Aller au menu Aller au contenu Aller à la recherche Aller à la page Accessibilité Aller à l'accueil
TRIBUNES LIBRES

Septembre - Octobre 2020

GROUPE UNION POUR LA LOIRE

LE DÉPARTEMENT, ACTEUR INCONTOURNABLE DE LA REPRISE

La crise sanitaire, qui nous a durement touchés au printemps, n’est pas terminée. Le Département reste mobilisé pour réagir aux évolutions de la situation, et mettre en place les réponses adaptées, permettant d’assurer la sécurité de nos concitoyens et la vie la plus normale possible dans nos territoires.

Pour la rentrée scolaire, nous avons travaillé avec l’ensemble des personnels des collèges et en étroite collaboration avec les services de l’État pour transporter et accueillir les élèves dans les meilleures conditions, en étant réactifs selon les consignes émises par le ministère de l’Éducation nationale.

Dans nos services sociaux et sur les routes départementales, nos agents ont démontré leur implication pour les usagers, même au plus fort de la pandémie. Nous continuerons de mettre en place les procédures nécessaires à une poursuite des activités, dans le respect des protocoles sanitaires.

Sur le plan économique, s’il est difficile d’estimer les conséquences de cette crise à long terme, nous en mesurons les répercussions immédiates sur le nombre de bénéficiaires du RSA, en forte hausse dans la Loire. Le Département s’organise pour répondre à cette urgence, et nous ne laisserons personne sur le bord du chemin, car la solidarité est au coeur de notre politique.

Dans la Loire, nous avons choisi d’aller plus loin dans cette démarche d’accompagnement, et nous sommes engagés depuis de nombreuses années pour le retour à l’emploi de ceux qui en sont éloignés durablement. Par les dispositifs et les contrats que nous avons mis en place, nous sommes aux côtés des bénéficiaires et nous les aidons à retrouver le chemin de l’emploi durable.

À travers le plan de relance économique, lancé en juin dernier, nous contribuons à la poursuite des investissements des collectivités. Nous rappelons que nous avons mobilisé 15 millions d’euros pour soutenir la reprise des activités des entreprises et donc garantir du travail à leurs employés.

Cette crise a montré et montre encore combien le rôle du Département, sa capacité à agir efficacement et rapidement, est indiscutable. Nous militons depuis longtemps pour une meilleure reconnaissance de cette Collectivité de proximité. Voilà pourquoi nous sommes satisfaits de constater un infléchissement du gouvernement vers un projet de décentralisation offrant une plus grande liberté d’action, et une plus grande autonomie.

Nous sommes prêts à prendre nos responsabilités en cas de transferts de compétences. Nous sommes la Collectivité des solidarités et nous souhaitons pouvoir jouer ce rôle pleinement, notamment dans le pilotage d’une future agence départementale des solidarités, dans la gestion des Ehpad, ou bien encore dans celle du logement social, à la condition préalable que les moyens soient eux aussi, transférés.

Plus que jamais, le Département de la Loire est un acteur incontournable pour le dynamisme et l’attractivité de notre territoire. Voilà pourquoi nous serons vigilants à défendre les intérêts du Département, les intérêts de tous les Ligériens.

Canton d’Andrézieux-Bouthéon Michèle Maras / Sylvain Dardoullier Canton de Boën Chantal Brosse Canton de Charlieu Clotilde Robin / Jérémie Lacroix Canton du Coteau Véronique Chaverot / Daniel Fréchet Canton de Feurs Marianne Darfeuille / Pierre Véricel Canton de Montbrison Annick Brunel / Jean-Yves Bonnefoy Canton du Pilat Valérie Peysselon / Georges Bonnard Canton de Rive-de-Gier Séverine Reynaud / Jean-Claude Charvin Canton de Saint-Chamond Solange Berlier / Hervé Reynaud Canton de Saint-Étienne 1 Fabienne Perrin / Georges Ziegler Canton de Saint-Étienne 2 Alexandra Ribeiro Custodio / Jean-François Barnier Canton de Saint-Étienne 4 Christiane Jodar / Paul Celle Canton de Saint-Just Saint-Rambert Colette Ferrand / Alain Laurendon Canton de Sorbiers Corinne Besson-Fayolle / Yves Partrat

GROUPE GAUCHE RÉPUBLICAINE ET CITOYENNE

L’ACTION PUBLIQUE, HUMAINEMENT RESPONSABLE ET SOLIDAIRE,DOIT REPRENDRE LA MAIN !

