de Versailles. Afin de faciliter le bon fonctionnement de cet hôpital, le souverain décide d’exonérer de taxes et d’impositions diverses les bâtiments et les dons faits à l’Hôtel-Dieu de Saint-Chamond. La seule contrepartie exigée par le souverain est que les chapelains de l’établissement disent quotidiennement une prière dédiée à la personne du monarque. Quant à la signature que nous voyons au bas de l’acte, rien ne peut nous assurer qu’il s’agisse réellement de celle de Louis XIV en personne.

En effet, ce souverain très actif a à sa disposition dans son cabinet des secrétaires de la plume qui généralement imitent à la perfection son seing personnel. Néanmoins, il est certain qu’il a contribué à la rédaction de cet acte lors des séances de son Conseil. Conseil qui ne se déroule pas toujours à Versailles, puisque le présent document est daté du château de Marly, une des résidences royales. Il est à noter que le sceau de cire verte est encore appendu au bas de ces lettres patentes ce qui est particulièrement rare, rajoutant à la valeur historique de ce document pour l’histoire de Saint-Chamond et par extension pour celle du Forez.

 



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