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À VOS CÔTÉS
Septembre-octobre 2020
INSERTION

L’insertion, un travail d'équipe

Percevoir le RSA* n'est pas une fatalité ! 200 agents du Département aident les allocataires à sortir du dispositif en réussissant leur insertion socioprofessionnelle.

Lorsqu’elle reçoit un nouvel allocataire du RSA, Lydie Gargowitsch, référente de parcours à Saint-Étienne, se garde de toujours de porter un jugement hâtif sur la maturité de son projet professionnel et ses chances de retour à l’emploi : « Qu’ils soient décevants ou satisfaisants, les résultats sont souvent insoupçonnés », justifie-t-elle. Chargée de l’accompagnement et du conseil de 80 allocataires du RSA, Lydie commence par évaluer la situation sociale de leur foyer afin de fixer la durée et les objectifs du contrat de solidarité active que les allocataires s’engagent à respecter : « La finalité d’un contrat n’est pas nécessairement la sortie du dispositif. On peut établir un contrat intermédiaire dont les objectifs visent à lever les freins à l’emploi. »

 

P22-23 Chiffres insertion

ACCOMPAGNEMENT INDIVIDUALISÉ


Assistante sociale de formation, Lydie détecte des réticences à l’employabilité qui peuvent être d’ordre matériel ou psychique. Elle dispose d’un éventail de partenaires capables d’aider les allocataires à traiter des problèmes de santé et d’addictions, de difficultés budgétaires ou un manque de formation. L’objectif d’un contrat de solidarité active peut être le passage du permis de conduire par exemple. Un besoin de mobilité que connaît bien son collègue Sébastien Mazoyon, référent de parcours à Roanne : « Sur notre territoire, l’offre d’emploi est dispersée, et en milieu rural le recours aux transports en commun est rarement une solution viable pour faire les allers-retours au travail ! »

 

CONFIANCE MUTUELLE

Fort de quinze ans d’expérience dans le métier, Sébastien classe la mobilité parmi les freins les plus sérieux à l’emploi avec le logement, la santé, le budget et le niveau de langage. Ce Roannais de toujours, très actif dans la vie associative, insiste sur la nécessaire dimension humaine du dispositif : « Pour rencontrer au bon moment, au bon endroit, la bonne personne, il faut faire confiance aux autres et prendre confiance en soi. Il est important d’établir cette relation avec un allocataire que l’on suit, sans quoi, il est difficile de l’aider à régler des problèmes d’ordre personnel, voire intime. » Cette confiance mutuelle doit bénéficier à l’allocataire car pour lui, les enjeux sont de taille. En effet, le référent de parcours n’est pas à son service ou à sa disposition. Le référent est, comme l’explique Sébastien, « entre le marteau et l’enclume ». Et renchérit Lydie : « Il y a de sérieuses contraintes au dispositif d’accompagnement ! » Lorsque les référents estiment que la réciprocité n’est pas de mise et qu’un allocataire ne consent pas aux efforts d’insertion auxquels il s’était engagé, ils saisissent la commission pluridisciplinaire du Département en vue de prononcer une suspension du RSA, temporaire ou définitive. Comme le rappelle Lydie : « Le respect du contrat signé est la condition sine qua non à notre accompagnement. »

* Revenu de solidarité active.

 

Barnier Jean-FrançoisJean-François BARNIER
Vice-président chargé du RSA et de l’insertion

" Le Département de la Loire ne se contente pas de verser le RSA, il est à l’avantgarde des dispositifs d’accompagnement socio-professionnel des bénéficiaires. Nos référents remplissent une mission primordiale en valorisant les compétences et en redonnant confiance aux Ligériens en manque de formation et d’expérience. "

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