[À VOS CÔTÉS] Enfance : À la pointe de l'art

Le Département favorise l’épanouissement artistique et social. Ils sont 14 enfants de l’Aide Sociale à l'enfance (ASE) à danser sur les planches avec des professionnels.

Légende photo : LANGAGE ARTISTIQUE. L’art devient un élément d’expression lorsque le langage verbal bloque. « Le social passe aussi par le corps. »

Prendre confiance en soi, goûter à la vie, développer le langage des sens, s’ouvrir au monde. « La culture est une ressource essentielle », explique Muriel Sofonea, chargée de mission Enfance au Département. Muriel met en place avec la collectivité des groupes d’accès à la culture pour ces enfants fragilisés. Quant à la danse, un art qui stimule la créativité, l’imagination, mais aussi les interactions avec les petits camarades, elle emballe les jeunes.

Mardi, deuxième jour d’atelier-ballet à l’Opéra de Saint-Étienne. « Ça promet, vous êtes au top », applaudissent Toufik Maadi et Manon Contrino, chorégraphes de la Compagnie Ballet 21 à Saint-Étienne, qui transmettent leur art aux jeunes. Au parcours difficile, les enfants placés en famille d'accueil ou en établissement, découvrent le travail de groupe, la confiance en l’autre, l’inspiration.

« On a la chance de travailler avec cette compagnie qui fait goûter la danse aux enfants », souligne Muriel. À la croisée du hip-hop et du contemporain, leur danse est « technique et non esthétique », développe Manon Contrino. « Les mouvements servent les propos et la chorégraphie livre un message. » À partir de sa création Les Coloriés, qu’elle joue actuellement, Ballet 21 les invite à s’exprimer. « Ça parle de bienveillance qui est une notion essentielle pour le vivre-ensemble. »

Les enfants de l'aide sociale à l'enfance (ASE) accueillis à l'Opéra de Saint-Étienne. Ballet 21 fait partie des compagnies qui ont l'esprit de transmission. UN BALLET D’EXPRESSIONS

En duo au départ puis en groupe, les enfants réalisent des chorégraphies, ils improvisent… Noémie, 10 ans, et sa partenaire travaillent sur la notion de se repousser l’une et l’autre. Puis, elles composent une danse autour de ce geste. Noémie est très impliquée. Quant à sa camarade, fière de sa performance, elle n’en démord plus. « J’avais arrêté la danse. Mais je vais reprendre. » Puis, place au lâcher-prise… Pas si simple. « Lorsqu’on crée et partage tout cela, les masques tombent. Ici, le jugement n’existe pas. La danse rassemble le corps, l’esprit, l’écoute… On peut venir de différents pays et créer un spectacle ensemble juste par le mouvement », souligne Manon. « Les enfants sont spontanés. Ils s’approprient le spectacle Les Coloriés et en font leur propre version. » Les professionnels, tout aussi investis, se délectent d’une telle symbiose chorégraphique.

Légende photo : Ballet 21 fait partie des compagnies qui ont l’esprit de transmission. « La danse, c’est aussi penser par soi-même. »

Nicole BruelNicole BRUEL
Conseillère départementale déléguée chargée de l'enfance

Comme ici, en partenariat avec l’Opéra de SaintÉtienne, le Département offre aux enfants des espaces de découverte, d'échanges et de plaisir. Une démarche qui les incite à explorer des domaines où se ressourcer : la danse, la musique, la peinture, l’écriture, etc.

EN CHIFFRES

105 M€
dédiés
à l’enfance
2 143

enfants confiés au Département de la Loire en 2021
2016
c’est la date de mise en place de groupes d’accès à la culture par la collectivité pour les enfants fragilisés

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