Loire magazine Le magazine du département de la Loire n°166 mai juin 2025 Département de la Loire 2 rue Charles de Gaulle 42022 Saint-Étienne cedex 1 Tél. 04.77.48.42.42 Email: info@loire.fr loire.fr Directeur de la publication : Georges Ziegler, président du Département de la Loire Directeur de la rédaction : Manuel Poncet Rédaction en chef : Peggy Chabanole, Laetitia Chapuis Rédaction : Laetitia Chapuis. Version braille et texte accessible Association Donne-moi tes yeux contact@donnemoitesyeux.fr Éditorial Comment le Département valorise-t-il la Loire au quotidien ? Cela passe par le soutien aux communes, l’entretien des routes, le développement des mobilités douces ou encore l’aide aux associations qui font vivre nos villages. Chaque décision vise un objectif clair : faire de la Loire un territoire où il fait bon vivre, où l’on ait envie de travailler et s’installer durablement. C’est aussi faire rayonner la Loire, terre d’innovation. Ici, les entreprises inventent l’industrie de demain, main dans la main avec nos universités, nos laboratoires de recherche et nos grandes écoles. Du design à la robotique, de la métallurgie aux technologies vertes, la Loire forme, innove et investit. Quelle est la stratégie du Département pour renforcer l’attractivité de la Loire ? Avec l’Agence départementale du tourisme, nous portons une ambition forte : faire (re)découvrir la Loire à ceux qui y vivent comme à ceux qui y passent. Sous la bannière Loire Altitude, nous avons lancé une campagne de valorisation de notre territoire, pensée avec celles et ceux qui le font vivre : élus, entreprises, acteurs culturels, agriculteurs, associations, habitants. Notre stratégie repose sur du concret. Mettre en avant nos produits et nos paysages au Salon International de l’Agriculture. Soutenir des événements populaires comme le festival Bike & Fourme, où l’on mêle VTT, terroir et convivialité. Encourager les balades à pied ou à vélo, les sorties nature en famille, la découverte de nos musées, de nos sites patrimoniaux ou de nos artistes grâce au catalogue “De villes en villages”. Vibrer dans les gradins de Geoffroy-Guichard, partager la ferveur des supporters de l’Aréna de Saint-Chamond en soutenant le SCCAB, participer à la joie du public de la Chorale de Roanne sur les parquets : c’est aussi ça, l’identité ligérienne. C’est être présent aux côtés de tous les sportifs, anonymes ou connus comme la gymnaste Lorette Charpy qui portent haut les couleurs de la Loire. La Loire n’est pas juste un décor : c’est une terre d’énergie, de rencontres, d’initiatives. Et si, cet été, votre plus belle escapade était à deux pas de chez vous ? Une vue depuis un sommet du Pilat, une rando dans les monts du Forez, une halte gourmande chez un producteur, une visite guidée dans un château méconnu… Derrière chaque détour, il y a une passion, un savoir-faire, une histoire… et de belles rencontres. C’est cette Loire que nous soutenons et que nous voulons faire rayonner. Authentique. Accueillante. Vivante. Peut-on valoriser notre territoire tout en maîtrisant les dépenses publiques ? Oui, c’est notre engagement. Par exemple, en changeant le papier de Loire Magazine pour un support plus responsable, nous réalisons 100.000 € d’économies par an, tout en réduisant notre impact environnemental. Cette rigueur budgétaire nous permet de continuer à investir là où cela compte : dans la promotion de notre territoire, dans ses atouts, dans ses talents. Avec vous, pour vous, ensemble ! Georges Ziegler, président du Département de la Loire L’actu en bref Nord Saint-Martin-la-Sauveté / handicap Étonnant château d’Aix 90 jeunes sont au Château d’Aix initiés à la métallerie, la menuiserie ou la maçonnerie… Le portail est ouvert, le parc avenant. 60 internes et 30 externes fréquentent en semaine les allées du Château d’Aix. Orientés par la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées), ils sont porteurs de légère ou moyenne déficience intellectuelle. Aux plus jeunes (12-14 ans), l’IME (Institut médico-éducatif) propose deux années de scolarité adaptée puis une année de préapprentissage. Chacun intègre ensuite un atelier préprofessionnel : métallerie, bois, bâtiment, espaces verts-horticulture ou restauration-entretien-service. « La durée moyenne de prise en charge est de six ans, détaille Farid Mahdadi, directeur général. Mais nous nous adaptons à chaque situation, à chaque âge. Certaines entrées se font en cours d’année ». Scie à ruban, poste à souder, disqueuse, meuleuse constituent l’outillage utilisé en métallerie. « Cela dit, prévient le directeur, nous ne formons pas de spécialistes. Nos ateliers ne préparent pas à l’obtention d’un diplôme. Ils servent de support à l’acquisition de savoir-être : respect des horaires, des consignes… Des compétences que certains jeunes pourront ensuite réinvestir dans le travail en milieu protégé. De manière générale, tout ce que nous faisons ici a un intérêt éducatif. » Du foyer, laissé à la gestion des pensionnaires, aux activités sportives -ski en tête- pensées pour inculquer le goût de l’effort, de la persévérance, le dépassement de soi. La méthode séduit les familles jusque dans l’Ondaine. Le cadre aussi : trois hectares de parc arboré qui virent naître le Père Lachaise (confesseur de Louis XIV). Un espace ouvert tous les 11 novembre pour la traditionnelle randonnée du Cidre. À savoir : L’association Château d’Aix dispose également de deux structures d’accueil dédiées aux troubles du spectre autistique : un IME de 28 places -La Maison d’Aix et Forez- et un foyer d’accueil médicalisé implantés sur la commune de Montrond-les-Bains. Fleurissement Villerest La remise des prix annuelle du fleurissement s’est tenue à Villerest en présence de nombreux conseillers départementaux. L’occasion de valoriser deux communes nouvellement labellisées « une fleur » : Villerest et Saint-Marcellin-en-Forez. La Loire compte aujourd’hui 50 « Villes et Villages Fleuris ». Leur investissement ne se limite pas à l’ornement floral. Les critères évalués par Loire Tourisme incluent la place du végétal dans l’aménagement des espaces publics, la valorisation du patrimoine botanique local et la préservation des ressources naturelles. 700 m2 Vertueux : le futur centre d’exploitation et d’entretien de Saint-Just-en-Chevalet disposera, pour son autoconsommation, de 700 m2 de panneaux photovoltaïques. Riorges / personnalité Doyenne française du BMX 37 ans que Liliane Véluire pratique le BMX à l’Union du Roannais. Liliane Véluire, 73 ans, est une star médiatique depuis l’info récemment tombée de son exceptionnel pedigree : doyenne française des licenciés de BMX, coach et compétitrice au long cours. On la regarde ce printemps enfourcher son vélo sur la butte de Mably, tout en finesse et en muscles. Elle s’offre un petit tour de piste, doublant, chemin faisant, de jeunes licenciés. Chargée, deux fois par semaine, de leur enseigner l’art et la manière (« du fair play » avant tout), la Roannaise se souvient de ses débuts aux côtés de mêmes têtes blondes. « À l’époque, à Riorges, il n’y avait que des cours enfants pour apprendre ». Initiée à la compét’ dans les années 1990, elle court avec les hommes. Enchaîne les sauts, les passages sur roue arrière et collectionne les coupes jusqu’à se qualifier pour deux mondiaux (Paris-Bercy en 2005 et Zolder en 2012). « Des souvenirs énormes », confie-t-elle. L’employée de restauration contribue à féminiser les rangs de l’Union roannaise. « Les bosses ne m’ont jamais fait peur ». Aux chutes (qui lui ont pourtant coûté une opération de l’avant-bras), elle ne songe pas, éprise de vitesse et d’adrénaline ; deux plaisirs longtemps cherchés, avec moindre succès, dans de plus classiques disciplines comme le tennis, l’escalade ou le judo (dont elle est ceinture noire). La perte de son mari, il y a huit ans, aurait pu lui ôter tout goût du dépassement. Elle est restée, bien épaulée. Bénévole chez Emmaüs, cette grand-mère toujours partante pour une sortie pumptrack ou trottinette, s’entretient physiquement deux fois par semaine au taïso. Car Liliane Véluire ne souffre pas l’oisiveté. Quelques élèves, en sortie de piste, viennent gentiment la saluer. « C’est formidable, murmure la septuagénaire. Ils ont une manière bien à eux de me changer les idées ». + d’infos : facebook Union BMX du Roannais 626 Le nombre d’Espaces naturels sensibles présents dans la Loire. 7 font l’objet de « Rendez-vous nature » de mai à novembre. Le 20 juin, ambiance celtique pour la nuit des forêts à Lespinasse. loire.fr/rdvnature Tourisme / promotion La Loire s’affiche à Paris Pas de campagne dans le métro parisien en 2025 pour Loire tourisme qui a fait le choix de panneaux déplacés… à vélo. L’agence de développement touristique entend cette année promouvoir la Loire en termes de « déconnexion ». Elle s’est associée à l’entreprise Natur’onde (Pradines) pour produire un insolite « off-bag » : une banane de cou design où ranger en balade smartphone et notifications. Randonnées et séjours « off-tél » sont au programme de l’été pour mieux saisir toute la beauté du territoire. + d’infos loiretourisme.com L’actu dans votre canton Renaison : 29.624 habitants C’est un canton rural, très vaste et attractif, qui offre un cadre de vie exceptionnel aux habitants et aux visiteurs. Deux exemples de projets portés par vos élus Antoine Vermorel-Marques Huguette Burelier C'est voté Un accueil simplifié, des transports sécurisés Deux exemples de projets portés par vos élus « À La Pacaudière, nous avons voulu sécuriser la route départementale (RD 35) qui va du centre bourg au collège et encourager les modes de déplacement doux », déclare Antoine Vermorel-Marques, conseiller départemental et député de l’arrondissement Une aide de 160.000 euros a ainsi été accordée sur l’enveloppe territorialisée des élus, soit 50 % du budget total. La voie verte créée sur la portion (360 m) qui dessert les commerces, les entreprises et le collège, comporte un espace vert, une voie cyclable et un cheminement piéton. Sur les 140 mètres restants, où la chaussée est plus étroite, la vitesse est limitée à 20 km/h et les traversées sécurisées. Enfin, une Maison des services a vu le jour l’an dernier à Saint-Just-en-Chevalet, grâce à une aide de 300.000 euros incluse dans le contrat négocié avec la Communauté de communes du Pays d’Urfé. Tous les services publics qui étaient auparavant dispersés (petite enfance, accueil de loisirs, ADMR, services sociaux du Département…) sont désormais regroupés au centre du village pour y faciliter l’accueil du public. Renaison :des aménagements nouveaux « Notre aide de 100.000 euros a donné une impulsion décisive à quatre projets portés par la commune de Renaison, qui vont particulièrement améliorer le quotidien des enfants et des adolescents », confie Huguette Burelier, conseillère départementale en charge de la Lecture publique. Une extension aménagée du restaurant scolaire (180 repas par jours) permettra d’accueillir les 60 élèves de maternelle dans des conditions adaptées, qui privilégient leur sécurité, l’acoustique et les conditions d’hygiène. Exit le préfabriqué : le centre de loisirs fait peau neuve, avec un nouveau bâtiment de 240 m2, qui comprend notamment deux salles d’activités et une cour fermée. Rue des Sports, la piste d’athlétisme du complexe sportif a été décapée, déposée, nivelée puis revêtue d’une chape de sable et d’un géotextile qui assouplit la foulée des écoliers et collégiens mais aussi des licenciés de clubs. Enfin, divers travaux de voirie comme des aménagements de trottoirs et des grilles d’évacuation d’eau finalisent désormais la création d’une aire de camping-cars. L’actu en bref Nord Modes doux sécurisés Savigneux Le président Georges Ziegler, le vice-président en charge des routes Jérémie Lacroix, le vice-président aux sports Jean-Yves Bonnefoy et les élus Sylvie Genebrier et Hervé Reynaud ont inauguré, ce printemps, une nouvelle piste cyclable sur la commune de Savigneux. 