TRIBUNES LIBRES

Mars - Avril 2020

GROUPE UNION POUR LA LOIRE

BUDGET DÉPARTEMENTAL : PLUS DE 800 M€ AU SERVICE DE LA LOIRE ET DES LIGÉRIENS !

Élément déterminant dans la vie de notre Collectivité, le budget pour 2020 a été adopté. Ce budget de plus de 800 M€ est établi avec rigueur et responsabilité, offrant à la fois des marges de manoeuvre importantes pour l’investissement et donc pour l’avenir, mais aussi en faisant en sorte de ne pas obérer les générations futures, à qui nous ne devons pas laisser la facture d’une gestion irréfléchie, sans cap ni objectifs.

Un budget qui permet d’assurer pleinement nos missions régaliennes

Le Département est bien la Collectivité qui accompagne l’ensemble de la population du plus jeune au plus grand âge, que ce soit dans les collèges (30M€), sur les routes (33M€) mais aussi au niveau des solidarités humaines (449M€), véritable clef de voûte de nos missions.

Le Département est un rempart contre les exclusions, un bouclier qui protège les plus fragiles. Voilà pourquoi 65 % de notre budget est consacré aux solidarités et à l’accompagnement, le plus humain possible, des personnes dans le besoin.

Un budget qui prépare demain dès aujourd’hui

Toujours soucieux de rendre notre action plus efficace tout en réduisant nos dépenses de fonctionnement, nous dégageons un investissement fort de 87,7 M€. Nous savons que l’investissement est moteur d’activité, porteur d’emplois et permet de doter notre département des infrastructures nécessaires à son développement harmonieux et continu.

C’est bien en investissant et en accompagnant les investissements portés par les communes et intercommunalités sur l’ensemble du territoire, que nous améliorons le cadre de vie des Ligériens, et favorisons l’économie locale. En ce sens, nous avons une fois de plus fait le choix de sanctuariser, à hauteur de 33 M€, les aides aux communes et intercommunalités, tant nous estimons évident de travailler conjointement pour l’avenir de nos territoires.

Un budget marqué par un fort désendettement sans augmenter les impôts

Gérer les finances d’une collectivité, c’est garder à l’esprit qu’il s’agit d’argent public, le nôtre à tous. Chaque euro dépensé doit être utile et nécessaire.

C’est notre bonne gestion qui nous permet de désendetter notre Collectivité de façon très importante. 15,1 M€ pour 2020, soit près de 29 M€ depuis 2015 pour le désendettement. Nous le devons aux Ligériens d’aujourd’hui et de demain car il serait irresponsable de laisser à nos enfants un endettement synonyme d’immobilisme imposé.

Ce budget, construit de façon ambitieuse, protège et préserve au maximum le pouvoir d’achat des Ligériens. Voilà pourquoi depuis 2011, nous faisons le choix de ne pas augmenter les impôts, plaçant notre Département parmi les 6 Départements de même strate avec le taux le plus bas.

Canton d'Andrézieux-Bouthéon Michèle Maras / Sylvain Dardoullier
Canton de Boën Chantal Brosse
Canton de Charlieu Clotilde Robin / Jérémie Lacroix
Canton du Coteau Véronique Chaverot / Daniel Fréchet
Canton de Feurs Marianne Darfeuille / Pierre Véricel
Canton de Montbrison Annick Brunel / Jean-Yves Bonnefoy
Canton du Pilat Valérie Peysselon / Georges Bonnard
Canton de Rive-de-Gier Séverine Reynaud / Jean-Claude Charvin
Canton de Saint-Chamond Solange Berlier / Hervé Reynaud
Canton de Saint-Étienne 1 Fabienne Perrin / Georges Ziegler
Canton de Saint-Étienne 2 Alexandra Ribeiro Custodio / Jean-François Barnier
Canton de Saint-Étienne 4 Christiane Jodar / Paul Celle
Canton de Saint-Just Saint-Rambert Colette Ferrand / Alain Laurendon
Canton de Sorbiers Corinne Besson-Fayolle / Yves Partrat

Les élus du Groupe Union pour la Loire 


 

GROUPE GAUCHE RÉPUBLICAINE ET CITOYENNE

NOS COLLECTIVITÉS DÉPARTEMENTALES DOIVENT PRÉSERVER LEUR AUTONOMIE RESPONSABLE... Y COMPRIS POUR COMPENSER LE DÉSENGAGEMENT DE L'ÉTAT !

