Publié le 9 février 2024

Bâtie d'Urfé : la rampe d'honneur retrouve son éclat de la Renaissance

Entièrement rénovée en 2023, la rampe d'honneur du château de la Bâtie d'Urfé a été inaugurée ce jeudi 8 février par Georges Ziegler, président du Département, et Martine Font, présidente de la Diana (société historique et archéologique du Forez).

Le domaine de la Bâtie d'Urfé (Saint-Étienne-le-Molard) est l’un des joyaux architecturaux de la Loire. Depuis 2007, le Département de la Loire oeuvre à la préservation et à la valorisation de ce site patrimonial (propriété de l'association La Diana depuis 1909 et classé Monument historique depuis 1912).

La rampe d'honneur, élément remarquable de la Renaissance

Construite au 16e siècle et s’inspirant d'exemples italiens, la rampe d’honneur constitue l’un des éléments emblématiques du château, aux fonctions à la fois utilitaire et de prestige. Parfois dite « rampe cavalière », bien que cet usage équestre soit peu probable, elle permet un accès facile à l’étage du château.

Au 18e siècle, la rampe était tombée, comme le reste des bâtiments, dans un état de délabrement avancé. Elle fit donc l’objet d’une restauration à la fin du 19e siècle. La balustrade fut reconstruite et un nouveau pavage posé, en tuiles anglaises, dans un style assez éloigné de la rampe originelle.

Malheureusement, au fil du temps, son état s'était altéré  : décollements d’enduits provoqués par des infiltrations d’eau, prolifération de mousses sur les éléments sculptés, fissuration et désagrégation du pavage en briques, dégradation des éléments en grès... Une restauration s’imposait.

En quoi a consisté cette opération de restauration ?

Un important chantier de restauration a été mené en 2023 pour donner une seconde jeunesse à la rampe d'honneur. 

Retrouver l'aspect du 16e siècle

Afin de retrouver la teinte et la texture la plus proche possible des briques originelles, dont quelques traces persistent dans les jardins, les briques utilisées pour la restauration de la rampe ont été fabriquées artisanalement et cuites au feu de bois.

Une pose en « arêtes de poissons », identique à celle existante sur le petit pont du bief, a été retenue.

De même, sur la base de photographies anciennes, un compartimentage des briques a été recréé, avec la mise en place de marches basses appelées « pas d’âne ».

Restaurer les éléments les plus dégradés

Outre le revêtement de sol de la rampe, les travaux ont également porté sur plusieurs espaces connexes. Ainsi, les enduits au ciment de sa face externe et des deux salles situées en dessous ont été remplacés par un enduit à la chaux, permettant une meilleure « respiration » des murs

Par ailleurs, des ragréages ponctuels de certains éléments altérés en grès houiller ont été faits et certains carreaux du palier supérieur ont été changés. La balustrade a quant à elle été nettoyée des mousses et lichens qui la recouvraient. 

Le coût global de cette opération, qui contribue à rendre au chateau son éclat de la Renaissance, s'élève à près de 150 000 € HT. Elle a bénéficié du soutien de l'Etat à hauteur de 40%.

 

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