350.000 € ont été investis au carrefour de la RD 204, la RD 496 et la route de Lyon et six mois de travaux nécessaires à la réalisation de trois mètres de voie verte autour du giratoire de la Bruyère et le long de la RD 204. « Ce projet témoigne de l’engagement du Département pour une mobilité plus respectueuse de l’environnement », a dit Jérémie Lacroix. Veauche / exemplaire Une collection de vêtements inclusifs Sandra Sigaud est à la tête de Mod’Everest. On ne s’intéresse guère, dans le milieu du prêt-à-porter, aux personnes en situation de handicap. Quelques pantalons basiques forment l’essentiel de l’offre, négligée des grandes marques. Sandra Sigaud connaît le sujet pour avoir longtemps bataillé à vêtir sa fille, Lana, atteinte de neurofibromatose. « Quand elle était petite, je m’amusais à transformer ses vêtements pour les adapter à ses corsets ». Un jeu dont elle aimerait aujourd’hui faire son métier. Une récente expérience l’y a décidée : la dernière des comédies musicales données au profit de l’association Un sourire pour Lana. Un cœur de rêve mettait en scène une jeune fille en fauteuil, Sherine. La présidente lui a cousu trois costumes - trois robes - dont une tenue de soirée ; une première pour l’adolescente dont l’enthousiasme a persuadé Sandra Sigaud de l’intérêt de se lancer. L’autodidacte a entamé en septembre une formation de couture à Craponne et recruté quinze jeunes mannequins (trisomique, autiste, jeune appareillé, souffrant de troubles Dys…). Les coupes seront esthétiques, promet la créatrice de Mod’Everest, mais devront aussi favoriser l’autonomie. « On peut imaginer des manches de différentes couleurs pour les enfants ayant du mal à s’orienter, des coutures extérieures pour les autistes sensibles aux points d’assemblage. Les modèles seront fonction des besoins ». 7.000 € ont été apportés par l’ordre international des Anysetiers et les contributeurs d’une cagnotte Ulule. Sandra Sigaud espère en plus pouvoir s’entourer de partenaires pour ses achats de matières premières. « Pour que les vêtements restent accessibles financièrement ». Première collection et premier défilé au printemps 2026. + d’infos unsourirepourlana.com 27 Le nombre de prix et médailles obtenus par les agriculteurs ligériens au dernier Salon de l’agriculture. Le stand du Département a fait l’unanimité. De quoi envisager une 3e participation en 2026. Montbrison / santé Des cours réservés aux futurs papas On prend soin, au Centre hospitalier du Forez, des futurs pères. Sans doute ne seraient-ils jamais venus de leur propre chef. Mais poussés par leurs conjointes, quelques hommes assistent, tous les deux mois, aux cours de préparation à la naissance organisés par la maternité de Montbrison. La séance n’est ouverte qu’aux papas : pas une représentante de la gente féminine dans la salle à l’exception de Ludivine Ouilhon, sage-femme coordinatrice, chargée de l’animation. Le psychologue Stéphane Sauvignet joue les sparring-partners. Leur rôle à tous deux : démystifier la mise au monde. À l’aise parce qu’entre « mecs », les participants s’autorisent tous types de questions. Deux prédominent : la reprise des rapports et l’amour porté au futur enfant. « Et si elle l’aimait plus que moi ? » tremblent les participants. « Nous parlons de la grossesse, de l’accouchement, du séjour à la maternité, du retour à domicile, détaille Ludivine Ouilhon. C’est riche en échanges ». La formule, empruntée au réseau Naître et bien-être, est à l’agenda de la maternité depuis douze mois. Mais elle ne constitue pas seule l’offre du CHF (Centre hospitalier du Forez). L’établissement dispose d’une salle nature et d’une chambre pédagogique dont s’inspirer pour aménager son intérieur (ouverte les premiers mardis du mois et proposée à tous les couples pendant le séjour). « Les papas ont chez nous la possibilité d’accompagner leur enfant 24h/24, en séjournant la nuit, ajoute Ludivine Ouilhon. Le petit déjeuner, le matin, est en libre-service. Nous pratiquons le peau à peau et respectons le rythme du nourrisson ». La maternité espère ainsi décrocher le label « Initiative hôpital ami des bébés » ; une bonne façon d’attirer les publics et de se démarquer de la concurrence. 667 enfants sont nés l’an dernier à Montbrison. + d’infos Prochaine séance le mercredi 25 juin à 17h30. Facebook Pôle mère-enfant du Forez - site Montbrison Montbrison / grand témoin Devoir de mémoire Comptant parmi les derniers rescapés des camps de la mort, Lili Leignel, née Keller Rosenberg, était de passage à Montbrison les 3 et 4 avril. La conférencière s’est exprimée devant un parterre de 1.000 collégiens venus écouter le récit de sa déportation (à l’âge de 11 ans) et des mois passés à Ravensbrück et Bergen-Belsen. Les élus du canton, Jean-Yves Bonnefoy et Sylvie Genebrier, étaient présents pour suivre les échanges. Forez / déplacements Chantier en vue à la Gouyonnière De gros travaux impacteront cet été le secteur de la Gouyonnière. Équipes et engins réaliseront en juillet-août le doublement de la bretelle de sortie n°9 de l’autoroute A72. L’opération devrait permettre de décongestionner le trafic aux heures de pointe. Le Département et l’État débourseront à cette fin plus d’1,5 million d’euros. Les quatre feux tricolores intelligents mis en place à titre expérimental en 2022 seront ensuite pérennisés. L’actu dans votre canton Saint-Just-Saint-Rambert : 45.619 habitants À la fois urbain et rural, notre canton est riche d’un secteur économique varié, où la part agricole est très forte. Deux exemples de projets portés par vos élus Éric Lardon Sylvie Bonnet C'est voté Sécuriser et animer les communes « Il était important d’assurer la sécurité des élèves, assure Éric Lardon, vice-président délégué à l’aide aux territoires, et de fluidifier les transports scolaires ». Une aide aux « communes urbaines » de 191.000 euros décidée l’an dernier a permis d’aménager le parking et le dépose-minute situés devant l’entrée principale du collège Anne-Frank, avenue des Barques à Saint-Just Saint-Rambert, entièrement rénové par le Département en 2023. « Les enveloppes territorialisées (une autre forme de subventions que peuvent actionner les élus, N.D.L.R.) complètent les possibilités dont nous disposons pour soutenir les projets », précise Sylvie Bonnet, députée et conseillère départementale. Merle- Leignec, village situé dans les hauteurs de Saint-Bonnet-le-Château, pourra ainsi construire une véritable salle polyvalente grâce à un apport de 103.000 euros bientôt voté. L’installation à l’usage de la commune et des associations sera dotée de panneaux photovoltaïques et d’un poêle à granulés qui limiteront fortement la consommation d’énergie. Les belles lignes de la piscine du petit-bois La quinquagénaire piscine « du Petitbois » et ses courants d’air froid ne sont déjà plus qu’un souvenir... Un nouvel équipement pontrambertois ultramoderne ouvrira ses deux bassins et cinq lignes de nage d’ici la fin de l’année. L’apprentissage de la nage est en effet devenu une priorité nationale : réalisé en deux ans, il est récompensé en fin de sixième par une « attestation du savoirnager en sécurité » (ASNS). Grâce à une aide de 4,5 millions d’euros attribuée par le Département à Loire Forez dans le cadre du contrat négocié, ce projet structurant de plus de 13 millions verra donc le jour en temps et heure. Au-delà des écoles et collèges, c’est une chance pour les clubs qui verront doubler leur surface de nage. Et un atout de taille pour l’offre de loisirs : le bassin chauffé de 180 m2 devrait couler des jours heureux en toute saison. L’actu en bref Sud Saint-Étienne / associatif Disparus : retrouver leur trace Quatre affaires de disparitions occupent les enquêteurs de l’ARPD dans la Loire. Étudiant en droit à Saint-Étienne, Adrien Fiorello, 22 ans, se destine au métier de conseiller en réinsertion. Le 6 octobre 2010 au matin, il quitte son domicile pour les bancs de la faculté. À 22 heures, sa mère signale sa disparition à la police. Jamais plus elle ne reverra son fils. Le jeune homme a-t-il croisé la route de Nordahl Lelandais ? C’est une hypothèse considérée dans le cadre de l’instruction, toujours en cours. L’ARPD (Assistance et recherche des personnes disparues) suit l’affaire depuis 15 ans. Quoi qu’aucun élément ne donne plus raison d’espérer, les contacts avec les Fiorello demeurent réguliers. « Le conseil aux familles est la première de nos missions », déclare le président Bernard Valézy. L’organisme, national, s’illustre par ailleurs dans la recherche opérationnelle. Il ne manque pas d’ouvrage : 55.000 personnes disparaissent annuellement dans l’Hexagone. Aux cas, fort heureusement restreints, d’enlèvements et d’homicides, se mêlent fugues de mineurs, de patients dépressifs ou de malades d’Alzheimer (6 % !)