Aller au menu Aller au contenu Aller à la recherche Aller à la page Accessibilité Aller à l'accueil
TRIBUNES LIBRES

Novembre - Décembre 2020

GROUPE UNION POUR LA LOIRE

L’ÉTAT DOIT FAIRE CONFIANCE AUX TERRITOIRES

Nous ne le répéterons jamais assez : la crise sanitaire et la lutte contre la Covid-19 ont montré que la France devait compter sur l’engagement sans faille de ses territoires et ses collectivités. Dans ce travail collectif, les Départements, plus que de simples relais de l’État, ont pris leurs responsabilités, avec de multiples initiatives, à la fois dans la protection des populations, mais aussi dans la relance économique. C’est en ce sens que nous avons décidé de débloquer 15 M€ pour favoriser cette relance, car c’est bien l’investissement qui crée l’emploi et les conditions d’une reprise économique.

Si la crise n’est pas encore derrière nous, nous restons totalement mobilisés pour poursuivre nos actions en faveur des Ligériens et des territoires. 

Pour autant, la période que nous traversons ne doit pas nous faire perdre de vue l’impérieuse nécessité d’un nouvel acte de décentralisation, donnant plus de libertés aux collectivités.

Le Département, échelon historique de la France décentralisée trop souvent malmené par le passé, doit être réhabilité comme collectivité de proximité, des solidarités et du quotidien. Cette crise a démontré la fragilité de notre modèle trop centralisé. Parallèlement, elle a confirmé la force des collectivités, dont la connaissance du terrain et la capacité d’actions ont été très efficaces et reconnues. C’est bien dans le collectif que notre  pays tire sa force. Charge à l’État aujourd’hui de faire confiance aux territoires, territoires qui ne doivent pas être à la remorque de décisions trop souvent inadaptées voire déconnectées des réalités et des besoins locaux. Une nouvelle méthode et une nouvelle coopération sont nécessaires.

Nous saluons la renaissance d’un commissariat au Plan, gage d’anticipation, de modernisation et de construction de la France de demain. Loin des agendas politiques qui n’ont de cesse de tricoter et détricoter des mesures à courte vue qui, de fait, n’ont pas le temps de porter leurs fruits, se doter d’une vision à long terme doit permettre à notre pays de mieux aborder les défis à venir.

Cette relance du commissariat au Plan doit être concomitante à la relance d’une décentralisation libérée, permettant de redonner aux collectivités territoriales des marges de manoeuvre suffisantes pour agir concrètement et répondre aux besoins locaux d’aujourd’hui et de demain. Il n’est plus temps d’imposer trop de normes, trop d’interdits. Il faut désormais délivrer les collectivités du carcan jacobin qui entrave les initiatives locales au détriment du développement des territoires.

Le Premier ministre a déclaré, cet été, vouloir s’appuyer sur les territoires pour amorcer la politique de relance. Nous lui répondons « chiche ! » : faites nous confiance et donnez-nous les moyens durables d’agir au plus près des besoins de nos concitoyens.

Canton d’Andrézieux-Bouthéon Michèle Maras / Sylvain Dardoullier Canton de Boën Chantal Brosse Canton de Charlieu Clotilde Robin / Jérémie Lacroix Canton du Coteau Véronique Chaverot / Daniel Fréchet Canton de Feurs Marianne Darfeuille / Pierre Véricel Canton de Montbrison Annick Brunel / Jean-Yves Bonnefoy Canton du Pilat Valérie Peysselon / Georges Bonnard Canton de Rive-de-Gier Séverine Reynaud / Jean-Claude Charvin Canton de Saint-Chamond Solange Berlier / Hervé Reynaud Canton de Saint-Étienne 1 Fabienne Perrin / Georges Ziegler Canton de Saint-Étienne 2 Alexandra Ribeiro Custodio / Jean-François Barnier Canton de Saint-Étienne 4 Christiane Jodar / Paul Celle Canton de Saint-Just Saint-Rambert Colette Ferrand / Alain Laurendon Canton de Sorbiers Corinne Besson-Fayolle / Yves Partrat

GROUPE GAUCHE RÉPUBLICAINE ET CITOYENNE

L’IMPLICATION CITOYENNE MÉRITE D’ÊTRE MIEUX RECONNUE CAR ELLE FAIT VIVRE NOS SOLIDARITÉS HUMAINES !