La période de pandémie « COVID-19 » aura renforcé notre inquiétude face à l’asphyxie progressive de la capacité d’action humaine et solidaire de nos collectivités départementales. Raison d’Être des Départements, les missions de solidarité, vitales pour nos territoires et leurs habitants, sont insidieusement encadrées et appauvries : l’État n’a de cesse de se désengager sur les Collectivités départementales sans leur donner les moyens durables d’assurer les missions ainsi imposées. Depuis 2 décennies, les Départements, de plus en plus dépendants des dotations de l’État, voient leur capacité d’agir se réduire au fil du temps : cette dérive qui dévitalise les principes de la décentralisation, fait oublier le sens et la raison d’être de l’Action Publique. La crise sanitaire aura fait prendre conscience de la nécessité des Solidarités départementales pour que vivent humainement notre Société et nos territoires. Comme le dit une récente enquête réalisée par l’institut de sondage CSA : « Les Français sont attachés à la décentralisation. » Lors d’un voeu déposé en Assemblée Départementale, nous avions écrit et rappelé au Président de la République que « l’État devait être le garant de l’équité des moyens donnés aux Collectivités Territoriales pour qu’elles aient la capacité d’assumer leurs missions sur les espaces qui relèvent de leur responsabilité ». Des signes d’espoir du retour du « Bon Sens Humain Républicain » semblent heureusement émerger dans le contexte de difficultés sociales et économiques que la pandémie aura imposé. Ainsi, les associations des Maires, des Départements et des Régions de France se sont regroupées sous la bannière « Territoires Unis » pour réclamer « davantage de Décentralisation » ! De plus, le nouveau Premier ministre aurait dit lors de sa déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale : « Nous devons investir dans nos territoires, nous devons nous appuyer sur nos territoires. » Espérons que ces belles intentions seront concrètement mises en oeuvre pour que l’Action Publique, humainement responsable et solidaire reprenne la main ! À nous de veiller à ce que les prochaines élections départementales respectent les valeurs de notre démocratie républicaine : pour vivre réellement, les solidarités départementales si importantes aujourd’hui doivent être assumées dans une exigence de proximité et ne doivent pas être diluées dans un ensemble regroupant domaines départemental et régional !

Jean BARTHOLIN, Violette AUBERGER,  Pascale VIALLE DUTEL 

GROUPE LOIRE SOLIDAIRE

LA PLANÈTE CHAUFFE… 
QUEL AVENIR POUR CHALMAZEL ?

La Loire, comme tous les territoires, est une victime du réchauffement climatique et la station de ski de Chalmazel est fortement impactée.

Depuis quarante ans, on constate une baisse irrémédiable de l’enneigement en moyenne montagne en France (- 65 cm de neige en moyenne en cinquante ans) et l’amplitude de la saison hivernale se réduit. Les experts de l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques estiment que d’ici quelques décennies, seuls 61 % des domaines skiables des Alpes devraient bénéficier d’un enneigement naturel suffisant et que la grande majorité des stations de moyenne montagne risque de fermer d’ici trente ans.

Le réchauffement du climat menace la viabilité de Chalmazel. Face à cette mutation climatique, la tentation est le recours à la multiplication des canons à neige, technologie dépendante de la température, coûteuse en énergie et en eau : c’est le choix de l’exécutif départemental que nous contestons fermement. L’électricité représente environ 30 % du prix de revient d’1 m3 de neige de culture. Pour 1 hectare de pistes, les canons prélèvent 4 000 m3 d’eau, contre 1 700 m3 pour la même surface de maïs (pourtant très gourmand en eau).

Depuis 2015, nous portons l’idée de la diversification de l’offre de loisirs à Chalmazel et une complémentarité avec la saison d’été. Certes, Chalmazel permet aux Ligériens de pratiquer le ski avec une dimension sociale réelle, mais le monde change, notre planète aussi et notre mode de vie doit évoluer. Chalmazel doit se diversifier pour devenir une station de montagne « 4 saisons » et aller vers la découverte de la montagne sauvage, le tourisme sportif doux, la valorisation du patrimoine, mais aussi pour mieux accueillir et répondre à l’exigence des usagers. Cette diversification, ce n’est ni l’abandon du produit neige, ni sa seule pérennisation à tout prix.

L’hiver dernier a été catastrophique en termes d’enneigement et de fréquentation. Cela ne fait que confirmer l’urgence de la mutation à enclencher. La gestion d’une station de ski n’est pas au coeur des compétences du Département, qui a toutefois dû débloquer, en juin 2020, un million d’euros supplémentaires pour combler le déficit et encore investir dans la neige de culture, à l’heure où les conséquences socio-économiques du Covid auraient dû permettre de dégager d’autres priorités.

Un projet de développement « 4 saisons » à dix ans est bien en « gestation » depuis 2018. Mais alors qu’il faudrait changer de logiciel de façon urgente, l’évolution se fait de façon beaucoup trop lente, trop timide et trop timorée. C’est d’un virage à 180° dont Chalmazel et la Loire ont besoin !

Le Président, Pierrick COURBON, et ses collègues Arlette BERNARD,
Nathalie DESA-FERRIOL, Brigitte DUMOULIN, Régis JUANICO,
Jean-Jacques LADET, Éric MICHAUD, Marie-Michelle VIALLETON.
Contact : Groupe « Loire Solidaire » – 04 77 59 32 03

Version imprimable - Nouvelle fenêtre Envoyer à un ami Haut de page :