… Saisis chaque année par quelque 350 familles, 840 bénévoles traquent les absents. Les méthodes utilisées ? Enquêtes de voisinage, fouille des réseaux sociaux… « Nous collaborons avec des maîtres-chiens spécialisés dans le pistage ». Un quart des enquêteurs ne manquent pas de flair puisqu’issus du métier (policiers, gendarmes, détectives, douaniers). « 10 % de nos adhérents sont d’anciens disparus ou proches de disparus », ajoute Bernard Valézy, entré à l’ARPD du temps où il dirigeait l’École nationale supérieure de police de Saint-Cyr-au-Mont d’Or. Le retraité effectue aujourd’hui la navette entre Saint-Étienne (siège de l’association) et Paris. « Car nous avons 40 propositions de loi à défendre auprès des ministères ». L’ARPD œuvre depuis quelques années dans le champ de la prévention. Une sensibilisation des collégiens aux risques encourus en cas de fugue prolongée aura lieu, dans la Loire, à la rentrée 2025. + d’infos Renseignements sur arpd.fr Parc immobilier Saint-Étienne Ils assurent la maintenance des bâtiments administratifs, la réalisation de travaux de second œuvre et la logistique de nombreux événements. Les agents départementaux du service « Gestion technique des bâtiments » disposent d’un nouvel atelier rue Paul-Petit à Saint-Étienne : 778 m2 de locaux aménagés au cœur d’un ancien gymnase incendié. « Cette réhabilitation s’inscrit dans notre politique de rationalisation bâtimentaire, a dit lors de l’inauguration le conseiller départemental Pierre Véricel : avoir moins de bâtiments mais performants, durables et qui placent nos agents dans les meilleures conditions de travail. » Montant de l’investissement : 1,171 million d’euros. 300.000 € La somme mise à disposition, entre 2023 et 2025, des huit MFR ligériennes (Maisons familiales rurales) pour accompagner leurs travaux de rénovation énergétique et leurs achats d’outils numériques. La Terrasse-sur-Dorlay / gastronomie Bientôt un jambon de luxe dans le Pilat Les Duculty se sont associés à la ferme de Loutre pour élever des porcs noirs. Température, ventilation, humidité favorisent en Loire Sud le développement d’un champignon, Penicillium roqueforti, habilement exploité par les Salaisons du Mont Pilat. Implantée depuis 1816 à La Terrasse-sur-Dorlay, l’entreprise familiale est spécialisée dans la charcuterie sèche. 300 tonnes de porc transformées alimentent auberges de campagne et grande distribution, mais la PME (24 salariés) surfe aussi sur le haut-de-gamme. La marque « Maison Duculty » a depuis dix ans percé à l’export. Une aventure un peu folle née d’un reportage tourné pour M6. « Le sujet était ponctué d’une dégustation à l’aveugle de Marc Veyrat », se souvient Gaëtan Duculty. Commentaires dithyrambiques du chef, sérail alléché… « Nous avons d’abord ouvert le Japon, puis Hong Kong, Singapour, le Canada, les Caraïbes… » Restaurateurs et palaces forment l’essentiel de la clientèle livrée en saucisson. « Parce qu’il nous fallait étoffer la gamme, nous avons en plus investi courant 2022 dans un atelier dédié au jambon sec à la Croix de Montvieux (Pélussin) », glisse l’énergique patron dont les réflexions portent aujourd’hui sur le moyen d’égaler les Espagnols. Créer une sorte de "pata negra bellota" ligérien ? Et pourquoi pas, soutiennent les Duculty passés maîtres de l’intégralité de la chaîne. La maison s’est associée aux Lamarque, dans le proche Pilat rhodanien, pour élever des porcs noirs : à la ferme de Loutre, on compte 10 cochons à l’hectare, en semi-liberté, abattus entre 12 et 15 mois. Les carcasses pèsent dans les 180 kg et la viande est d’exception. Débutés en octobre 2023, les premiers salages produiront leurs effets début 2026 (il faut trois ans d’affinage). La moitié de la marchandise est déjà réservée. + d’infos La Maison Duculty tient un bistrot au bourg de La Terrasse-sur-Dorlay. Charcuteries sur table arrosées de vin des « copains ». Adresse très prisée le midi. L’enseigne est aussi présente à Lyon dans le quartier des Cordeliers. maison-duculty.fr Loire / associatif Mercis aux bénévoles Honneur aux belles initiatives. Organisée par France Bénévolat, l’Udaf, l’ADMR, AgirABCD et TL7, l’opération Mercis aux bénévoles est chaque année dotée de 10.000 euros. Un jury se fait fort de sélectionner huit projets parmi 165 candidats dans les domaines de l’Environnement, la Solidarité, la Culture et le Patrimoine, la Famille et les Loisirs, plus un « Coup de cœur ». Les lauréats, récompensés pour leur investissement, se partagent l’enveloppe. La remise des prix s’est déroulée le 23 mai à la salle Aristide-Briand à Saint-Chamond. + d’infos lesmercis.fr 12 Le nombre de titres qui composeront fin juin l’album Jour de match imaginé et mis en boîte par les Ponots Yvan Marc et Rémi Peyrache : 12 singles dédiés à l’ASSE. Du foot-pop bientôt disponible sur toutes les plateformes. Dans votre canton Le Pilat : 36.049 habitants Nous sommes les sentinelles d’un canton magnifique, agricole et forestier, dont les paysages culminent jusqu’à 1.400 mètres d’altitude. Deux exemples de projets portés par vos élus Jean-François Chorain Valérie Peysselon C'est voté Une halle et une salle polyvalente en centres bourgs « C’est un espace de convivialité qui facilite l’organisation d’évènements et la vie associative », résume Jean-François Chorain, conseiller départemental en charge du Soutien à la filière forêt bois, parlant d’une halle couverte de 300 m2 à Maclas subventionnée par le Département à plus de 140.000 euros. Inaugurée en mai 2024, la construction présente l’originalité de pouvoir se fermer sur trois côtés en cas d’intempéries et dispose de panneaux photovoltaïques sur le toit. Des sanitaires publics ont été aménagés juste en face. À Saint-Romain-les-Atheux, c’est la salle polyvalente qui vient d’être entièrement rénovée grâce à une aide de 121.000 euros : chauffage, éclairage, isolation, remplacement de menuiseries. Elle est au cœur du projet « pôle de loisirs » que porte ce village de 930 habitants et ses associations, qui y organisent des soirées festives, activités sportives, culturelles, de danse, des manifestations et l’accueil de scolaires. Équipement innovant et habitat solidaire Avec ses nombreux hameaux situés en zone boisée, Thélis-la-Combe (140 habitants) est classé en risque majeur pour l’incendie. C’est la raison pour laquelle le Département a financé pour 56.000 euros la pose de huit réserves incendie de 60 m3 dans les endroits les plus vulnérables : ce dispositif innovant permet aux secours d’intervenir au plus près en cas de sinistre. « Des logements adaptés aux seniors ont également été financés pour 161.000 euros à la Vallaen- Gier », explique Valérie Peysselon, conseillère départementale déléguée aux Personnes âgées. Le foyer partagé, sept chambres et un studio, géré par les Maisons Marguerite, a ouvert l’an dernier. Les résidents vallauds y bénéficient de repas préparés sur place, du ménage et de l’entretien du linge, près de leur famille et de leurs proches. La BD reportage Vivre en famille d’accueil On compte 441 « familles d’accueil » dans la Loire. Agréés, formés et rémunérés par le Département, les assistants familiaux hébergent à leur domicile un ou plusieurs mineurs placés sur décision de justice dans le cadre de l’Aide sociale à l’enfance. Leur métier engage leur foyer et leur quotidien n’est pas de tout repos. Mais ces professionnels apportent un peu de stabilité à près de 900 jeunes Ligériens (906 enfants, exactement, accueillis en 2024). Franck et Kati témoignent. Kati et Franck Meyer habitent Valfleury. Tous deux sont assistants familiaux. Trois enfants leur ont été confiés par l’Aide sociale à l’enfance : Kilian 10 ans, Maëlle 7 ans et Léa 3 ans. Avant d’embrasser le métier, Kati était esthéticienne à domicile. Franck travaillait dans le privé. Tous deux avaient l’envie de rendre service. Plusieurs entretiens avec un psychologue ont permis de cerner ses motivations, un stage préparatoire de 60 heures est venu conforter sa décision. Pendant deux ans, elle a fait l’expérience du métier avant de suivre une formation poussée de 240 heures. Cela m’a permis de faire un pas de côté sur le plan affectif car on travaille avec notre cœur. On ne peut que s’attacher. Mais il faut aussi savoir prendre du recul. Être capable de se dire: Il m’agace ou bien je l’aime beaucoup mais ce n’est pas mon enfant. Nous avons mûri l’idée pendant longtemps. Nous avions nous-mêmes trois garçons. Il était important à nos yeux de les laisser grandir. Lorsque le dernier a eu 17 ans, Kati, la première, s’est lancée. Devoirs, sorties, jeux, câlins rythment le quotidien « comme ils le faisaient pour nos propres enfants. Les besoins sont les mêmes. » Ce qui change ? Les crises sont beaucoup plus intenses. Ce sont des enfants qui ont du mal à gérer la frustration. Leurs histoires de vie sont compliquées. Ils ont souvent des difficultés à entrer en contact avec les autres de par leurs problèmes d’attachement. Les semaines sont chargées. Aux temps d’école s’ajoutent rendez-vous avec les équipes du Département (référents éducatifs et psychologues), séances de psychomotricité, moments passés avec papa ou maman… Car les enfants gardent le contact avec leurs père et mère, détenteurs de l’autorité parentale. En dehors des déplacements, il y a aussi beaucoup d’échanges à distance avec les équipes éducatives. « Notre métier se compose d’une grosse part d’observation. Nous sommes attentifs à tout changement de comportement ». Je fais jusqu’à 1.200 kilomètres par mois! Alors parfois... Les enfants quittent l’ancienne ferme de Valfleury (et tous ses petits animaux) pour vivre le temps d’un week-end chez d’autres assistants familiaux. On parle de « répit ». Cela nous permet de souffler et de faire mieux notre job ensuite et puis nous avons aussi besoin de temps seuls avec nos propres enfants. Le placement est généralement reconsidéré tous les ans. C’est au juge qu’il appartient de trancher. Mais beaucoup d’accueils s’étirent dans la durée. Engagés sur le long terme, les professionnels doivent faire preuve de patience, d’humour et d’autodérision. Si l’arrivée d’enfants placés bouleverse l’intimité et l’équilibre du foyer, déclenchant ajustements incessants et remises en question... Alors comme ça on peut plus traîner en slip chez soi... ... les petits bonheurs à cinq sont précieux avec la volonté de faire vivre des joies simples le plus normalement possible. Les jours d’anniversaires sont des moments de fête largement partagés. Kati aime à parler de « famille décomposée ». Ce métier c’est toute une aventure. Nous ne sommes pas des sauveurs. Mais nous pouvons être des tuteurs, des étais, pour aider ces enfants à grandir au mieux. Dossier Eau : une histoire de partage Propriétaire du canal du Forez, le Département assure la pérennité de l’ouvrage, essentiel à la vie dans la plaine. Il subventionne en plus tout paysan