INITIATIVES
Novembre-Décembre 2019
Lionel Bourg

BRAVO L’ARTISTE

IL EMPRUNTE LES CHEMINS VARIÉS DE LA PROSE ET DU VERS… CE SEPTUAGÉNAIRE STÉPHANOIS A REÇU LE PRIX LUCIEN NEUWIRTH LORS DE LA FÊTE DU LIVRE DE SAINT-ÉTIENNE 2019, QUI RÉCOMPENSE UNE PLUME LOCALE OU RÉGIONALE. SON OUVRAGE : C’EST LÀ QUE J’AI VÉCU, AUX ÉDITIONS QUIDAM.

Sous les feux des projecteurs et au rythme des applaudissements de l'assistance, Lionel Bourg s'émeut. Empruntant son titre à un vers de Baudelaire, son ouvrage C'est là que j'ai vécu révèle un auteur sensible, un style élaboré et naturel, un goût pour la langue française. « Je pars en balade réelle ou imaginaire à travers ma ville, comme Jean-Jacques Rousseau errait à travers la campagne », confie-t-il. Primé le 18 octobre lors de la soirée de remise des prix littéraires de la Fête du Livre de Saint-Étienne, le Ligérien n'en est pas à son premier ouvrage : une trentaine de livres s'affichent à son palmarès. Dans son dernier récit, à caractère autobiographique, c'est de poésie dont il est question. Lionel Bourg revisite sa ville charbonneuse et envoûtante qui lui colle à la peau. Ce féru de littérature est aussi un amateur d'art, de peinture, de sculpture. Quant à son attrait pour les mots, il lui vient de sa mère et de son enfance. « Après le décès brutal de mon frère, je me suis enfermé dans ma bulle, je ne parlais plus. Mais j'étais fasciné par les mots. J'écoutais ma mère, modeste femme, qui chantait à longueur de temps et récitait des poèmes de Victor Hugo. » Et les mots ont vaincu.

L BOURGBonus WebEn empruntant son titre à un poème de Baudelaire, C'est là que j'ai vécu n'a d'ambition que de s'inscrire dans un récit où le local affirme sa vocation universelle. Le rapport que l'on entretient avec le lieu de son existence, une ville ici, se nourrit d'attraction comme de répulsion : comment se contenter d'être assignéà une quelconque résidence ?

Lionel Bourg revisite pourtant une cité qui lui colle à la peau, la maudirait-il parfois, amoureusement bien sûr. Presque trente ans après Fragments d'une ville fantôme, l'univers qu'il arpente désormais s'avère à la fois intime et chargé de présences qui n'ont rien d'anecdotiques.

C'est qu'à Saint-Etienne comme ailleurs, même trivial, le réel épouse la plupart des songes.

Crédit photos : DR


 

C’est là que j’ai vécu, Quidam Éditeur (2019), 14 €
www.quidamediteur.com
https://fetedulivre.saint-etienne.fr

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