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Trésors d'Archives

Dessin d’un mineur de fond

Minute de la lettre du préfet au directeur de la Sûreté générale du ministère de l'Intérieur, relative aux mesures prises pour assurer la sécurité lors des manifestations du 1er mai 1892 (24 avril 1892).

Archives départementales de la Loire, cote 1 M 543
Archives départementales de la Loire, cote 1 M 543

Cote : 1 M 543

Analyse matérielle : document sur papier, 30 x 20 cm.

Pour voir le document en ligne : cliquez ici

 

 

Au détour d'une liasse d'archives, il arrive de trouver un détail qui surprend le chercheur tant par son caractère aussi singulier qu'insolite, tel ce dessin de mineur de fond.

Ce dessin interpelle par sa qualité et l'endroit où il figure, là où personne n’aurait en principe dû le voir, au dos d'un brouillon de la réponse du Préfet à une lettre du ministère de l'Intérieur.

Qui est l'auteur de ce dessin ? On ne sait..., mais ce dessin donne vie et âme à cette lettre permettant à l’auteur et au lecteur de sortir du cadre austère des procédures administratives.

Pourquoi un mineur de fond ?  Ce personnage a été certainement choisi en raison du thème du dossier où il est archivé.

Il s'agit d’un dossier relatif aux manifestations du 1er mai 1892, le préfet ayant en charge l'organisation du maintien de l’ordre lors des manifestations publiques, dans le cadre de ses missions de police générale. 

Depuis trois ans, le jour du 1er mai est devenu le jour de manifestation et de revendication des syndicats ouvriers. C'est en 1889 que l'Internationale socialiste a choisi cette date comme journée internationale des travailleurs, en hommage à la grève massive des ouvriers américains de 1886 pour la journée de travail de 8 heures, qui s'était conclue tragiquement par plusieurs morts.

En France, ces manifestations ont donné lieu parfois à des drames, comme en 1891 à Fourmies, dont le bilan mortel a marqué les esprits.

Bien qu’à Saint-Étienne, les manifestations des années précédentes se soient déroulées dans le calme, afin d’éviter tout débordement, le préfet de la Loire a informé le parti socialiste de Saint-Etienne que les manifestations sur la voie publique seraient interdites, que toute tentative de désordre serait « impitoyablement réprimée », la Bourse du travail, fermée, et les effectifs de maintien de l'ordre, renforcés. Si aucune disposition n'est prise pour la vallée du Gier, dans l'arrondissement de Roanne, en revanche, en raison de présence d’agitateurs, le préfet a requis les gendarmes à Roanne, Charlieu, Belmont, et à la Gresle.

La journée du 1er mai 1892 se déroule finalement sans incident dans l’ensemble du département.




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