engagé dans la voie de la sobriété. Car la ressource en eau se fait rare et le sera d’autant plus dans les années à venir. Parties de Saint-Just-Saint-Rambert, les eaux serpentent dans la plaine jusqu’aux pieds de Montverdun. Elles parcourent ainsi 44 kilomètres. Beaucoup connaissent le canal du Forez pour arpenter ses berges à la faveur de balades dominicales mais peu savent que l’ouvrage appartient au Département. L’édifice, majeur, sert à l’alimentation en eau des populations, l’abreuvement des animaux et, du 1er avril au 30 octobre, l’irrigation des cultures par aspersion. Tous les ans, une période de chômage (vidange) calée en fin d’hiver, permet à l’institution de garantir sa pérennité. Il s’agit de contrôler l’étanchéité des ponts canaux, siphons, murs, tunnels et de reprendre les berges sur de gros linéaires. En bref, d’opérer des travaux d’envergure, l’entretien courant étant lui délégué au Smif (Syndicat mixte d’irrigation et de mise en valeur du Forez). Les montants investis varient d’une année à l’autre (230.000 euros en 2025) mais peuvent s’avérer conséquents, 150 ans d’histoire pesant sur la conduite artificielle. De boue et d’argile Le percement du canal débute en 1865 : Napoléon III en concède la charge au Département, prié d’investir deux millions de francs pour effectuer la jointure du moulin Joannade, sous la commune de Chambles, à Sury-le-Comtal. L’évacuation du granit, dans les gorges, se fait au pic et à la pioche. Il faut ensuite composer avec le sol meuble de la plaine. « Selon la topographie, écrit Claude Cretin (Le canal du Forez, une double vie, Claude Cretin, aux éditions Actes graphiques), le canal est établi parfois sur un remblai, parfois creusé. Dans tous les cas, les ouvriers ont les pieds dans l’argile et dans la boue ». Le terrassement est difficile mais le Conseil départemental engrange en 1870 quelques recettes : les premiers clients et souscripteurs voient l’eau couler sur leurs parcelles. On compte alors 358 hectares de terres irriguées. La guerre stoppe le chantier. Les finances locales sont exsangues. Mais comment contrevenir aux attentes de M. Balay, plus gros souscripteur, avec 1.000 hectares de terres ? La préfecture choisit de poursuivre. À compter du château d’Aubigny, l’État financera seul l’ouvrage. « Faute de crédits et de souscriptions », le Département s’interdit de décaisser davantage. 30 années de travaux seront encore nécessaires pour aboutir à Montverdun. Talus et rigoles servent aujourd’hui l’arrosage de 6.300 hectares (on dénombre 600 kilomètres de canalisations aboutées à la dorsale et aux sous-branches de L’Hôpital-le-Grand et Poncins, 18 stations de pompage et autant d’associations d’irrigants sur le linéaire). Les autorisations de prélèvement depuis le barrage de Grangent sont très réglementées : on accorde au canal un débit limité de 3,5 m3/seconde. L’ouvrage permet de soutenir l’agriculture forézienne, notamment en période de sécheresse. De nombreux efforts ont été conduits, en 50 ans, pour limiter le gaspillage. « En 1960, on comptait 89 millions de m3 consommés pour irriguer 1 500 hectares, note Valentine Quemin, responsable au Département de la cellule développement agricole et agroalimentaire. En 2024, ce chiffre était tombé à 38 millions de m3 pour 6.300 hectares et 500 hectares d’étangs ». Mais toutes les exploitations ligériennes n’accèdent pas à cet or bleu. Alors que se banalisent et s’intensifient les coups de chaleur (la faute au changement climatique) force est d’imaginer, en rive droite de la Loire, dans le Jarez ou les collines du matin, de nouvelles façons d’irriguer les cultures. Le Département soutient les projets participant à l’adaptation au changement climatique. Associé au montage des dossiers, il suit de près trois fortes demandes collectives : la remise en état du barrage d’Échancieux à Violay pour permettre le stockage de 40.000 m3 au profit de quatre ou cinq agriculteurs, la création d’un réseau de canalisations connectées au Rhône pour les arboriculteurs du Jarez et la mobilisation d’un ou plusieurs étangs, du côté de Feurs, pour y collecter l’hiver les eaux du fleuve. Mais les coûts financiers (25 millions d’euros dans le cas de ce dernier projet), les contraintes environnementales et techniques retardent les mises en chantier. Des aides directes aux économies d’eau Les demandes individuelles, elles, sont plus faciles à satisfaire. « Nous ne sommes pas seuls financeurs, précise Rémi Berger, technicien hydraulique. La Région et l’Europe subventionnent en plus les dossiers. L’idée est d’inciter le milieu agricole à mieux utiliser la ressource ». Un achat d’enrouleur ? Refusé. Un système de goutte à goutte ? Accepté. Montant des aides allouées en 2024 : 423.000 €, auxquels ajouter 123.861 € versés, hors irrigation, au bénéfice de 34 exploitations économisant l’eau potable. Les aménagements pris en charge sont multiples : forage, mise en place de cuve de stockage, captation d’une source… « On estime les économies réalisées à 1.000 m3 par an par exploitation financée. Depuis 2006 que cette aide existe, ce sont plusieurs millions de m3 d’eau potable qui n’ont pas été consommés ». Chantal Brosse, vice-présidente déléguée à l’Agriculture et 1ère vice-présidente du Smif (Syndicat mixte d’irrigation et de mise en valeur du Forez) dont Jean-Yves Bonnefoy assure la présidence. Contrairement aux idées reçues, seule 7 % de la surface agricole du département est aujourd’hui irriguée. Chacun essaie de préserver la ressource en trouvant des solutions, y compris les agriculteurs. En chiffres 7.900 habitants : le canal du Forez alimente en eau la ville de Feurs depuis 1988. la consommation des 7.900 habitants représente près d’un million de m3 annuels. l’eau sert également aux populations du montbrisonnais en période d’étiage du Vizézy. 600 : le nombre d’exploitations agricoles raccordées à la branche principale et aux deux artérioles de Poncins et l’Hôpital-le-Grand. 500 hectares : certains étangs du forez (500 hectares) dépendent de l’ouvrage qui sert aussi aux industriels (ZAC des plaines et verrerie de saint-Romain-le-Puy) pour leurs process, opérations de lavage et dispositifs contre les incendies. 9 : Ces neuf derniers étés, le département ligérien a connu de quasi-systématiques restrictions d’eau. Seule l’année 2021 a échappé au niveau d’alerte ou de crise. même 2024, pourtant très arrosée, s’est soldée par une sécheresse sur une partie du territoire. Jamais sans le canal Yvan Ogier élève 75 laitières à Champdieu. 130 hectares de cultures reliés au canal du Forez contribuent à nourrir ses bêtes. Sans eau, aurait-il fini sur la paille ? « C’est une certitude », assène Yvan Ogier, éleveur laitier à Champdieu, au souvenir de l’été 2022. « Il aurait fallu se séparer des vaches, faire une croix sur deux revenus (il a deux associés, N.D.L.R) et comment reconstituer ensuite un cheptel ? » Invisible depuis ses parcelles, le canal du Forez laboure la plaine à deux kilomètres de distance. Historiquement alimentées par gravité, ses terres bénéficient aujourd’hui d’aménagements modernes et enterrés. Montés en Asa (association syndicale autorisée), 80 propriétaires irrigants ont investi 3 millions d’euros en 2014 (dont 25 % apportés par le Département) dans la création d’une station de pompage accolée au canal, 35 kilomètres de canalisations et 32 bornes d’irrigation. Éleveurs céréaliers, maraîchers, horticulteur, pépiniéristes… « Treize exploitations ont leur siège sur le périmètre, précise Yvan Ogier, président de l’Asa. Mais nous comptons aussi parmi nos membres une dizaine de fermes plus éloignées », GAEC installés dans la montagne qui tiennent à conserver « en bas » quelques hectares de céréales ou de maïs. « Ils se constituent ainsi un stock de sécurité, glisse le président. Car l’irrigation, aujourd’hui, c’est une assurance vie ». Connectés aux bornes, bon nombre d’enrouleurs sont mis en route dès le 1er avril. Une nécessité pour tenir le rythme de l’agriculture biologique. « Je n’achète plus de pesticides, je n’importe plus de soja du Brésil, explique Yvan Ogier, converti en 2022. Mes bêtes se nourrissent de trèfle et de luzerne (il en possède 30 hectares, N.D.L.R). Mais ces cultures demandent de l’eau dès le printemps ». Pas question de gaspiller pour autant. « Il m’en coûte 11 centimes du m3, sans compter les charges fixes pour rembourser l’emprunt souscrit par l’Asa et payer la maintenance. En moyenne, cela représente un budget annuel de 35.000 €. Autant vous dire que chaque tour d’eau a son importance. Personne n’irrigue pour le plaisir ». Une étude alarmante et un programme d’actions à construire Les pénuries d’eau vont se multiplier dans l’avenir. Quels risques et quels enjeux dans la Loire ? État des lieux avec Julie Faure-Laurent, chargée de mission au Département. Lancée en 2022 au terme d’une historique sécheresse, l’étude HMUC (Hydrologie, Milieux, Usages, Climat) portée par le Département vient de rendre son verdict. Quelles en sont les conclusions ? De nombreux Ligériens s’imaginent disposer de grandes nappes d’eau en sous-sol. Mais la ressource, chez nous, est essentiellement superficielle ce qui explique la présence de grands barrages : Pas-du-Riot, Gouffre d’enfer… S’il ne pleut pas, il n’y a rien à capter. Or la pluviométrie est modeste. Le fleuve constitue la colonne vertébrale du territoire. La moitié des prélèvements se font dans la Loire dont le cours pourrait être quasiment à sec aux mois d’août et septembre à l’horizon 2100. Les projections sont unanimes ? Le diagnostic scientifique est partagé. L’étude nous a permis de compiler des données, d’évaluer l’état quantitatif actuel et futur de la ressource, les besoins des milieux et d’identifier les volumes potentiellement disponibles pour les différents usages. Cet outil doit maintenant servir d’aide à la décision car les périodes de tension vont se multiplier. L’urgence, désormais, est à la rédaction d’un projet de territoire pour la gestion de l’eau (PTGE)... Oui, il s’agit de constituer un programme d’actions volontaires sur le territoire Loire en Rhône-Alpes. Tout est à construire. L’important est de faire discuter tout le monde car il n’y aura pas de solutions miracles. Plutôt un ensemble de solutions allant de la sobriété globale à différents types d’opérations très ciblées comme la sensibilisation des scolaires, la plantation de haies, l’hydrologie régénérative... Un comité de territoire a été constitué, composé d’élus, de syndicats agricoles, d’industriels, d’acteurs touristiques. Un panel de