Un cadre oppressant asphyxie « lentement mais sûrement » la capacité d’agir de nos Collectivités départementales. Bientôt, une réforme fiscale très ambiguë pourrait servir de prétexte pour anéantir leur autonomie en leur retirant la Taxe sur le Foncier Bâti, dernier levier fiscal dont elles disposent : un « tour de passe-passe » aurait pour objectif de compenser ainsi l’évaporation de la Taxe d’Habitation, promesse sans réflexion partagée quant à ses conséquences… Les Départements, devenus totalement dépendants des dotations de l’État, perdraient alors leur statut de Collectivité territoriale autonome et responsable ! Cela serait d’autant plus grave que, depuis plus de deux décennies, l’État n’a cessé de se désengager sur le dos des Collectivités départementales sans leur transférer les moyens durables d’assumer les missions imposées. Puis, année après année, réforme après réforme, ces mêmes Collectivités ont vu leur capacité d’agir se réduire « à petit feu »… Imaginons que les Départements n’aient plus la capacité d’assurer les nombreuses responsabilités que le désengagement de l’État leur a ainsi imposées ! Cette perspective inquiétante suscite une grave question : l’intention cachée serait-elle de dévitaliser l’Action Publique responsable et solidaire… cela au bénéfice de qui ? Notre Assemblée départementale a le devoir de résister à cette dévitalisation déshumanisante de l’Action Publique en défendant sa raison d’être : faire vivre les solidarités humaines et territoriales au côté de l’action locale communale. Notre groupe a donc proposé à notre Assemblée d’adopter un Voeu à l’adresse du Président de la République « pour que les solidarités départementales retrouvent leur légitimité et les moyens d’agir ». Si ce Voeu a été adopté à l’unanimité, nous devons partager et prolonger ensemble cette résistance constructive en rappelant au Président de la République son propre devoir : il ne doit pas oublier qu’il est le garant de nos Institutions selon notre Constitution qui dit aussi que la France est une République décentralisée ! Or, l’intention humainement émancipatrice de la décentralisation, soucieuse que vivent vraiment nos valeurs républicaines, est le seul modèle capable de reconstruire la cohésion de notre société et de revitaliser nos territoires… perspectives qu’il devient urgent d’engager avec sincérité !

Jean BARTHOLIN, Violette AUBERGER, Pascale VIALLE-DUTEL

 


 

GROUPE LOIRE SOLIDAIRE

TRANSFERT DE COMPÉTENCES À SAINT-ÉTIENNE MÉTROPOLE : DES CONDITIONS INACCEPTABLES !

Réuni en Assemblée plénière, le Conseil départemental s'est prononcé fin décembre sur le transfert de compétences du Département à Saint-Étienne Métropole (SEM).

Au final, cinq compétences sont transférées : le Fonds d'Aide aux Jeunes en Difficulté, le Fonds de Solidarité au Logement, la prévention spécialisée, la voirie départementale sur le territoire de SEM et le tourisme.

Ce transfert nous laisse un arrière-goût amer : celui de la dilution progressive de l'action départementale... comme le prévoit la Loi NOTRe.

Mais l'on retiendra surtout la méthode : 2 ans de négociations en catimini, sans information donnée aux élus, et en définitive, un rapport qui est apparu « bâclé » sur le fond, et voté en urgence avant le 1er janvier !

Le transfert des compétences reste plein d'incertitudes, tant sur le plan politique (le devenir de certaines politiques publiques) que sur le plan social, en ce qui concerne le transfert des personnels. Des inquiétudes portent notamment sur la Prévention spécialisée : cette politique relève du champ de la protection de l'enfance et remplit avant tout une mission éducative. SEM ne doit pas l'assimiler à un outil sécuritaire de lutte contre la délinquance. Nous déplorons aussi le manque de clarté du transfert de la voirie départementale. Qu'en est-il du devenir des investissements prévus, annoncés, reportés ? Est-ce que SEM s'engage, par exemple, à réaliser le doublement de la RD 201 entre Villars et La Ricamarie ? Rien n'est moins sûr ! Sur le plan social, de nombreux agents dont le transfert est acté demeurent à ce jour dans le flou le plus complet quant à leur avenir. Alors que le transfert est désormais voté, ce manque d'information est humainement et socialement inadmissible.

Pour ce qui est du tourisme, c'est le grand saut dans l'inconnu, avec un éclatement des missions, un transfert de charges de 700 000 €, sans aucune garantie que cet argent finisse par revenir à l'Agence de développement touristique de la Loire, ni même au tourisme tout court !

Plus largement, le transfert de compétences était annoncé comme devant permettre de faire des économies, d'avoir une meilleure lisibilité dans la répartition des compétences entre Collectivités et une meilleure efficacité de l'action publique : c'est trois fois raté !

L'accord accepté par la majorité départementale n'est pas un accord équilibré, mais bien une capitulation en rase campagne de l'exécutif, une convention léonine qui ne défend pas les intérêts du Département, lequel se laisse docilement phagocyter par la Métropole.

Le Président, Pierrick COURBON, et ses collègues Arlette BERNARD, Nathalie DESA-FERRIOL, Brigitte DUMOULIN, Régis JUANICO, Jean-Jacques LADET, Eric MICHAUD, Marie-Michelle VIALLETON.

Groupe « Loire Solidaire », Socialistes, Écologistes et Apparentés 9, rue Charles de Gaulle – 42000 Saint-Étienne – Tél. 04 77 59 32 03

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