DOSSIER
La pouponnière départementale, un cocon social
Mars-Avril 2020
SOCIAL

La pouponnière départementale, un cocon social

Chargé de l’Aide sociale à l’enfance, le Département de la Loire autorise et finance une pouponnière. Cette structure spécialisée dans l’accueil des tout-petits nous a ouvert ses portes. Reportage.

À Saint-Genest-Lerpt, à l'orée d'une banlieue résidentielle discrète, dans un complexe sécurisé, la pouponnière départementale accueille, choie et protège une vingtaine de nourrissons et d'enfants, âgés de 0 à 3 ans, que leur ont confiés les services de la protection de l'enfance. Seuls quelques intervenants extérieurs, accèdent à l'atrium et au jardin d'enfants où se divertissent les bambins dans une ambiance paisible. Parmi eux, un Père Noël bénévole, le personnel de la ludothèque de Saint-Étienne ou, plus original, les élèves maîtrisiens de la Loire (voir encadré).

AIDER À RECONSTRUIRE

« Nous accueillons des enfants qui ont vécu des épreuves difficiles et nous devons à la fois observer leur développement et leur croissance mais aussi les aider à reconstruire des liens affectifs avec les autres », précise Émilie Giardina, auxiliaire de puériculture, au sujet de la qualité de l'accueil proposé et élaboré autour des enfants. Émilie et ses collègues assument une fonction de substitut parental et sont autant travailleurs sociaux que nounous. Les enfants voient leurs parents régulièrement et, dans certains cas, en présence d'un médiateur.

ACCOMPAGNER PAS À PAS

À l'abri des murs de la pouponnière départementale, les nourrissons effectuent leurs premiers pas, prononcent leurs premiers mots et goûtent pour la première fois à des aliments solides. Des progrès que les auxiliaires de puériculture consignent dans leurs rapports d'observation, lesquels renseignent les services sociaux et judiciaires sur l'évolution comportementale des enfants : « Lorsqu'est décidé le retour de l'enfant auprès de ses proches ou de le confier en famille d'accueil, c'est son intérêt mais aussi son aptitude à intégrer un nouvel environnement qui priment », se félicitent Émilie et sa collègue Sonia Dal Molin. Structure d'urgence, où sont accueillis notamment des bébés en danger dans leur milieu familial, la pouponnière départementale est également un lieu de vie. Ces très jeunes enfants y grandissent sereinement.

Fabienne PerrinFabienne PERRIN
Présidente du Foyer départemental de l’enfance et de la famille (FDEF)

" Notre Département a fait le choix de financer la pouponnière départementale, ce qui n'est pas le cas de toutes les collectivités. Elle a accueilli 39 enfants en bas âge en 2019, avec une durée de séjour moyenne de 8 mois. Le maintien des liens dans les fratries est une de nos priorités. "

Quand la Maîtrise pouponne

Les élèves de la Maîtrise de la Loire, des collégiens qui apprennent le chant choral, la danse et le théâtre en horaires aménagés, ont écrit et imaginé des chansons chorégraphiées pour les nourrissons de la pouponnière en lien avec les professionnels. Ces chansons visent à apaiser et éveiller les tout-petits grâce aux pouvoirs de la musicothérapie. Elles ont pu leur être chantées une première fois lors d’une rencontre en présence des puéricultrices et seront enregistrées en studio d’ici juin.

Crédit photo : Hubert Genouilhac

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