citoyens pourrait également être formé courant 2026. Sur le modèle des conventions pour le climat ou la fin de vie ? Oui, avec l’objectif de faire monter tout le monde en compétences. L’idée au final est de passer d’une gestion de crise à une gestion structurelle et d’assurer le partage de la ressource sur le long terme. + d’infos loire.fr/ptge Daniel Fréchet, vice-président déléguée à l’Eau et à l’Environnement L’ensemble des usagers devront se mettre autour de la table. Les discussions seront sans doute animées et la transition sera longue mais je suis assez confiant. Un territoire vulnérable au changement anticiper pour ne pas subir Les perspectives à l’horizon 2100 Une pluviométrie modeste 868 mm annuels enregistrés sur la période 1991-2020 quand la moyenne nationale est à 935 mm. Le manque de précipitations est plus affirmé dans la plaine du Forez qui, coincée entre les monts du Forez et les monts du Lyonnais, subit l’effet de Foehn. La pluviométrie annuelle devrait rester la même mais les précipitations seront très inégalement réparties selon les saisons avec l’été de longues périodes de sécheresses et l’automne de gros épisodes cévenoles ravageant tout sur leur passage. Intensification des événements extrêmes. Une ressource essentiellement superficielle Il n’existe pas vraiment de nappes phréatiques dans la Loire (à l’exception des nappes souterraines de la plaine du Forez dont le fonctionnement, méconnu, fait l’objet d’une étude multi-partenariale pilotée par le Département). Les eaux de surface (issues des précipitations) fournissent 75% de l’alimentation en eau potable. 60% des Ligériens (460.000 personnes) dépendent de 10 barrages. Un fleuve Loire quasiment à sec en août et en septembre au niveau de Bas-en-Basset. Un déficit de neige qui pourrait avoir un impact sur des sécheresses printanières. Un territoire dépendant d’approvisionnements extérieurs 20% des besoins en eau potable sont couverts par les départements voisins (le barrage de Lavalette en Haute-Loire pour le Stéphanois, le Rhône pour les monts du Lyonnais). Un réchauffement évalué à + 4°. les reliefs se réchaufferont plus vite que la plaine. Une remontée du climat méditerranéen. Feux de forêt plus fréquents. 1 objectif : encourager la sobriété et retenir l’eau par tous les moyens Végétaliser : les campagnes mais aussi les villes. En ayant recours aux haies anti-érosives, noues végétalisées, jardins-forêts et arbres de pluie (arbres dont la fosse de plantation a été dimensionnée pour gérer les eaux de ruissellement). Préserver les zones humides : mares, étangs, ruisseaux, tourbières fonctionnent comme des éponges. Ils absorbent l’eau en cas de pluie et la relarguent au milieu en période de sécheresse. Reméandrer les cours d’eau : pour ralentir les écoulements. Adapter les infrastructures : type retenues et barrages. 3.000 agents à vos côtés Portrait d’agent Une femme dans l’informatique Technicienne systèmes et réseaux, Stéphanie Seichepine travaille pour les 3.000 agents de la collectivité. Sa mission : garantir à tous des équipements connectés. Un problème d’écran, un souci de clavier et c’est tout un environnement de travail chamboulé. Technicienne systèmes et réseaux au Département, Stéphanie Seichepine veille au bon équipement des agents. Portables et imprimantes transitent par les bâtiments de la rue d’Arcole à Saint-Étienne. Un lumineux « labo » se prête aux opérations de maintenance. Les urgences rythment la vie du service : dix personnes se partagent pannes matérielles et déplacements, d’un bout à l’autre du territoire. Pas un souci pour cette contractuelle habituée des longs trajets qui travaillait encore, il y a 18 mois, pour le compte du groupe Xefi. Elle effectuait alors jusqu’à 400 kilomètres journaliers pour dépanner les établissements d’enseignement secondaire. « La Région nous avait confié l’infogérance des lycées, précise-t-elle. C’était un boulot passionnant mais éreintant et difficilement compatible avec une vie de famille ». En quête de meilleures conditions de travail, cette jeune maman tombe, courant 2023, sur la campagne d’affichage du Département. Séduite, elle tente sa chance. Plus de lycée aujourd’hui dans son portefeuille mais des collèges. « Nous assurons chacun, en plus de nos missions, le suivi de cinq établissements scolaires ». Élevée à la campagne dans la région de Metz, la Stéphanoise aurait pu faire carrière dans les sciences de l’ingénieur si la détestable réputation de la filière STI ne l’avait incitée à suivre une Terminale ES… avant de retrouver la voie du BTS. Les avantages de la profession ? « Le contact et la satisfaction des usagers. Les bons retours sont toujours appréciables ». Rares sont les figures féminines dans le champ de l’informatique. Dix ans que la trentenaire en fait le constat. « Les choses n’ont pas toujours été simples, confie-t-elle. Chez Xefi, ma nomination au poste de responsable avait été très mal perçue. Les choses sont différentes au Département. J’apprécie la franchise de mes collègues masculins. Et on ne manque pas d’humour dans le métier ». + d’infos : loire.fr/3000agents En chiffres 5,04 millions d’euros : le budget annuel consacré au système d’information départemental. 2.486 postes de travail équipés pour les agents départementaux, dont 2.085 ordinateurs portables. À ce parc machines s’ajoutent 6.971 postes et 1.088 portables déployés dans les collèges. 1.450 smartphones. 5.127 boîtes mail et calendriers partagés. En 2024, les utilisateurs ont échangé 14,5 millions de mails. Lutte contre le gaspillage alimentaire : deux EHPAD pilotes dans la Loire Les Ehpad de Marlhes et Saint-Héand ont travaillé avec le Département, la Chambre d’agriculture et l’association Agribio Rhône & Loire, courant 2024, sur les possibilités de réduire leur gaspillage alimentaire. Chargé d’établir un diagnostic, le laboratoire Terana a suivi un service, listé les bonnes pratiques et multiplié les recommandations : diminuer la taille des portions, présenter les sauces à part, ajuster les quantités produites aux volumes effectivement consommés… Une pesée, effectuée en mars 2024, a permis d’évaluer le gaspillage à 19 % de la production à Marlhes (l’équivalent de 113 g et 0,36 euros jetés par convive soit, en extrapolant, 26.000 € annuels). En juin, après efforts réalisés par les services, ce même gaspillage n’était plus que de 64 g par convive (0,27 euros). Il avait chuté de 43 % ! Pareil succès ayant été relevé à Saint-Héand (-54 %), décision a été prise d’étendre la démarche à deux nouveaux établissements en 2025 : l’IME Les petits princes à Saint-Just Saint-Rambert et l’Ehpad Quiétude à Riorges. 946 millions d’euros dépensés en 2025 Chaque année, le Département vote un budget. Ce budget liste les actions à mener dans l’année en fonction de l’argent disponible. L’argent provient : -de l’État -de certaines taxes. Par exemple, les taxes versées par les habitants lorsqu’ils achètent un appartement ou une maison -des emprunts faits à la banque Une partie de l’argent est dépensée pour : -aider les personnes en situation de handicap les personnes âgées, les personnes sans emploi -entretenir les routes -accueillir les élèves dans les collèges -rémunérer le personnel du Département -rembourser les emprunts… Une partie permet d’acheter du matériel et de faire de gros travaux. Au total, 946 millions d’euros seront dépensés en 2025 dont 80 millions dans de nouveaux projets. Par exemple : la remise en état du collège Jules-Vallès à Saint-Étienne. Loire Mag expérimente le Falc, langage utilisé pour rendre l’information accessible aux personnes en situation de handicap ou maîtrisant mal la langue française. Tous les articles sont également disponibles en version audio et braille. À retrouver sur loire.fr/webzine Les tribunes Groupe union pour la Loire La confiance n’exclut pas le contrôle Le Département est la collectivité des solidarités humaines. C’est tout à la fois un honneur et une responsabilité : aider tous ceux que la vie a fragilisé, les accompagner avec dignité dans la perte d’autonomie ou dans une recherche d’insertion professionnelle. Notre budget 2025 consacre 550 millions d’euros aux solidarités sociales. En augmentation année après année, cela représente plus de 65 % du budget total de notre collectivité. Les raisons de cette augmentation constante s’expliquent par plusieurs facteurs : vieillissement de la population, meilleure détection des handicaps, notamment juvéniles, mais aussi un nombre de bénéficiaires du RSA en hausse. À cela, il faut ajouter les décisions de l’État d’augmenter régulièrement le montant des allocations individuelles de solidarités. Plus précisément, la dernière augmentation de 1,7 % du RSA (10 € pour une personne seule) voulue par l’État se traduit par un coût supplémentaire de 2 millions d’euros pour notre Département. Dans une société de droits mais aussi de devoirs, à l’heure également où les collectivités dans leur ensemble subissent des difficultés financières majeures et inédites, notre choix de lutter contre la fraude aux prestations sociales se révèle judicieux, attendu et juste. Contrairement à l’opposition qui se drape dans une vertu surannée consistant à marteler que nous faisons « la chasse aux pauvres », nous répondons invariablement et loin de ces clichés que nous souhaitons un meilleur usage des allocations pour qu’elles aillent vers ceux qui en ont vraiment besoin. C’est bien ça la solidarité nationale, sans œillères ni dogmatisme. Un RSA mieux contrôlé pour une meilleure efficacité. Le Département mobilise cette année plus de 123 millions d’euros pour l’insertion. Il s’agit du versement de l’allocation RSA mais également de politiques d’accompagnement vers le monde du travail. L’importance de ce budget démontre que oui, il y a des publics éloignés de l’emploi et que nous devons rapprocher d’une activité professionnelle. C’est un véritable enjeu de société. Cette politique est à nos yeux d’une importance capitale, aussi bien sur le plan de l’insertion professionnelle et sociale, que de la lutte contre la marginalisation et l’enfermement. En ce sens, nous saluons l’engagement de nos agents qui font un travail quotidien remarquable pour accompagner les personnes dans une démarche d’insertion. La lutte contre la fraude doit être une boussole au service d’une meilleure prise en charge des allocataires Il est toujours difficile de quantifier une fraude, quelle qu’elle soit, comme il est difficile pour certains de ne pas faire de comparaisons hasardeuses entre la fraude sociale et la fraude