Loire magazine Le magazine du département de la Loire n°170 juillet septembre 2026 Département de la Loire 2 rue Charles de Gaulle 42022 Saint-Étienne cedex 1 Tél. 04.77.48.42.42 E-mail: info@loire.fr loire.fr Directeur de la publication : Georges Ziegler, président du Département de la Loire Directeur de la rédaction : Manuel Poncet Rédaction en chef : Laetitia Chapuis, Peggy Chabanole Rédaction : Manuel Poncet, Laetitia Chapuis Version braille et texte accessible Association Donne-moi tes yeux contact@donnemoitesyeux.fr Éditorial Pourquoi choisir la Loire cet été ? Notre département offre une variété touristique d’une richesse exceptionnelle. Il suffit de lever les yeux pour comprendre ce que notre patrimoine, naturel, bâti et immatériel, recèle pour un séjour familial, sportif, culturel ou encore de détente. À l’heure des grands bouleversements géopolitiques, qui entraînent des augmentations importantes des coûts énergétiques, et un doute légitime chez nos concitoyens, voyager dans la Loire a un côté rassurant et devient finalement une évidence. C’est d’ailleurs, et je m’en réjouis, ce qui a présidé à la mise à jour du Guide du Routard dédié à la Loire. En effet, si le Guide s’intéresse à notre département, ce n’est pas anodin et cela conforte notre travail collectif pour faire gagner la Loire. Le Département joue-t-il un rôle moteur dans l’attractivité touristique de la Loire ? Naturellement ! Le Département, en tant que Collectivité, est le meneur des politiques touristiques dans la Loire. Il est aussi le chef d’orchestre qui, en lien avec l’ADT (Agence de développement touristique) dont il est le principal contributeur, met en musique les actions qui animent nos territoires, du Roannais au Pilat, en passant par les Monts du Lyonnais ou le Forez. À l’image de la Véloire, le Département représente la colonne vertébrale de cette fameuse offre touristique. Plus globalement, lorsque nous accompagnons une manifestation touristique, une collectivité ou une association, cela génère des retombées palpables pour nos territoires. Comment l’action du Département se traduit-elle concrètement ? Le Département est propriétaire ou gestionnaire de quatre monuments historiques, véritables symboles de l’identité ligérienne. Ces monuments remarquables, telle la Bâtie d’Urfé pour ne citer qu’elle, sont ouverts à la visite et bénéficient d’une muséographie de pointe. Par ailleurs, nous œuvrons quotidiennement à l’entretien et à la préservation de 37 ENS (Espaces naturels sensibles). Ces ENS sont eux-aussi ouverts au public à travers nos Rendez-vous nature qui participent grandement à sensibiliser à la fragilité de notre nature. Je veux également citer nos « Villages de caractère », ainsi que nos « Villages sport nature » : deux labels que nous avons voulus pour valoriser nos communes et les faire rayonner. Enfin, malgré nos difficultés financières, nous consacrons cette année encore, un peu plus de 2,5 millions d’euros au tourisme. Pour toutes ces raisons, cet été faisons le choix d’un tourisme de proximité, faisons le choix d’un tourisme responsable, faisons simplement le choix de la Loire. Avec vous, pour vous, ensemble ! Georges Ziegler, président du Département de la Loire L'actu en bref Nord Roannais / mieux manger : des marchés accessibles à tous Parce que les familles dans le besoin ont aussi droit au local et au bio. Tout le monde devrait pouvoir prétendre à une alimentation de qualité. C’est fort de cette conviction que sont nés en 2024 les marchés solidaires en Roannais. Apiculteurs, maraîchers, producteurs de viande, de fromage investissent dix fois l’an des lieux proches des habitants : campus étudiant, cours de centres sociaux, de MJC… Dix structures partenaires (quatre centres sociaux, une MJC, mais aussi l’association Etamine, Vivre bio en Roannais, Familles rurales d’Ambierle, le