LOIRE ALTITUDE
Sommaire du dernier numéro
Dans les offices de tourisme de la Loire :
|
||
Entretien avec ROMAIN DECELLE, vigneron de Chavanay
Propriétaire du Domaine de Boisseyt, le plus ancien vignoble de Chavanay
La région est presque nouvelle pour vous… Pourquoi avoir racheté ce domaine en 2017 ?
C’était une opportunité rare. Didier Chol vendait ce domaine de 11 hectares et il a choisi, parmi beaucoup d’autres, notre projet, conçu avec mon père. On voulait à la fois s’inscrire dans la durée, l’histoire du domaine – les premières vignes, ici, remontent au XVIIIe siècle – perpétuer la tradition d’accueil du public au caveau et passer le domaine en agriculture biologique. On a donc construit une cuverie moderne, juste en face du chai, et sécurisé l’accès au caveau avec une entrée et un parking derrière la Nationale.
Le passage en bio s’est-il fait naturellement ?
La particularité du domaine, ce sont ses vignes anciennes : tant pour la syrah (AOP Saint-Joseph, « Les Rivoires »), que le viognier (Condrieu, « Les Corbonnes ») et la parcelle de Côte Rôtie (« Côte Blonde »). Avec la fin du désherbant, la vigne est forcément déstabilisée, surtout les vieilles souches, qui perdent en vigueur. Il a fallu être patient : travailler d’abord sur les plateaux, où il est plus simple d’enlever l’herbe, puis sur les coteaux, où tout se fait à la main. 2025 sera le premier millésime intégralement bio. Le climat change…
Comment parvenez-vous à vous adapter ?
On retrouve maintenant ici des problématiques plutôt méridionales : comment faire face quand il fait chaud et sec, par exemple en juillet ? Le raisin arrête alors de mûrir, pour moins souffrir. Si l’on récolte tôt, le millésime sera végétal. Si l’on attend, l’alcool sera plus présent. C’est important d’être à l’écoute du millésime, aucun n’est identique.