fiscale, toutes deux condamnables et non-excusables. Néanmoins, à travers différents contrôles, les indus au RSA, c’est-à-dire la fraude, se montent à plus de 2,4 millions… Autant d’argent qui n’est pas reventilé vers d’autres politiques sociales pourtant nécessaires. Les contrôles prennent du temps. Ils révèlent trop souvent des situations étonnantes comme le cas dernièrement d’une Ligérienne qui percevait le RSA alors qu’elle ne déclarait pas les revenus de son activité professionnelle, ni ceux de sa société civile immobilière… En responsabilité, nous allons accentuer les contrôles dans l’intérêt des Ligériens, et pour ceux qui, véritablement, ont besoin de notre solidarité, au nom de la justice sociale. Car celui qui fraude prend l’argent dans la poche de ceux qui travaillent. Mais aussi dans la poche de celui qui en a le plus besoin. C’est inadmissible. Antoine Vermorel-Marques,, président du groupe Union pour la Loire, Député, Le groupe de la droite, du centre et des indépendants Groupe Loire en commun Vote contre le budget 2025 L’année 2025 marque une rupture inédite dans l’approche budgétaire du Département. Les baisses continues des dotations de l’État fragilisent notre capacité à exercer les missions de proximité et de soutien aux citoyens, menaçant ainsi la cohésion des territoires. Des dépenses de solidarité de plus en plus lourdes dans une situation sociale de plus en plus fragilisée, des DMTO (« frais de notaire ») incertains, entrainent une lourde dépendance budgétaire dans un contexte de reprise encore difficile, un ralentissement de la TVA amplifiant encore les inquiétudes. Les choix budgétaires de l’exécutif de notre Département ne traduisent pas les réorientations nécessaires que nous exprimons déjà depuis longtemps. Ils induisent au contraire une dégradation spectaculaire de notre épargne et allongent la période de désendettent à 20 ans. Alors que tous les voyants financiers sont au rouge, le Département, enfermé dans le déni de la situation insoutenable que nous vivons, semble ignorer que, face à l’urgence, des choix sont à faire. Nous avons proposé de recentrer et de prioriser nos actions sur les compétences obligatoires pour soutenir les Ligériens dans les domaines des solidarités humaines et territoriales. L’exécutif du Département s’entête dans une politique parfois inadaptée aux enjeux sociaux, écologiques et démographiques qui devraient pourtant nous faire prendre conscience que des choix politiques nouveaux sont inexorables. Le Président du Département dit souvent qu’il fait ce qu’il peut avec ce qu’il a. Il est temps que le Département de la Loire fasse ce qu’il doit faire avec ce qu’il a. Il est temps d’œuvrer pour une politique courageuse qui affronte les bouleversements pour une action publique de qualité qui conforte l’avenir. Le Département vous répond Lu sur nos réseaux Jusqu’ici mon père âgé de 90 ans vivait à domicile. Mais sa santé se détériore, il ne peut plus rester seul à la maison. Comment puis-je solliciter une place en Ehpad ? Notre réponse Les agents du Département vous accueillent et vous renseignent au sein de la MLA (Maison Loire autonomie, coordonnées ci-contre). Dans le Roannais, des réunions d’information sont en plus proposées chaque trimestre sur l’entrée en établissement. Elles sont animées par des professionnels de la Maison Loire Autonomie, du centre hospitalier de Roanne, de la Ville de Roanne, du DAC Loire et ponctuées d’interventions de directeurs d’Ehpad et de témoignages de parents de résidents. L’entrée est libre et sans inscription. Prochaines rencontres le 16 juin à la salle de musique de Charlieu et le 22 septembre à la salle ERA de La Pacaudière. Vous ne recevez pas le mag ? Loire Mag est distribué gratuitement dans chaque boîte aux lettres du territoire, y compris celles disposant d’un autocollant « Stop pub ». Si vous ne le recevez pas : assurez-vous qu’il n’a pas été jeté par un membre du foyer et remplissez le formulaire à l’adresse loire.fr/webzine TV et podcast Loire Mag joue les prolongations... Nos partenaires radio et TV développent quatre sujets abordés dans nos pages. Interviews d’élu, reportages… Retrouvez l’émission réalisée par TL7 et le podcast de RCF Saint-Étienne sur loire.fr/webzine ; tl7.fr et rcf.fr/saintetienne Séances publiques : 27/06/25. Décision modificative n°1 et compte financier unique. Annuaire utile MDPH / Maison Loire autonomie : 04.77.49.91.91 (Saint-Étienne) 04.77.23.83.83 (Roanne) 04.77.96.55.69 (Montbrison) 04.77.29.27.58 (Saint-Chamond) Maison de l’habitat : 04.77.59.96.50 (Saint-Étienne) 04.77.78.39.94 (Roanne) 04.77.96.56.66 (Montbrison) Archives de la Loire : 04.77.93.58.78. Une page d’histoire 100 ans de courses à Feurs 6 et 7 septembre 1925. 10.000 personnes assistent à l’inauguration du nouvel hippodrome en centre-ville de Feurs. Mémoire d’un succès populaire. Foule aux tribunes, foule au pesage, foule à la pelouse » (le Mémorial de la Loire et de la Haute-Loire). L’hippodrome de Feurs affiche complet ce 6 septembre 1925. 10.000 cloches et canotiers colorent le vert ambiant. Un soleil d’automne nimbe les calottes. On invite les turfistes, en habits du dimanche, à se rapprocher du champ de course. 4.000 francs sont promis au vainqueur dans le Prix du commerce et de l’industrie. Beaucoup ont parié sur « Vichy » ; donné favori. Las, le cheval n’est pas en forme. « Onze à cœur » prend le lead dans le premier tour, suivi de « Sarcieux » et « Sébastopol ». Dans le public, on s’agite, on s’époumone. Les trotteurs rivalisent de hargne et d’efforts mais voici l’arrivée : « Onze à cœur » triomphe sur le poteau. Scènes de liesse, mines défaites. Les perdants vite oublient leur déception ; neuf courses sont encore au programme de ce week-end inaugural. Les réunions, jusqu’ici, se tenaient à Civens, sur un terrain aménagé par Francisque Balaÿ et le marquis de Poncins. Fondateurs de la Société hippique, les deux hommes entendent en 1858 stimuler l’élevage forézien par le spectacle (seules sont autorisées à courir les bêtes nées dans la Loire). Au préfet, réticent, preuve est rapidement donnée qu’il sera possible d’en remontrer au Nord de la France (le Forez occupe aujourd’hui le deuxième rang national pour l’élevage de trotteurs derrière la Normandie). Les écuries se développent, les « journées de septembre » font le plein mais le champ de course vieillit et finit par manquer de praticité. Un nouvel équipement est projeté début XXe. Propriétaire du parc des Minimes, la municipalité consent à fournir le foncier. Elle se porte caution d’un emprunt de 130.000 francs. 147 souscripteurs cassent en plus leur tirelire pour garantir la création d’une piste de 1.325 mètres en forme de huit, avec passage de rivière pour les amateurs de steeple-chase. Saut, trot, galop… Les trois disciplines disposent d’épreuves à Feurs. Et l’engouement est au rendez-vous. Plus de 3.000 billets ont été vendus, en ce jour d’inauguration, par les gares de Roanne et Lyon-Perrache. Chacun s’est en plus acquitté du prix d’entrée : 3 francs pour la pelouse, 5 pour les gradins. Le « Chantilly du Forez » porte admirablement son nom. Gérard Vacher parle aujourd’hui plus volontiers de « petit Vincennes ». L’actuel président de la Société hippique loue l’extraordinaire qualité de la piste (spécialisée dans le trot depuis les années 90, dotée, comme à Paris, d’une corde à gauche, d’une petite descente et d’une petite montée), les conditions d’accueil (tous les membres de la Société hippique sont bénévoles) et l’engoue-ment suscité par les rencontres (au nombre de neuf dans l’année). « Rien à voir avec le galop à Deauville. Il n’y a pas plus populaire qu’un hippodrome de trot. » Sur vos agendas : l’hippodrome fête son 100e anniversaire dimanche 21 juin. Animations, expositions et feu d’artifice. 3 choses à savoir sur... Arme de guerre Les soldats de Napoléon Ier ne pouvant livrer bataille à pied, on cherche au XIXe de nouvelles régions d’élevage équin. Le maire de Feurs est approché. Aux services de l’Empereur, il écrit que « peu de départements sont plus propres que celui de la Loire à l’éducation des chevaux de selle ». Mais les Haras nationaux échouent à implanter des stations. En 1857, le préfet a l’opinion tranchée : à l’armée il indique n’avoir pas de territoire adapté. Il faut toute la détermination de Francisque Balaÿ et d’Emmanuel de Poncins pour réussir à développer une activité équine. Noble jockey Fondateur de la Société hippique, Emmanuel de Poncins possède son propre élevage de pur-sang au Haras des places à Saint-Cyr-les-Vignes. Premier de la lignée, « Vert galant » a rejoint le haras en 1861. Le marquis, bon cavalier, ne se contente pas de faire courir à Civens. Il monte certains de ses chevaux et remporte ainsi plusieurs épreuves pour gentlemen. Grand seigneur, l’homme prête parfois ses animaux dans les épreuves réservées aux fermiers pour que les jeunes exploitants puissent faire l’expérience du turf. Ancien cimetière On choisit pour établir le nouvel hippodrome de Feurs un terrain légué par la marquise de Boubée (l’ancien tènement du couvent des Minimes tombé dans l’escarcelle de la famille après la Révolution). La marquise avait coutume d’y faire enterrer ses chiens. Deux pierres tombales commémorent ce souvenir. Échappée belle Charlieu La splendeur clunisienne L’Abbaye de Charlieu fut l’une des premières annexées par Cluny au tournant de l’An mille. Les bâtiments ont été partiellement démantelés à la Révolution, ils n’en restent pas moins admirables. Suivez le guide ! Que de monde place de l’abbaye à Charlieu. Les bancs de l’esplanade, aux beaux jours, sont courus des locaux. On bavarde face au monument jadis tenu au silence. Le cadre est sublime, la rumeur de la cité lointaine (oubliée la proximité de l’hypercentre). Deux tours fortifiées délimitent l’ensemble abbatial que fondèrent au Moyen-Âge une poignée de moines bénédictins. En 875, les robes de bure se contentent de peu : une église d’une seule nef, coiffée de bois, pour recevoir leurs intentions de prière. C’est à Cluny que le monastère doit son développement. Fondé à 70 kilomètres au Nord par Guillaume d’Aquitaine, l’ordre rallie les congrégations voisines. Aux nouvelles dépendances, on garantit donations et privilèges. Mais la puissante hiérarchie ne souffre pas la concurrence : d’abbaye, Charlieu est réduite au rang de prieuré en 1040. Les 2.000 habitants ne tenant plus dans l’église, on rase l’existant pour rebâtir sur le modèle clunisien. Transepts et chapelles ont depuis disparu (abattus par la colère