Campus solidaire. Le Projet alimentaire territorial du Roannais fait également partie du collectif) accueillent tour à tour les étals. Trois options se présentent aux acheteurs : régler leurs courses au prix juste, opter pour une tarification solidaire (15 % plus onéreuse) ou accessible (35 % moins chère). « Les consommateurs versent selon leurs possibilités. Les producteurs, eux, sont rémunérés au prix juste. Le déficit, s’il existe, est porté par chaque accueil », indiquent les membres du collectif. Créer du lien La première année, MJC et centres sociaux ont dû verser 1.000 euros pour équilibrer les comptes. « Mais nous n’avons pas vocation à gagner de l’argent. Ce qui nous intéresse, c’est d’arriver à toucher les publics en difficulté ». L’initiative enregistre plus d’un millier de passages en caisse : familles adhérentes, travailleurs du quartier... Et ne se limite pas à remplir des paniers. « Cela nous permet de valoriser les petits producteurs, eux-mêmes souvent touchés par la précarité (ils sont une cinquantaine à déballer dans l'année, N.D.L.R.). De créer du lien entre le rural et l’urbain ; entre les gens plus généralement. Une centaine de bénévoles donnent de leur temps. Nos marchés sont bien plus que des marchés ». Des lieux d’échange très animés, ateliers, expositions, spectacles venant nourrir la programmation. Quatre rendez-vous sont encore prévus fin 2026. Prochaines dates : Vendredi 18 septembre à Fourneaux, vendredi 9 octobre au centre social Mulsant, vendredi 16 octobre au centre social Condorcet et samedi 5 décembre à Ambierle (marché de Noël). Héritage Olympique, Charlieu Les collégiens de Michel-Servet disposent d’un nouveau terrain de basket 3X3. Son revêtement aux couleurs de Paris 2024 rappelle le rôle joué par l’établissement lors du passage de la Flamme olympique et son investissement dans les derniers Jeux d’été. 36 % des effectifs scolaires (260 jeunes) sont encore aujourd’hui licenciés à l’Association sportive, preuve d’une exceptionnelle dynamique. L’inauguration de la dalle olympique s’est déroulée ce printemps en présence du président Georges Ziegler, du vice-président aux finances Jérémie Lacroix, du vice-président à la jeunesse et aux sports Jean-Yves Bonnefoy et de la vice-présidente à l’éducation 426.000 € La somme investie par le Département dans la construction d’un nouveau giratoire sur la RD487 au carrefour accidentogène des Pansemolles entre Charlieu et Saint-Nizier-sous-Charlieu. Cordelle / Gastronomie : une nouvelle cuisine chaque mois Lieu hybride, les Ateliers des grands cèdres accueillent chefs en résidence et tours de potier. On pratiquait jadis la polyculture au Domaine des Grands cèdres. En attestent les vestiges de vieux fours à pain, d'un pressoir et de matériel apicole. Le domaine 16e -19e, connu pour son hôtellerie de charme (chambres d’hôtes et cabanes perchées), renoue depuis quatre ans avec cette dimension plurielle. Il accueille un restaurant éphémère et un atelier de potier. Deux activités installées dans l’ancien cuvage par le fils des propriétaires, Maxime Vavasseur. L’homme était plutôt branché concerts jusqu’en 2020. Guitariste, il tournait en France et à l’étranger. Le Covid ayant réduit à néant son activité scénique, d'autres aspirations ont pris le pas sur la musique. « J’ai postulé dans une école de tournage en Bourgogne. Cela m’a occupé en 2020-2021. » Il consacre depuis les froides journées d’hiver à manipuler l'argile. Et dédie la belle saison aux plaisirs de la table car les Ateliers accueillent des chefs en résidence. Maxime Vavasseur recrute lui-même ces « artistes culinaires », originaires du Japon, d’Argentine, de Colombie, de Bretagne ou Normandie. Chacun dispose d’un mois pour donner à goûter sa cuisine. Seule clause inscrite au contrat : travailler des produits bio et locaux. Repéré par le guide du fooding La gestion de la cave est l’affaire du patron, branché vins « vivants ». « En cohérence avec ce qu’il y a dans l’assiette », sourit Maxime Vavasseur dont la vaisselle sert au dressage. 