LOIRE ALTITUDE

Sommaire du dernier numéro

Où trouver Loire Altitude ?

Dans les offices de tourisme de la Loire :
Pays de Charlieu-Belmont - Roannais - Loire Forez - Foret-Est - Saint-Étienne Métropole - Pilat


Ou à feuilleter en ligne

 
   

3 questions à... Gilles Bonnefoy, propriétaire des Vins de la Madonne

Le domaine viticole est implanté dans les Côtes du Forez.

Publié le 4 juin 2026

Vous êtes considéré comme un ambassadeur des Côtes du Forez. Qu’est-ce qui fait votre force ?

Le domaine a été créé de toutes pièces. J’ai d’abord loué des terres (1997), puis acheté du terrain (1999), planté quatre hectares (2001), construit un chai neuf (2004). J’ai fait le choix de passer en biodynamie et obtenu une certification Demeter. Ça représente beaucoup de travail et une gestion des sols rigoureuse. Mais le vin reflète la qualité du terroir : chaque parcelle est vinifiée seule, de telle sorte que les cuvées sont identitaires.

 

Mais le vin reflète la qualité du terroir.

D’où vient la Madone ?

Je suis né à Champdieu. Ici, les vignerons ont été préservés du phylloxéra, apparu dans le sud dès 1855. Les fermes ont prospéré sur les côteaux, semblables aux mas provençaux. Reconnaissants, les paysans ont financé l’implantation d’une grande vierge en fonte, offerte par l’église, hissée en 1875 au sommet du mont Purchon : c’est le pic de la Madone. Mes premières parcelles en étaient très proches.

Le changement climatique impacte-t-il vos cuvées ?

Les vins sont plus alcoolisés avec la chaleur et six de mes dix derniers millésimes ont connu la canicule. En 40 ans, la date des vendanges a été avancée de trois semaines. Ça peut être un avantage, car les 15 derniers jours sont décisifs dans la qualité d’une cuvée : vendanger en septembre, plutôt qu’en octobre, c’est récolter un raisin qui a bénéficié de plus de soleil ; les peaux murissent mieux. Ici, ce qu’on craint, c’est le gel du printemps et surtout le coup de chalumeau fin août. La ville de Montbrison est la plus sèche d’Auvergne-Rhône- Alpes, car les nuages arrivent de l’Ouest et se vident d’abord sur nos sommets. Ce sont nos sols, composés à 25-30% d’argile, qui compensent et font office d’éponge. Grâce à eux, on a eu de bons rendements en 2025 alors qu’il y a eu peu d’eau.

S'y rendre

Version imprimable - Nouvelle fenêtre Envoyer à un ami Haut de page :