révolutionnaire). Il faut aux visiteurs faire un effort d’imagination pour se figurer les proportions d’hier. Restent de très beaux bâtiments : parloir, cellier, cour et logis Renaissance… Une visite guidée s’impose. Au dehors : porche au décor sculpté dans la pierre jaune. Au-dedans : cloître et salle capitulaire. « Au XIIe siècle, les moines faisaient ici la lecture de la Règle de Saint-Benoît ; un petit livre composé de 73 chapitres », glisse Justine Dusmenil, médiatrice. Un code de conduite, en somme, dont les règles ne furent pas toujours bien respectées. « Dans les deux derniers siècles de l’abbaye, la vie des moines n’était plus celle des origines. La plupart étaient issus de familles nobles. Ils allaient à des messes moins nombreuses et plus courtes. Chacun avait son logement, un ou plusieurs domestiques, et bénéficiait d’autorisations de sorties pour aller dans sa famille mais aussi en ville, à la taverne, pour jouer aux quilles. Les derniers prieurs furent sommés de remettre de l’ordre. » Propriété du Département depuis 2010, classée Monument historique, l’Abbaye de Charlieu fête en 2025 le 1.150e anniversaire de sa naissance. Elle pourrait être inscrite d’ici deux ans sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. La fédération européenne des sites clunisiens travaille en ce sens. Y aller 1, allée de l’abbaye à Charlieu. Ne soyez pas surpris, l’édifice se trouve en plein centre-ville. Accès par l’A72 (à 1h20 de Saint-Étienne), la ligne de bus L24 depuis Roanne, ou la Véloire pour les férus de bicyclette. Visiter Les services du Département proposent de nombreuses visites guidées et thématiques (comptez 1h30 pour une visite classique, tous les jours à 16 h sauf le mardi ; 30 minutes pour une visite flash à l’occasion des Journées européennes de l’archéologie et du patrimoine). Samedi 14 juin à 15 h, zoom sur « Cent ans d’archéologie à l’abbaye ». Tarifs : 4 € pour la visite libre (gratuit moins de 12 ans), 7 € pour la visite guidée. Programme complet des ateliers familles et jeune public sur abbayebenedictine.fr. Se restaurer L’Atelier Rongefer Charlieu 04.77.60.01.57, Le Restaurant de la Loire (1 étoile Michelin) Pouilly-sous-Charlieu 04.77.60.81.36. Se loger Le Relais de l’abbaye 04.77.60.00.88, relais-abbaye.fr Chapelles L’Abbaye de Charlieu était autrefois constituée de nombreuses chapelles (deux restent accessibles au public). Et pour cause : les moines clunisiens faisaient le commerce des messes funèbres et des droits de sépultures. À grand nombre d’autels, grand nombre de célébrations. Chef d’œuvre Ne manquez pas d’admirer, côté place, le porche daté du XIIe siècle : exceptionnel portail roman sculpté dans la pierre. Feuillages, rubans plissés et vieillards musiciens y sont d’une finesse rare. Le saviez-vous ? La pierre jaune tient sa couleur de l’oxydation du fer et du manganèse contenus dans le calcaire. Deux restaurations ont été conduites en façade en 1853 et 1989. Couvent À 600 mètres de l’abbaye se trouve le Couvent des Cordeliers. Il fut édifié au XIIIe siècle par un ordre concurrent, les franciscains, à la demande des habitants. Les Charliendins espéraient ainsi contrer la toute-puissance bénédictine. Toutes les sorties dans la Loire : loiretourisme.com Récits d'entreprises Made in Loire Fée Capucine: d’originales tisanes “immersives” Oubliez vieilles et banales décoctions de verveine, menthe et camomille. La Fée capucine explore à Saint-Galmier le concept des tisanes immersives. Ses assemblages ont un goût boisé (« Ballade en forêt »), floral (« Jardin secret ») ou sucré (« Souvenirs d’enfance ») mais l’expérience excède de loin l’univers gustatif, convoquant l’odorat, le toucher et même… l’ouïe. « Une bande-son a été créée pour chacune de mes infusions, explique Gaëlle Broilliard. J’ai rédigé de petits textes et travaillé avec un ami musicien, Romain Lateltin, pour guider les consommateurs. » Ses tisanes interrogent notre rapport à la table. « Les gens ont tendance à se jeter sur la nourriture ». Son parti pris : faire de la dégustation une pause méditative. Passée par la boulangerie et la cuisine (elle a tenu la Cantine verte à Saint-Étienne), Gaëlle Broilliard a fait le choix d’un nouveau départ en 2017. Elle possède à Saint-Galmier un cabinet de naturopathie et de réflexologie plantaire en même temps qu’une maison d’hôtes. La demeure, sublimement restaurée et meublée, invite à la détente. Infusions, massages, ateliers culinaires, séjours ne sont que l’expression d’une même ambition : « Il s’agit d’inciter les gens à prendre le temps ». Vigne rouge et basilic vert poussent au jardin. Pour confectionner ses sachets, Gaëlle Broilliard a en plus recouru cet hiver aux services de la ferme Serpette et Serfouette. « Ils sont implantés dans les monts du Lyonnais », précise-t-elle. De belles cartes accompagnent feuilles et fleurs séchées (où trouver un lien vers le fonds sonore) dont le graphisme a été confié à une entreprise sambonitaine (Infusion graphique, ça ne s’invente pas). « Je tenais à ce que tout soit fait en local », confie la dynamique Ligérienne. Une collaboration avec un céramiste est à l’étude. + d’infos lafeecapucine.com C'est où ? 21 rue du pont gavé à Saint-Galmier C'est quoi ? Des tisanes à sentir, goûter et des univers sonores. 15 minutes de pause méditative. C'est qui ? Gaëlle Broilliard, alias la fée capucine, également connue pour ses ateliers culinaires et ses chambres d’hôtes. À vous de jouer ? De quelle entreprise s’agit-il ? La bonne réponse est Manufrance. Fondée en 1885 par Étienne Mimard, l’entreprise est initialement spécialisée dans la vente d’armes de chasse et de tir. Sa diversification (dans les vélocipèdes notamment) conduit la direction à établir, dès 1894 au nord du cours Fauriel, et en collaboration avec l’architecte de la Ville de Saint-Étienne Léon Lamaizière, « une usine modèle » regroupant « tous les progrès de la science ». L’entreprise va jusqu’à employer 4.000 personnes et couvrir 40.000 m2 . Elle est mise en liquidation judiciaire en 1980. + d’infos archives.loire.fr Par ici les sorties ! Nos 10 coups de cœur Objets insolites et futuristes Biennale Fauteuils, grille-pains, ruchers, vélos… La 13e Biennale internationale design de Saint-Étienne fait la part belle aux objets du 22 mai au 6 juillet. Huit grandes expositions compilent engins rêvés et futuristes, explorant la thématique « Ressource(s), présager demain ». Incontournables : neuf ilots (et designers) questionnent nos modes de vie actuels et futurs sur 800 m2 dans le cadre des halles Barrouin. À suivre également, conférences, ateliers et festivals de rue. Du 22 mai au 6 juillet, >Biennale internationale design, Halles Barrouin, Saint-Étienne, tarifs : 8 € en ligne, 9 € au guichet. biennale-design.com Fête de l’eau nouveauté Les barrages de Renaison accueillent leur première Fête de l’eau, samedi 5 juillet, à l’initiative de Roannaise de l’eau. Visites de l’usine de potabilisation, ateliers, spectacles (Bulles de savon extravagantes bulles géantes, Tous dans le même bat’eau), déambulations… À découvrir également in situ : un nouveau parcours filet dans les arbres. Navettes gratuites pour faciliter l’accès des visiteurs. Samedi 5 juillet Fête de l’eau, barrages de Renaison, gratuit (sauf accès à l’accrobranche - parc Filéo Loisirs), roannaise-de-leau.fr En selle, festival Se dépenser d’abord, faire la bamboche ensuite : le Bike and fourme festival retrouve la station de Chalmazel les 12 et 13 juillet. Cinq randonnées VTT et un enduro sont au programme de l’événement assorti, cette année, d’un semi-kilomètre vertical en nocturne (montée sèche chronométrée à la lueur des frontales). L’occasion, pour les coureurs, de faire durer le plaisir en marge de six concerts gratuits : Luiza, La caravane passe, James baker, MPL, Devil Jo et le vainqueur du Rock’n fourme. Le Département choisit, le dimanche, d’amplifier l’offre famille. À la désormais célèbre course de draisiennes s’ajoutent -c’est nouveau- un Chalma family raid (défis sportifs proposés au sommet du télésiège) et un festival de films sport nature proposé par l’association Curieux voyageurs. Trois docus et un long-métrage à l’affiche : Trois vélos pour cinq, Mon Forez, Into the ride et De toutes nos forces. Et toujours, marché de producteurs, concours de pétanque, r andonnée gourmande, championnat de barbecue… Samedi 12 et dimanche 13 juillet, bike and fourme, station de Chalmazel, épreuves sportives dès 10 €, animations gratuites, inscriptions et renseignements sur bikeandfourme.fr balade gourmande, œnotourisme La 12e Balade gourmande en Côte roannaise a lieu les 5 et 6 juillet sur la commune de Villemontais ; l’événement à ne pas manquer début juillet dans le Nord du département. Deux possibilités pour les épicuriens : parcourir trois kilomètres au crépuscule ou s’élancer pour 7,5 kilomètres à travers les vignes en journée. Les Tables roannaises assurent le ravitaillement dans un cas comme dans l’autre. Des vins locaux subliment l’ensemble. De pause en étape, régalez-vous d’une entrée, d’un plat, d’un fromage, d’un dessert... Ambiance festive et musicale. Samedi 5 et dimanche 6 juillet, balade gourmande en côte roannaise, Villemontais, plein tarif : 40 ou 45 €, enfant : 19 ou 20 € (jusqu’à 12 ans). Gratuit pour les moins de 6 ans. roannais-tourisme.com 100% féminin, événement sportif N’en déplaise à ces messieurs, seules les femmes sont conviées. Et elles sont nombreuses, chaque année, à prendre le départ de la Stéphanoise au parc de l’Europe. Trois courses sont au programme de cet événement sportif : de 960 m pour les 5-8 ans, 1,93 km pour les 9-12 et 5 km pour les 12-99 ans. 25 % des frais d’inscription sont reversés à la Ligue contre le cancer et à l’association Les yeux du cœur. Possibilité d’effectuer le parcours en marchant.. Vendredi 13 juin à partir de 18 h, la stéphanoise, parc de l’Europe, Saint-Étienne, tarifs : de 1 à 9 €, lastephanoise-course-feminine.fr Street food, gastronomie Ils défendent les produits frais, locaux, de saison, vantent les plaisirs d’une cuisine simple et authentique. Quinze restaurateurs, chefs à domicile, traiteurs forment le Collectif des Tables stéphanoises. L’association dresse la table, assistée de la CCI (Chambre de commerce et d’industrie), le 12 juin place Chavanelle à Saint-Étienne. Au menu : propositions variées de street food (une quinzaine de stands, plats de chef(fe)s à déguster avec les mains) et ambiance guinguette. Jeudi 12 juin de 16 h 30 à 23 h, urbaine fest’, place Chavanelle Saint-Étienne, tablestephanoises.com