40 couverts sont ouverts à la réservation. Tendance bistro voire gastro, les plats se dégustent en mezzanine ou dans l’incroyable parc domanial. Une originalité doublement distinguée en 2025-2026 : par le biais d’un prix au Sirha de Lyon (Salon international de la restauration) et par une mention dans le célèbre Guide du Fooding. + d’infos : en résidence en juillet : Linda Khazri. En août, Kenzo Tu. grandscedres.com St-Just-en-Chevalet / people : une vedette en tournage Surprise ! On a pu voir l’acteur Robert de Niro dans le Roannais ce printemps. L’acteur a séjourné trois jours à Saint-Just-en-Chevalet dans le cadre d’un documentaire consacré à son père, artiste peintre de renom passé en 1963 par la commune. Sollicités pour réglementer les accès et la circulation durant le tournage, les élus ont servi de guide à l’Américain de 82 ans. La star de Taxi driver a pu voir la maison où fut hébergé son père -celle depuis laquelle il peignit Vue de ma fenêtre, toile aujourd’hui exposée à Bilbao. Roanne / expression : Lila Farge, prix d’éloquence Élève en 3e au collège Honoré-d’Urfé à Saint-Étienne, Lila Farge a remporté début juin le concours d'éloquence organisé par le Département au Théâtre municipal de Roanne. Huit candidates avaient été pré-sélectionnées pour s’exprimer sur le thème « Liberté en danger : fuir ou résister ? », en lien avec la Journée nationale de la Résistance. Les élus Lucien Murzi et Clotilde Robin ont suivi les discours. Lila Farge et l’ensemble de sa classe pourront découvrir le Mémorial de Montluc. L’actu dans votre canton Saint-Chamond Saint-Chamond : 40.452 habitants Deux exemples de projets portés par vos élus Hervé Reynaud Stéphanie Calaciura Ici, c’est la ville à la campagne. La douceur de vivre au pied des espaces verts et la perspective d’un développement économique et commercial durable, porté par les grands projets d’aménagement et le dynamisme local. C'est voté L’échangeur de la Varizelle simplifie tous les déplacements Achevé en à peine plus d’un an, le demi-échangeur de la Varizelle est un projet phare de plus de 35 millions d’euros que le Département finance à hauteur de 15 %, « une délivrance pour Saint-Chamond et un projet qu’on a défendu bec et ongles y compris au plus haut niveau de l’État », confie le sénateur et conseiller départemental du canton Hervé Reynaud, fier de l’inaugurer ces jours prochains. Il permet aux automobilistes d’accéder facilement à l’Arena, à la zone commerciale Métrotech et au site Novacieries grâce à deux passerelles d’entrée et de sortie d’autoroute connectées aux ronds-points. Le projet est complété par un pont de 66 mètres, qui enjambe la RN 88, et comprend une piste cyclable et une voie verte pour les piétons. Une bouffée d’air pour le développement de ces zones d’activité en expansion et la garantie de 1.000 véhicules en moins par heure sur le trafic local. Des clubs sportifs de haut niveau Il est rare de constater une telle dynamique sportive sur deux communes seulement, en l’occurrence Saint-Chamond et L’Horme, qui forment le canton. « Le Département accompagne et finance à la fois les équipes élites des clubs et le centre de formation réservé aux plus jeunes », explique Stéphanie Calaciura, conseillère départementale. Locomotive locale, le SCABB, pour Saint-Chamond-Andrézieux Bouthéon Basket, est un club professionnel dont l’équipe masculine, évoluant en Élite 2, ambitionne à terme les joutes européennes. Le handball féminin n’est pas en reste : le SCHPG (Saint-Chamond Handball Pays du Gier) qui compte 22 équipes et 440 licenciés, s’est vu décerner le label d’or par sa Fédération nationale. Enfin, l’Entente Saint-Chamond Volley, dont l’équipe phare évolue en Nationale 2, privilégie l’inclusion et propose du volley assis, une discipline paralympique. L’actu en bref Centre Culture Montbrison Jauge augmentée de 230 à 321 places, création d’un balcon, passage intégral aux leds… Le Théâtre des Pénitents de Montbrison a fait peau neuve. 