TRIBUNES LIBRES

Septembre-Octobre 2019

GROUPE UNION POUR LA LOIRE

DES TERRITOIRES UNIS POUR UNE DÉCENTRALISATION EFFICACE, MODERNE ET PRAGMATIQUE

Notre Collectivité oeuvre, depuis quelque temps maintenant, à un rapprochement avec les départements voisins. Cette volonté de pousser la coopération au-delà des frontières pour améliorer aussi bien les relations que les projets structurants extradépartementaux, nous paraît indiscutablement aller dans le sens de l'Histoire, celle d'une France fidèle à ses valeurs d'unité de l'État, avec des territoires forts qui discutent et innovent.

Depuis 1981, les différentes phases de décentralisation ont façonné le paysage territorial français, le rendant parfois complexe, flou, distant voire inefficace aux yeux des citoyens. Dès lors, notre mille-feuille administratif n'a cessé de gonfler, voyant émerger de nouvelles strates venant elles-mêmes s'intercaler entre les échelons existants.

Aujourd'hui, notre pays et ses territoires souffrent de notre système actuel car il est trop strict et cloisonné : chaque collectivité dispose en effet de prérogatives propres ne pouvant être appliquées par d'autres. En ce sens, la suppression de la Clause générale de compétence ne nous permet pas d'agir au mieux pour le développement des territoires, ni d'être au plus près des attentes de nos concitoyens.

Nous militons depuis longtemps pour plus de souplesse et de liberté, gage de modernisation, d'efficacité et de réussite pour la France et les Français.

La loi du 2 août 2019 relative aux compétences de la Collectivité européenne d'Alsace aurait pu être le point de départ d'un nouvel acte consacrant les libertés locales partout en France. Malheureusement, le législateur en a finalement décidé autrement, choisissant de créer une collectivité singulière, aux pouvoirs élargis, et dont les contours ne peuvent s'appliquer aux autres.

En avril dernier, le Président de la République annonçait un nouvel acte de décentralisation, sans en préciser ni le contenu ni le calendrier.

Notre organisation administrative et politique est devant un virage qu'il faut prendre : celui des territoires unis dans la modernité et des libertés !

Cet acte ne doit pas être un énième « chambouletout » comme ce fut le cas trop souvent. Il ne doit pas non plus être une coquille vide, dont les faiblesses aggraveraient la situation et nous laisseraient dans l'instabilité que nous connaissons depuis presque dix ans. Cet acte doit poser les bases d'une nouvelle organisation, pragmatique et par-dessus tout, pérenne.

À travers le travail que nous avons engagé avec nos voisins, c'est une certaine idée de cette décentralisation que nous nous faisons, celle d'une décentralisation sortie du carcan normatif et qui permet de construire un territoire au service de ses habitants.

Voilà pourquoi nous appelons de nos voeux un véritable acte érigeant la co-construction et la liberté d'entreprendre au pinacle d'un nouveau système qui n'oppose pas les collectivités locales mais, au contraire, les rassemble dans le seul et unique objectif d'un meilleur service rendu.

Canton d'Andrézieux-Bouthéon Michèle Maras / Sylvain Dardoullier
Canton de Boën Chantal Brosse
Canton de Charlieu Clotilde Robin / Jérémie Lacroix
Canton du Coteau Véronique Chaverot / Daniel Fréchet
Canton de Feurs Marianne Darfeuille / Pierre Véricel
Canton de Montbrison Annick Brunel / Jean-Yves Bonnefoy
Canton du Pilat Valérie Peysselon / Georges Bonnard
Canton de Rive-de-Gier Séverine Reynaud / Jean-Claude Charvin
Canton de Saint-Chamond Solange Berlier / Hervé Reynaud
Canton de Saint-Étienne 1 Fabienne Perrin / Georges Ziegler
Canton de Saint-Étienne 2 Alexandra Ribeiro Custodio / Jean-François Barnier
Canton de Saint-Étienne 4 Christiane Jodar / Paul Celle
Canton de Saint-Just Saint-Rambert Colette Ferrand / Alain Laurendon
Canton de Sorbiers Corinne Besson-Fayolle / Yves Partrat

Les élus du Groupe Union pour la Loire
www.unionpourlaloire.fr

 


 

GROUPE GAUCHE RÉPUBLICAINE ET CITOYENNE

MIEUX SERVIR NOS TERRITOIRES ET LEURS HABITANTS EN COOPÉRANT AVEC LES DÉPARTEMENTS VOISINS : TROIS CONDITIONS POUR Y PARVENIR !