Poisson La Maison départementale de la pêche et de la nature fête les pratiques halieutiques le 1er juin. Nombreuses initiations et démonstrations. Accès gratuit à la scénographie. Étang David, Saint-Just-Saint-Rambert, peche42.fr VIP Zenei Oshiro (9e Dan) et Serge Serfati (8e Dan Shotokan, champion du monde et 15 fois champion de France) animent deux stages enfants et adultes samedi 7 juin pour les 20 ans du Karaté club de Renaison. Salle de la parenthèse à Renaison À 13h30 et 15h, shingitaikarate.fr Plan d’eau L’Aviron stéphanois organise sa traditionnelle rando nautique les 14 et 15 juin au départ de Saint-Paul-en-Cornillon (32 ou 47 km). Le samedi soir, repas festif au bord de l’eau en mode guinguette, dans l’esprit originel de la base nautique Vigie Mouette. avironstephanois.fr Football L’ASSE Loire Kid’s tour fait escale le 7 juin à Saint-Chamond et le 14 juin au Chambon-Feugerolles. Structures gonflables, babyfoot géant, photobooth, fan zone accessibles gratuitement aux 4-12 ans. En présence de Pantéo, célèbre mascotte de l’ASSE. De 9h30 à 17h30, loire.fr Quelques pas de danse, tango argentin Le Roulotte tango festival appelle au voyage. Invite à la danse. Deux milongas font le plein les 29, 30 et 31 mai au Corbusier à Firminy. À la Maison de la culture ou sous le chapiteau (extérieur) doté d’un plancher de 380 m2, il n’est pas meilleur endroit pour enchaîner pas de base, ochos et balancés. Douze groupes de musiciens animent les soirées, dès 18 heures. Plus tôt en journée, cours de danse, de musique, conférences et balades animées. Jeudi 29, samedi 30, dimanche 31 mai, 3e roulotte tango festival, Firminy, Maison de la culture, Pass soirée (cinq concerts) : 50 €, roulottetango.com Souquez les artimuses ! Marathon « Ils sont fous ces coureurs ». Le Marathon de la bière -3e du noma lieu dimanche 8 juin à Montbrison. La distance à parcourir : 42,195 km (un semi et un 10 km s’offrent aux moins aguerris). Du sport oui, mais aussi du fun avec de la musique, des costumes -déguisements fortement recommandés sinon exigés- de la cervoise (12 ravitaillements aux postes avancés de Montverdunum, Champdivos, Savignium…) et un grand banquet gaulois. Avec 4.500 dossards accrochés en 2023, 6.000 en 2024, le rendez-vous promet de battre en 2025 un record de fréquentation. 30.000 visiteurs sont attendus sur les trois jours de célébration. 7, 8 et 9 juin, Marathon de la bière et salon made in Loire, espace des Jacquins, Montbrison, lemarathondelabiere.com Harmonie, comédie musicale L’Harmonie de la Chazotte célèbre ses 160 ans en 2025. À bel anniversaire, grand spectacle. L’orchestre de 54 musiciens répète un son et lumière inspiré de la comédie musicale Les Misérables. Plus de 140 artistes, avec la participation de l’ensemble À tout chœur, investiront la scène du parc Longiron les 27 et 28 juin : musiciens, choristes, solistes et comédiens. Vendredi 27 et samedi 28 juin à 21 h, château de Longiron à la Talaudière, plein tarif : 18 €, gratuit pour les -6 ans, restauration sur place dès 19 h, harmoniedelachazotte.free.fr Sous vos applaudissements, arts de rue Que de monde, à la Pentecôte, dans les rues de Verrières-en-Forez ! Arts du cirque, art de rue attirent dans les monts près de 6.000 spectateurs. C’est que la programmation est exemplaire en la matière. On ouvre grand les yeux sur les pelouses. On frémit, on rit sous le soleil (parfois la pluie) car tout ou presque se joue plein air. Pour leur 30e les Monts de la Balle mettent le paquet. À découvrir, absolument, De la mort qui tue, nouveau spectacle de la compagnie Lady Cocktail (connue des habitués pour son excellent Pub show urbain programmé en 2023) mais aussi Petit frère de T’es rien sans la terre, Boys band Baroque de kourCirKoui ou le Cabaret Mâchefer, proposé sous la toile du Cirque plaisir. L’événement se veut familial (attention, on ne parle pas de spectacles jeunesse mais tout public, certains ne convenant pas aux tout-petits). Ambiance festive, musicale et nombreux points de restauration pour casser la graine entre deux représentations. Samedi 7 (à partir de 14 h) et dimanche 8 juin (à partir de 11 h), 30e festival des monts de la balle, centre bourg de Verrières-en-Forez, prix libre, lesmontsdelaballe.org L’agenda complet de vos sorties : loire.fr/agenda À table ! Pavlova poires rôties et oranges sanguines, par Faty Koenig, Kitchen street à Saint-Étienne Pour 8 personnes Temps nécessaire 3h Ingrédients 5 blancs d’œuf 250 g de sucre glace 250 g de sucre en poudre 1 pincée de sel 200 cl de crème liquide entière 1 c de mascarpone 1 gousse de vanille 10 cl de sirop au choix 4 poires 2 oranges sanguines La préparation Verser les blancs d’œuf dans le bol d’un robot pâtissier muni d’un fouet avec une pincée de sel. Une fois les blancs bien serrés, ajouter les sucres. Monter la meringue à vitesse moyenne pendant 10 minutes. Former la pavlova : à la poche ou à la cuillère, donner une forme à son dessert. Enfourner à 100°C chaleur tournante pendant 2 heures. Laisser totalement refroidir la meringue avant de la retirer du papier cuisson. Verser la crème et le mascarpone dans le bol du robot pâtissier, monter la crème au fouet et finir l’assaisonnement avec un sirop de son choix. Le dressage Remplir légèrement le creux de la pavlova avec de la chantilly puis laisser place à sa créativité : ajouter les poires et oranges découpées avec générosité. Réserver la pavlova au réfrigérateur si besoin. L’astuce du chef : Préparer sa meringue la veille et la laisser refroidir tranquillement dans le four ouvert. La pavlova se tiendra mieux à la découpe. Le portrait Fernand Fraisse le dernier des mineurs En 1973 ferme le puits Couriot. mineur de fond, Fernand Fraisse est rendu au jour mais ne peut se résoudre à couper le cordon. 30 ans qu’il entretient la mémoire des crassiers. vous ne trouverez pas meilleur guide sur l’extraction. Le retraité nous fait l’honneur d’une visite privée en cette fin mars. Bien des salles du Puits Couriot sont en chantier et la serrure de la lampisterie lui donne du mal. Aurait-on changé les barillets sans l’en avertir ? Non, la clef pivote dans le cylindre. Monté sur le trousseau, un jeton circulaire frappé d’un matricule -5035- numéro dont l’avaient affublé les Houillères du bassin ligérien. Fernand Fraisse est ici chez lui. La triste fin de son père, décédé d’un coup de mine en 1943, aurait pu jouer contre l’infernale industrie. Mais le poids de l’histoire familiale et les avantages (logement, chauffage, jardin, soins médicaux) le ramènent à 17 ans au charbon. Rentré comme piqueur, ce jeune costaud (certificat d’études en poche) est en 1960 transféré au « rocher » pour effectuer le percement de nouvelles galeries. À lui le maniement des explosifs. Les risques, personne n’évoque. En bas, les hommes endurent la chaleur (40°C), l’humidité (60%), l’exiguïté. On n’excite pas outrageusement les peurs. Au jeu du pire scénario, Fernand Fraisse a tout de même une crainte : se « faire bouffer par les rats à la suite d’un éboulement ». Car les sales bêtes sont voraces et multitude. De morsure, il ne subira jamais. Mais d’effondrement… À 20 ans, une sombre avalanche couche le boutefeu. Fracture ouverte de la jambe (les os ont traversé la botte). Évacué vers la clinique Buisson, administrée par les Houillères, il risque un temps l’amputation. S’ensuivent six mois d’hospitalisation à la dure, les sœurs franciscaines manquant de délicatesse. « Les seringues étaient grosses comme des barreaux de chaise », sourit celui que l’on chargeait, les weekends, d’affûter les aiguilles. Rétabli, le natif de Firminy effectue ses devoirs militaires puis regagne les profondeurs. On le promeut chef de poste sur « le projet d’autoroute » menant de Couriot à Pigeot (7 kilomètres de boyaux souterrains) ; il y fait l’expérience de la solidarité. Ni politique, ni frontières dans l’abîme. « Nous étions tous noirs », replace-t-il, nostalgique. Mais en 1973, on le chasse, fermeture oblige. Embauché par la société de transports de l’agglomération stéphanoise, il participe à l’électrification des lignes avant de s’établir conducteur puis contrôleur de bus. « Le soir, après ma journée, je venais guider ici. Je me souviens de Renaud et Claude Berri, reçus pour la sortie du film Germinal. Nous avions cassé la croûte en bas dans la galerie reconstituée ». Du champ de ruines, les Amis de la mine puis la municipalité ont fait un musée. On suit l’octogénaire dans les couloirs mal éclairés. « Ici, nous attendions par centaines. J’en ai encore le bruit dans les oreilles », murmure-t-il. Deux billes anthracite fouillent le décor. Quelques rides seulement fendent l’ovale du visage. Derrière la moustache, un léger essoufflement ; Fernand Fraisse est silicosé, astreint à un traitement. Pour le reste, cet arrière-grand-père tient une forme exceptionnelle. Le résultat, possible, d’années de cyclisme ; il pratique toujours, mais en électrique, « parce que la côte est rude d’ici à Chavassieux » (il habite l’ancienne cité des mines). Les Stéphanois lui doivent les désormais célèbres festivités de la Sainte-Barbe (présentation de la statue et défilé jusqu’au Puits Couriot couronné d’un grand feu d’artifice). Décoré de la Légion d’honneur, l’homme de traditions n’a jamais manqué ce rendez-vous corporatiste. Le 6 décembre prochain, comme chaque année depuis 1957, il déjeunera d’une salade de pieds de veau en vinaigrette. Les agapes seront arrosées de communard puis Fernand Fraisse s’en ira diriger le cortège place Jean-Jaurès. Casque sur la tête, lampe au côté, d’une fierté communicative. Les foules alors avanceront au pas du mineur, le dernier d’entre tous. À -800 mètres, on ne faisait aucun cas des nationalités ou des couleurs. En 5 dates 11 décembre 1939 naissance à Firminy. Son père décède en 1943. Fernand Fraisse est alors placé en pension. Il connaît les orphelinats de La Rivière, du Chambon-Feugerolles, de Saint-Genest-Lerpt, Aurec-sur-Loire et Monistrol. Lorsqu’il atteint l’âge de 10 ans, sa mère, remariée, le reprend à ses côtés. Il entre alors à l’école normale à Firminy. 1957 : entrée au Puits Couriot. 15 janvier 1960 : éboulement sur son chantier. Gravement blessé, Fernand Fraisse est transféré à la clinique Buisson. 1968 : coup de poussière au Puits Charles. Membre bénévole du groupe de sauvetage, le Stéphanois est dépêché pour remonter les corps. Il faut dix heures à l’équipe pour sortir les six cadavres. 1996 : remise en route de la Sainte-Barbe. Fernand Fraisse est membre des Amis du musée de la mine depuis 1988.