193.000 euros versés par le Département ont contribué à cette rénovation, saluée en mai par le président Georges Ziegler, les élus Corinne Besson-Fayolle, Danièle Cinieri, Sylvie Genebrier et Jean-Yves Bonnefoy. L’institution fait partie des cinq scènes labellisées « scène départementale ». Elle bénéficie à ce titre de subventions encadrées par convention (465.500 € touchés depuis 2007). Nicolas Compigne travaille pour un marché de niche : les rubans d’Arlésiennes. Rozier-en-Donzy / économie Le dernier des tisseurs indépendants Plusieurs fois l’an, Nicolas Compigne quitte son Forez natal pour gagner le Sud de la France. Il y vient saluer quelques clientes portant châles et plastrons de dentelle : des Arlésiennes. Ces dames lui confient la réalisation de rubans de velours ; rares sont les tisseurs français à maîtriser encore ce savoir-faire. L’artisan opère entre quatre murs aveugles, rue des Canuts à Rozier-en-Donzy. Enfant, il vivait dans la maison voisine. « La fenêtre de ma chambre donnait sur cet atelier, celui d’Alain Vivier-Merle (racheté à son propriétaire en 2014, N.D.L.R.). Mon père, comme lui, était tisseur. Il avait débuté en travaillant à façon pour les donneurs d’ordre lyonnais avant de se passionner pour le tissu Jacquard et de séduire les grandes maisons avec ses créations », raconte-t-il. Multitâche Ado, Nicolas Compigne fait son apprentissage aux côtés du paternel, gagnant de quoi s’offrir autoradio et scooter. Puis marche dans les pas de ses aïeux (quatre générations de tisseurs). S’en va travailler à La Ciotat dans le textile médical avant d’explorer les voies de la passementerie et du carré Hermès pour finalement s’établir en nom propre. Il sert aujourd’hui le monde du folklore : confréries (des Saintes-Maries-de-la-Mer notamment), groupes traditionnels régionaux (camarguais, savoyards, poitevins), Compagnons du devoir… « J’exerce dix métiers à la fois, sourit-il. Il faut réceptionner le fil, le faire teindre, monter les bobines, régler le métier -un vénérable et massif outil de 1870, N.D.L.R.-, concevoir les dessins, assurer la maintenance, la commercialisation… » De quoi faire toute la valeur de ses rares et précieuses collections. + d’infos : facebook Le Tisserand 1.250 Le nombre d’élèves et d’étudiants en situation de handicap dont les frais de transports scolaires sont réglés par la collectivité (en augmentation de 250 % par rapport à 2015). Huit millions d’euros leur sont affectés. Saint-Galmier / devoir de mémoire : cdnner à voir le passé L’association Mémoires du Forez redonne vie au maquis de 39-45. Chacun aura droit à une louche de bouillon. Les gamelles tintent cependant que les hommes s’installent près du feu. L’heure est au ravitaillement sur le camp des maquisards, reconstitué par l’association Mémoires du Forez. Une quinzaine de bénévoles endossent en saison uniformes de soldats et fripes de résistants. Paul Meyere préside ce jeune groupe constitué en 2023 pour « transmettre la mémoire ». Établi à Saint-Galmier, il se passionne pour les Première et Deuxième Guerres mondiales. Collectionne objets et tenues depuis l’âge de 11 ans, éveillé à la question par les récits d’un grand-père mobilisé sur le débarquement de Provence. « On commence par un casque, on investit dans un ceinturon et de fil en aiguille on se retrouve à constituer des uniformes », sourit-il. Journées immersives à Montarcher Deux fois l’an, l’association se déplace à Saint-Étienne pour animer les commémorations du 11 novembre et du 8 mai. « Les porte-drapeaux sont de moins en moins