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Trésors d'Archives

Maria Chambefort : une femme pionnière de la photographie

Portrait d’homme, daguerréotype par Maria Chambefort (1859).

Archives départementales de la Loire, cote 1 Fi 223
Archives départementales de la Loire, cote 1 Fi 223

Cote : 1 Fi 223

Analyse matérielle : daguerréotype, 27 x 31,5 cm avec le cadre.

Pour voir le document en ligne : cliquez ici

 

 

Ce portrait d’homme non identifié a été réalisé par Maria Chambefort en 1859. On ignore comment cette fille d’aubergiste, née Jeanne Marie Perraud le 15 octobre 1810 à Mâcon, et qui épousa Jean Louis Chambefort en 1837, fut amenée à la photographie. L’envers d’un autre daguerréotype faisant partie d’une collection privée précise que Maria Chambefort fut l’« élève des premiers praticiens de Paris et de Lyon ». Elle démarre sa pratique dans les années 1850 comme photographe itinérante en Saône-et-Loire, puis dans les environs de Roanne où elle installe son studio vers 1858-1859. Elle réalise de nombreux portraits, dont la mode se développe.

Le daguerréotype est l’un des premiers procédés de capture de l’image de l’histoire de la photographie. Il est mis au point grâce à la collaboration entre Nicéphore Niépce et Louis Jacques Mandé Daguerre dans les années 1830. La technique est la suivante : une plaque, généralement de cuivre, recouverte d’une couche d’argent, est sensibilisée à la lumière par une exposition à des vapeurs d’iode. La plaque est ensuite exposée à la lumière pendant plusieurs dizaines de minutes. Le développement de l’image se fait à l’aide de vapeurs de mercure. En fonction de l'angle d'observation, l'image du daguerréotype apparaît soit négative, soit positive.

Dans les années 1850, après une dizaine d’années seulement d’utilisation, les daguerréotypes sont en déclin. En effet, malgré des photographies d’une très haute résolution, l’appareil à daguerréotype ne pouvait en réaliser qu’une seule à la fois. De plus, le daguerréotype a rapidement été concurrencé par d’autres procédés, comme la photographie à l’albumine (image sur papier produite à partir de grands négatifs de verre, et donc reproductibles).

Ce document est donc exceptionnel car chaque daguerréotype est unique. De plus, il est le fruit du travail d’un des pionniers (en l’occurrence, une pionnière) de la photographie sur le territoire ligérien. Il s’agit du seul daguerréotype conservé à ce jour aux Archives départementales de la Loire.



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