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Trésors d'Archives

Un pont disparu sur la première ligne de chemin de fer continental.

Gravure d’un pont sur la ligne de chemin de fer Saint-Étienne-Andrézieux, par Henri Gonnard (1873).

Archives départementales de la Loire, cote CHDIVDEM 78_2
Archives départementales de la Loire, cote CHDIVDEM 78_2

Cote : Collection Chaleyer, Album du Forez, CHDIVDEM 78/2

Analyse matérielle :gravure à l’eau-forte, tirage sur papier, 24,5 x 32 cm.

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La gravure présentée fournit une illustration rare d'un ouvrage d'art sur la ligne de chemin de fer Saint-Étienne-Andrézieux, la première ligne de chemin de fer continental (1827). Elle est signée H. Gonnard (1873). Il s'agit d'Henri (ou Henry) Gonnard, qui utilise ses talents de graveur pour ses activités historiques et archéologiques.

Né à Montbrison en 1834, membre de la Diana en 1872, Henri Gonnard fait partie des milieux érudits foréziens. Travaillant au secrétariat de la Ville de Saint-Étienne depuis 1866, il devient en 1872 conservateur du Musée de Saint-Étienne, dont il publie le premier catalogue en 1876. Il est mis à la retraite en 1886 et meurt en 1912.

Doté d’indéniables talents de dessinateur, il s’en sert pour documenter les monuments historiques du Forez. Il a notamment contribué au relevé des armoiries et autres décors de la salle de la Diana de Montbrison, qui lui serviront pour la monographie qu’il publiera à ce sujet en 1875. Érudit autodidacte, ses talents sont mis à profit dans le Bulletin de la Diana, sur des sujets divers, comme le cimetière gallo-romain de Roanne, des monnaies médiévales découvertes dans la région, ou des notices biographiques de peintres…

Il documente ainsi sa gravure d'une légende particulièrement précise (dates de temps et de lieu), qui est une donnée éminemment précieuse aujourd'hui, puisqu’il reste très peu de vestiges de cette ligne, hormis le pont du Bois-Monzil (Villars), construit en pierre de taille. Le pont représenté sur la gravure est rudimentaire (la ligne est à voie unique), et fait partie des nombreux ouvrages d’art réalisés pour franchir le cours du Furan jusqu’à la Loire.

Imaginée par Louis de Gallois et Louis-Antoine Beaunier, tous deux ingénieurs en chef des mines, après en avoir vu l’exemple en Angleterre, la ligne de chemin de fer entre le port d’Andrézieux et la zone du Pont-de-l’Âne est autorisée par une ordonnance de Louis XVIII en 1823. En 1824 est constituée la Compagnie du chemin de fer de Saint-Étienne à la Loire pour construire et exploiter la ligne.

La ligne est ainsi ouverte en juin 1827, elle sert au transport de marchandises, essentiellement la houille, jusqu’en 1832, date à laquelle elle accueille des voyageurs. La traction est hippomobile, jusqu’en 1844, quand les chevaux sont remplacés par deux machines à vapeur.



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