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Trésors d'Archives

Première visite d’un Président de la République à Saint-Étienne (29-30 mai 1898)

Menus sur soie des banquets offerts lors de la visite du président de la République Félix Faure à Saint-Étienne les 29 et 30 mai 1898.

Archives départementales de la Loire, cote 1 J 523_14
Archives départementales de la Loire, cote 1 J 523_14

 Cote : 1 J 523/14

Analyse matérielle : texte imprimé sur soie, 33 x 14,5 cm et 63 x 23,5 cm.

 Pour voir les documents en ligne : cliquez ici

 

 

Ces menus de banquets offerts en l’honneur de la visite d’un président de la République sont issus des archives privées en possession des Archives départementales. A cette occasion, la municipalité et la chambre de commerce et d’industrie saluent la venue du plus haut représentant de l’État en lui offrant des banquets républicains.

En 1898, la France est en pleine Affaire Dreyfus, une certaine agitation politique règne dans le pays. On craint des attentats fomentés par des anarchistes et/ou par des étrangers. Félix Faure est président depuis plus de trois ans, et par sa position au-dessus des partis il tente de rassembler les Français en parcourant le pays. C’est dans ce contexte que le président de la République souhaite, sur la suggestion notamment des industriels ligériens et stéphanois, honorer pour la première fois Saint-Étienne d’une visite présidentielle. La Sheffield française, tel est était le surnom de la ville à cette époque, connait également une certaine agitation politique.

Le président Faure arrive en train spécial à la gare de Châteaucreux le dimanche 29 mai 1898 à dix heures du matin. Durant cette journée, il inaugure le monument aux combattants de 1870-71 et le nouvel hôpital de la ville, il visite le Palais des Arts ainsi que l’Hôtel-Dieu. À midi, il est l’invité d’honneur d’un banquet organisé par la municipalité stéphanoise au lycée de la ville, dont on voit sur le menu sur soie blanche qu’il est préparé par le restaurant Dupré de Saint-Étienne. Les mets nombreux, comme il se doit à l’époque, ainsi que les vins n’ont rien de particulièrement ligériens. Dans la soirée un « punch » est organisé par les édiles à l’Hôtel de Ville. Le lendemain, lundi 30 mai, le programme est chargé pour le premier des Français. En effet, il visite l’École professionnelle, la manufacture d’armes, la chambre de commerce, l’École des mines, l’usine Giron, les aciéries Barrouin, chemin du Marais (non loin de l’actuel site des Archives départementales), un atelier de famille ainsi que le théâtre. Il assiste même à un concours de gymnastique, très en vogue à cette époque. Seul intermède à ce marathon, un banquet organisé par la chambre de commerce et d’industrie à l’usine Mimard, cours Fauriel (future Manufrance). Le menu sur soie bleue nous indique qu’il est préparé par la maison Wattebled de Lyon.

Cette visite dense et rapide s’achève par le départ du président en train à 23 heures accompagné notamment d’un maître d’hôtel, de deux huissiers, d’un valet de chambre et de deux valets de pied. Signalons qu’au plus fort de la visite, le cortège présidentiel compta jusqu’à 34 voitures hippomobiles.

Ces deux menus sur soie, qui étaient sans doute en possession d’un des convives, symbolisent bien le savoir-faire stéphanois en matière de tissus précieux et de qualité.

 

 




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