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Trésors d'Archives

L’anarchiste Ravachol

Commission rogatoire du juge d’instruction de Montbrison en date du 3 juillet 1891 transmise aux forces de police par le juge d’instruction de Bourges (juillet 1891). Le Progrès illustré, (hebdomadaire), supplément littéraire du Progrès de Lyon, n° 81 du 3 juillet 1892. Déclaration du jury (23 juin 1892).

Archives départementales de la Loire, cote 1 J 794_2
Archives départementales de la Loire, cote 1 J 794_2

 Le Progrès illustré, (hebdomadaire), supplément littéraire du Progrès de Lyon, n° 81 du 3 juillet 1892.

Cote : 1 J 794/2

Analyse matérielle : document sur papier, 45 x 31 cm.

Pour voir le document en ligne : cliquez ici

 


Archives départementales de la Loire, cote 4 U 299_2
Archives départementales de la Loire, cote 4 U 299_2

Commission rogatoire du juge d’instruction de Montbrison en date du 3 juillet 1891 transmise aux forces de police par le juge d’instruction de Bourges (juillet 1891).

Cote : 4 U 299/2

Analyse matérielle : document sur papier, 28,5 x 44 cm.

Pour voir le document en ligne : cliquez ici


Archives départementales de la Loire, cote 4 U 299_2
Archives départementales de la Loire, cote 4 U 299_2

Déclaration du jury (23 juin 1892).

Cote : 4 U 299/2

Analyse matérielle : document sur papier, 32 x 21,5 cm.

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Une commission rogatoire est un acte par lequel un juge d’instruction ou un magistrat délègue ses pouvoirs à un autre juge d’instruction, un magistrat ou à un officier de police judiciaire pour qu’il exécute à sa place un acte d’instruction. Ici, A. Ferréol, juge d’instruction à Montbrison, les envoie dans toute la France (jusqu’en Algérie) pour rechercher et arrêter Ravachol, avec mention de son signalement.

La couverture du Progrès illustré représente la Cour d’assises de la Loire lors du procès de Ravachol et celui de ses deux complices (en haut à gauche). A droite, le parquet (le procureur Cabanes), plus haut à droite, on distingue la Cour avec, au centre, le président Darrigrand, entouré des deux assesseurs Allary et Leroux. En bas à gauche, sous les co-accusés, les trois avocats de la défense, puis, tout autour de la table, huissier, greffier et les douze jurés avec, au centre, une pièce à conviction.

Le jeudi 23 juin 1892, entre 1h et 3h, les jurés se retirent dans la chambre des délibérations. En votant, ils répondent aux questions de l’acte d’accusation en ces termes « l’accusé est-il coupable d’avoir commis... ». Cette délibération aboutit au verdict.La décision du jury, tant contre l’accusé que sur les circonstances atténuantes, se forme à la majorité et ne peut être soumise à aucun recours. Ravachol est déclaré coupable.

Né en 1859 à Saint-Chamond, François Claudius Koeningstein dit Ravachol (du nom de sa mère), est l’aîné d’une famille très modeste et éclatée (son père retourne définitivement aux Pays-Bas en 1866). Il devient ouvrier teinturier mais peine à faire vivre ses proches. Aussi prend-il assez tôt conscience de la dureté des conditions de travail et prête une oreille attentive aux revendications syndicales, devient gréviste, puis est licencié. Alternant chômage et travail, Ravachol glisse peu à peu dans la délinquance jusqu’au meurtre. Arrêté en juin 1891 à Saint-Étienne, il s’échappe de manière rocambolesque et fuit à Paris où il est recueilli par des camarades anarchistes. Ensemble, ils fomentent et commettent des attentats à la bombe contre des auxiliaires de justice qui avaient sévèrement condamné d’autres anarchistes. À nouveau arrêté, Ravachol est jugé une première fois par la Cour d’assises de la Seine, qui le renvoie à la Cour d’assises de la Loire afin qu’il réponde de ses crimes, notamment celui de l’ermite de Chambles. Il est condamné à mort et guillotiné le 11 juillet 1892 à Montbrison.



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