C'est une belle intention que de vouloir coopérer avec les départements voisins pour conforter nos réflexions et notre action afin de mieux honorer nos missions de solidarité ! À l'opposé de la Contre– Réforme territoriale imposée, cette démarche pourrait redonner à la coopération entre collectivités la place qu'elle doit retrouver au service d'une action publique humainement responsable et solidaire ! Par contre, une évidence s'impose déjà : cette coopération engagée pour l'instant avec la seule Haute-Loire ne brillera que sur le sud de notre département... Pour trouver tout son sens, ce projet de coopération devra donc très vite associer nos 6 départements limitrophes. Pour des raisons historique et géographique, ce projet aurait même mérité d'être initié prioritairement avec l'actuel département du Rhône ! Mais cette belle intention de coopérer avec nos départements voisins doit s'approprier aussi les priorités sur lesquelles nous devons mobiliser toute notre vigilance pour renforcer notre capacité à faire vivre durablement les solidarités départementales ! Ainsi, une réforme fiscale annoncée pourrait bien enlever à notre collectivité son autonomie déjà si réduite : Nos collectivités départementales doivent préserver leur capacité d'agir de façon responsable et ne doivent pas devenir des agences de l'État ! L'évaporation sournoisement organisée des services publics est une autre préoccupation rejoignant notre mission de solidarité territoriale : nous devons agir auprès de l'État et sans cesse rappeler que les services publics relèvent d'un Bien Commun au service du « Bien Vivre Ensemble Partout ». Ces priorités si essentielles à défendre font partie des réflexions que nous devons partager avec l'ensemble des départements voisins : cette coopération sincère nous donnera la force de faire comprendre au pouvoir central que les solidarités départementales doivent disposer des moyens nécessaires pour que notre société retrouve sa cohésion, et nos territoires leur vitalité ! La démocratie, libérée de la politique politicienne, sera la force de cette résistance constructive qui doit être partagée par l'ensemble de nos Assemblées ! Un contre-exemple d'actualité l'illustre parfaitement : notre Assemblée doit reprendre la main sur les négociations entre notre Collectivité et Saint-Étienne Métropole pour contrer le risque que la création de la Métropole stéphanoise n'affaiblisse l'assiette des moyens de nos solidarités départementales !

Groupe « Gauche Républicaine et Citoyenne » : Jean BARTHOLIN

 


 

GROUPE LOIRE SOLIDAIRE

UNE CENTRALE À BITUME À BOËN-SUR-LIGNON : LA MAJORITÉ DÉPARTEMENTALE EN PLEINE INCOHÉRENCE !

Le projet d'implantation, à Boën-sur-Lignon, d'une usine de production d'enrobé à chaud et de concassage vient de faire l'objet d'une enquête publique complémentaire, après une première enquête en 2018, laquelle avait mis en évidence une vive opposition locale au projet, nourrie par de légitimes inquiétudes en matière de santé, de préservation du cadre de vie et de l'environnement.

Les premières conclusions de l'enquête présentaient de fortes réserves sur l'impact sanitaire d'une telle installation et sur son insertion routière. Sur ce dernier point, nous avons pris connaissance de « la lettre d'engagement » du Département concernant le projet de création d'un accès direct à la route départementale voisine, en contradiction avec la politique départementale qui restreint la création de voies d'accès à la voirie départementale, pour des raisons évidentes de sécurité routière.

Ce soutien départemental nous semble par ailleurs en parfaite contradiction avec la politique environnementale affichée par notre Assemblée, en particulier avec la récente signature d'une convention sur la protection des étangs du Forez. Ces étangs, situés à proximité du site choisi pour l'installation d'une « usine à goudron », sont classés en zone « NATURA 2000 ». Or, une récente expertise hydrogéologique a démontré des risques effectifs de pollution...

Cet engagement départemental est également en contradiction avec l'avis défavorable émis par l'Agence Régionale de Santé. Ce type d'activité est générateur d'effets désastreux sur la santé : fumées potentiellement cancérigènes, odeurs, bruits, poussières... L'implantation géographique choisie est particulièrement inacceptable, en raison de la proximité immédiate d'un EHPAD, d'une cité scolaire (1 000 élèves), d'un complexe sportif, d'activités artisanales et commerciales, d'exploitations agricoles et de quartiers résidentiels, qui seront fortement impactés...

Plus largement, cet engagement est en contradiction avec la volonté de notre institution de promouvoir un développement durable soucieux de la protection de l'environnement et de placer l'humain au coeur de ses préoccupations.

Sur le plan démocratique, force est de constater l'absence de prise en compte de l'avis de la population (2 682 contributions négatives à l'enquête publique). La catastrophe récente provoquée par l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen montre bien, hélas, l'incohérence et la dangerosité de l'implantation d'activités industrielles potentiellement dangereuses dans une zone fortement urbanisée. La majorité départementale n'en tirerat- elle aucune leçon ?

Le Président, Pierrick COURBON, et ses collègues Arlette BERNARD, Nathalie DESA-FERRIOL, Brigitte DUMOULIN, Régis JUANICO, Jean-Jacques LADET, Eric MICHAUD, Marie-Michelle VIALLETON.

Contact : Groupe « Loire Solidaire » – 04 77 59 32 03

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