La crise sanitaire aura mis en évidence combien l’implication locale et citoyenne contribue à soutenir la vie humaine et la bonne santé de notre société. Ainsi, les associations d’aide à domicile ont multiplié les initiatives pour maintenir le lien social là où il était devenu vital. Cette crise aura aussi révélé combien cette implication fait vivre nos solidarités départementales. Un changement de paradigme prenant en compte l’engagement citoyen s’impose aujourd’hui pour que notre Action Publique puisse faire vivre avec sincérité nos valeurs républicaines. Certains Départements ont anticipé cette nécessité : ainsi, le Conseil Départemental des Landes a créé un Comité « Nouvelles Solidarités » regroupant des partenaires associatifs ou socio-économiques, et des personnalités riches de leur engagement dans la vie locale. La création de ce Comité  appelé à appréhender toutes les actions associatives et citoyennes de solidarité localement nécessaires est un signe fort de reconnaissance de la citoyenneté responsable : notre Conseil départemental devrait s’en inspirer ! Le prochain Schéma Directeur de l’Animation de la Vie Sociale qui doit nous être proposé par la CAF pourrait être une opportunité pour engager cette perspective…

Nous avons souvent alerté notre exécutif départemental sur la nécessité de mieux entendre les doléances des Ligériens bénévoles soucieux d’étoffer leur implication associative et de mieux répondre aux difficultés sociales en maintenant le lien humain. Nous insistons pour que soit renforcé notre soutien départemental aux initiatives associatives qui rendent possible le maintien à domicile par le portage de repas ou en assurant le transport et l’accompagnement des personnes âgées et handicapées dans leurs démarches médico-sociales. Il doit en être de même pour les associations qui, telles les écoles de musique, font vivre notre schéma départemental d’enseignement artistique et contribuent ainsi à une démarche éducative et culturelle si essentielle. Bien d’autres implications, soucieuses de l’accomplissement de nos Valeurs Républicaine et de notre Humanité, mériteraient le soutien de notre collectivité. Face aux défis de notre Société, l’implication citoyenne est devenue indispensable pour épauler nos Institutions républicaines car il y a tant à faire pour rétablir les conditions de la cohésion sociale et de l’épanouissement humain dans tous nos territoires !

Jean BARTHOLIN, Violette AUBERGER,  Pascale VIALLE DUTEL 

GROUPE LOIRE SOLIDAIRE

CRISE SANITAIRE ET SITUATION DANS LES EHPAD

La situation dans les EHPAD du Département de la Loire nous interroge depuis bien avant la crise sanitaire qui nous touche depuis le mois de mars.

À ce titre, nous avons régulièrement souligné la nécessité d’un bilan global du fonctionnement des établissements d’accueil, ainsi que celle d’un regard tout particulier sur la hauteur insuffisante des financements, sur les conditions de travail des personnels, leur recrutement, leur formation et, en définitive, sur les conditions de vie des personnes âgées dont les niveaux de dépendance s’aggravent au fil du temps, l’installation d’une forme de « maltraitance institutionnelle » étant alors parfois évoquée par les familles comme par les personnels et les personnes âgées elles-mêmes. 

La crise sanitaire liée à l’épidémie de Coronavirus a bien sûr fortement dégradé cette situation déjà précaire. En France, plus de 11 000 personnes âgées sont décédées en institution. Le personnel s’est trouvé soumis à de nouvelles contraintes professionnelles avec un risque de contamination important majoré par une dégradation des conditions de travail.

Le lien entre administration et familles à travers l’application d’un confinement très strict s’est tendu du fait d’une absence régulière de communication et de concertation. À cet égard, un certain nombre de collectifs de familles nous ont signalé la non-saisine systématique des Conseils de Vie Sociale (CVS), pourtant obligatoire.

Les personnes âgées dépendantes ont vu leur situation se dégrader, avec un sentiment de solitude et l’émergence fréquente d’un « syndrome de glissement » redouté qui se caractérisait par l’apparition de graves troubles neuropsychologiques inexistants auparavant.

À l’heure de la tant redoutée deuxième vague épidémique, nous avons à nouveau porté la question des EHPAD lors des débats de la séance d’octobre de l’Assemblée départementale. Nous avons notamment plaidé pour une homogénéisation, le cas échéant, des pratiques de « reconfinement » total ou partiel dans les différents établissements, mais aussi pour une prise en compte accrue de la situation personnelle des salariés, des moyens thérapeutiques et préventifs mis à leur disposition, pour un véritable soutien psychologique et l’effectivité des recrutements nécessaires.

Nous avons par ailleurs exigé que soit renforcé le lien avec les familles dans un esprit d’information, de façon à éviter les blocages relationnels vécus lors de la première vague épidémique mais aussi afin de trouver un bon équilibre entre prévention de la transmission virale et dégradation de l’état de santé des résidents âgés.

Le Président, Pierrick COURBON, et ses collègues Arlette BERNARD,
Nathalie DESA-FERRIOL, Brigitte DUMOULIN, Régis JUANICO,
Jean-Jacques LADET, Éric MICHAUD, Marie-Michelle VIALLETON.
Contact : Groupe « Loire Solidaire » – 04 77 59 32 03

Version imprimable - Nouvelle fenêtre Envoyer à un ami Haut de page :