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Trésors d'Archives

Morceaux de vie : les enfants abandonnés à l’hospice de Saint-Chamond

Registre des procès-verbaux d’expositions d’enfants (1845-1866).

Archives départementales de la Loire, cote 24 J 411
Archives départementales de la Loire, cote 24 J 411

Cote : 24 J 411

Analyse matérielle : registre papier manuscrit, rubans et médailles scellés à la cire, 43 x 54 cm (format ouvert).

Pour voir le document en ligne : cliquez ici

 

 

 Les années 1840 marquent la fin d’une importante vague d’abandon d’enfants qui avait débuté en France dans les années 1760. La misère, la réprobation de l’illégitimité et l’infériorité civile des femmes en étaient les premières causes.

Avant la création de l’Assistance publique en 1849 et l’apparition sous la Troisième République d’une véritable administration pour venir en aide aux enfants abandonnés, la tutelle de ces derniers était confiée à des commissions administratives dans les hospices, sous la supervision du service des enfants abandonnés et trouvés du Département (décret impérial de 1811). Après avoir été enregistrés à l’hospice, auprès de l’état civil, et baptisés, les enfants étaient placés dans des familles d’accueil.

Ce registre des procès-verbaux d’expositions d’enfants a été rempli par le juge de paix du canton de Saint-Chamond. Une trentaine d’enfants y est ainsi recensée. Chaque procès-verbal précise les nom et prénom de l’enfant, indique les circonstances de sa découverte, décrit le trousseau de l’enfant, ainsi que tout objet ou lettre dont celui-ci était accompagné. On trouve ainsi scellés à la cire des morceaux de ruban, ou des médailles religieuses, laissés par les mères pour protéger leur enfant ou comme signe distinctif, pour pouvoir le récupérer. Lorsque l’on se reporte à l’acte d’état civil, on retrouve souvent les éléments évoqués dans le procès-verbal d’exposition.

Chaque page relate un morceau de vie à part entière. Ainsi, Lubin VAGANEY, fils naturel de Marguerite VAGANAY, âgée de 15 ans, a été exposé le 12 mars 1848 à la porte principale de l’hospice de Saint-Chamond, avec pour trousseau un mouchoir de cotonne, un bonnet en indienne bleue, un lange fait d’un mauvais tablier de laine, et un drapeau (petit drap) fait d’une mauvaise serviette, et une petite médaille en cuivre représentant Notre Dame de Fourvière attachée avec un ruban de taffetas blanc et rose, et un billet précisant ses lieu et date de naissance et le nom de sa mère.



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