nombreux. Nos tenues d’époque donnent une nouvelle dimension aux cérémonies. Nous suscitons un peu d’intérêt chez les jeunes ». Bien renseignés, Paul Meyere et ses acolytes vantent les mérites de l’histoire vivante, respectueuse des faits. Invités sur de nombreux rassemblements français, ils organisent deux jours d’immersion dans la Loire en septembre : les Journées du maquis à Montarcher (les 5 et 6). Au programme de ce rendez-vous désormais établi : lever et descente des couleurs, visite théâtralisée sur le thème de la résistance ligérienne, exposition sur les femmes résistantes, atelier du faussaire, reconstitution d’une infirmerie clandestine. Un seul mot d’ordre pour le chef et sa troupe : « Capter l’attention du public ». Mais encore : L’association Mémoires du Forez est présente sur la Rando des maquisards organisée en novembre dans le Pilat par Sang pour sang sport ; un événement sportif et mémoriel. Bivouac installé en forêt sur le parcours. + d’infos : facebook Mémoires du Forez Chazelles-sur-Lyon / éducation : des locaux neufs au collège Vice-présidents et conseillers départementaux ont récemment jaugé de l’ampleur des travaux réalisés courant 2025 au sein du collège Jacques-Brel à Chazelles-sur-Lyon. 6,2 millions d’euros ont été investis par la collectivité dans la réorganisation des locaux : transformation de l’ancienne cantine en salle de permanence et pôle de vie scolaire, création d’une nouvelle infirmerie, reconstruction et agrandissement du préau en bois massif, mise en accessibilité de la cour et vaste réhabilitation thermique... En 2026, près de 14 M€ sont consacrés aux travaux dans les collèges du territoire. 25 Le nombre de producteurs inscrits en 2026 au 22e Concours des produits fermiers du Département. Les huit lauréats ont été désignés ce 10 juin à Boisset-lès-Montrond. Retrouvez le nom des gagnants sur loire.fr L’actu dans votre canton Firminy Firminy : 31.128 habitants Deux exemples de projets portés par vos élus Julien Luya Daniele Cinieri C’est un canton dynamique, riche de sa diversité, animé par les nombreuses associations avec lesquelles nous travaillons. C'est voté La Fraternelle :, une métamorphose durable Dans les petites communes comme Saint-Paul-en-Cornillon (1.300 habitants), la salle polyvalente est l’unique lieu d’animation social, culturel et associatif. C’est dire que la rénovation de l'énergivore « Fraternelle » était attendue, notamment par les écoliers qui y prennent leurs repas. Inaugurée en mai 2026, la nouvelle salle vit une seconde vie : sa surface, dorénavant de 450 m2, a quasiment doublé. Les trois espaces distincts, le périscolaire, la restauration des élèves et la salle polyvalente dédiée aux associations, ont été agrandis et modernisés. Avec sa construction en ossature bois, sa toiture végétalisée, ses puits de lumière, son système de récupération des eaux pluviales et son isolation thermique et phonique, c’est un bâtiment modèle en matière de développement durable. L’aide de 165.000 euros du Département a été coordonnée par les conseillers départementaux Julien Luya, vice-président aux ressources humaines, et Danièle Cinieri, en charge de la Maîtrise de la Loire (école de chant choral). Pour ces élus, « finaliser un tel projet c’est donner un nouveau souffle à toute la commune. Et c’est la garantie de coûts de fonctionnement réduits, à l’avenir, en termes d’énergie ». Animations, fêtes, tournois et spectacles Sur le canton de Firminy, « les associations rivalisent de projets et d’énergie », rappellent les conseillers départementaux Julien Luya et Danièle Cinieri, qui leur apportent régulièrement un coup de pouce ou une aide plus conséquente. La section danse de l’Amicale laïque de Fraisses est en train de concevoir son nouveau spectacle « Ensemble contre le cancer ». À Firminy, la Corrida Appelouse se tient au profit de trois associations caritatives ; le National de pétanque a fêté courant juin sa 44e édition en présence de l'élite française et internationale, dont les meilleurs spécialistes venus de Madagascar ou de Tunisie. Enfin, le Rétro-ondaine Basket d’Unieux voit s’affronter au début de l’été plus de 150 basketteurs de générations différentes au profit de causes solidaires et la Fête de Çaloire a lieu fin août à l'initiative de l'association Au cœur de Çaloire. L’actu en bref Sud La Grand-Croix / handicap : un whisky made in Loire Le Métallium est le fruit de travailleurs handicapés. Il affiche 42° d’alcool et se vend au prix symbolique de 42 € : on ne peut plus chauvin, ce petit whisky de quatre ans d’âge commercialisé par les Ateliers Gier. Neuf travailleurs en situation de handicap concourent à son élaboration à La Grand-Croix. L’Esat (Établissement et Service d’Accompagnement par le Travail) mise sur la confection de boissons depuis 2019. « Un de nos moniteurs est cuisinier-traiteur de métier, explique Pierre Maurice, chef de service production. Il est allé se former en 2018 à l’IFBM à Nancy. Nous avons d’abord lancé une gamme de bières, la Métallo. Puis le covid est arrivé. La consommation ayant chuté, nous avons cherché comment utiliser notre matière première. » Ouverture d’une biscuiterie L’équipe imagine valoriser son malt sous la forme d’un spiritueux. Un brassin est envoyé en distillerie à Meys et gardé en fût pendant quatre ans. La mise en bouteille intervient fin 2025 : 220 litres sont mis sur le marché. « Cette diversification, ça a un côté plaisant pour nos travailleurs », se félicite Pierre Maurice. Encouragée par le personnel, la direction nourrit aujourd’hui le projet d’un pôle alimentaire. Une biscuitière professionnelle a été recrutée pour encadrer un groupe d’« apprentis » pâtissiers. Une boutique ouvrira fin août sur le site des Ateliers, où se fournir en Métallo, Métallium, galettes et sablés. En chiffres Établissement de l’Adapei Loire, les Ateliers Gier emploient 203 travailleurs en situation de handicap (porteurs de maladie mentale, psychiatrique, déficience intellectuelle, troubles du spectre autistique). 37 moniteurs encadrent les effectifs. 6 activités sont réalisées sur site : mécanique automobile et générale, entretien des espaces verts, conditionnement en sous-traitance industrielle, couture-bagagerie et brasserie. adapei42.fr Social Saint-Etienne « Ici, tout a été pensé pour faciliter les démarches des usagers, les orienter plus rapidement et leur offrir un cadre digne et rassurant. C’est cela, le service public que nous voulons porter », a dit le président Georges Ziegler, début mai, à l’inauguration du nouveau Pôle vie sociale, rue Rouget-de-Lisle. Le bâtiment accueille la Maison Loire autonomie, un service social, un service de PMI, la Direction de l’insertion et de l’emploi. 5,5 millions ont été investis sur le site. Yves Partrat, vice-président délégué aux solidarités humaines et Pierre Véricel, conseiller départemental délégué en charge du patrimoine, étaient présents, ainsi que de nombreux élus. 9 Le nombre d’associations primées à Saint-Genest-Lerpt dans le cadre des Mercis aux bénévoles 2026. Parmi celles-ci : Jazz au sommet, Vélo en quartier, Amie42 et l’Association Roannaise des Amis de Maria Montessori. Une cérémonie à revoir sur lesmercis.fr Andrézieux-Bouthéon / économie : pastilles et compagnie La Fabrique à poudre connaît une forte croissance. Son créneau : le façonnage de produits cosmétiques, alimentaires et détergents solides. Quel point commun entre un bouillon de volaille et un gel douche ? Leur préparateur : la Fabrique à poudre. Mickael Urrea dirige à Andrézieux-Bouthéon cette petite start-up aux résultats insolents : 1,2 million de chiffre d’affaires en 2025 et trente recrutements en trois ans. Il était encore en 2022 salarié d’Eurotab à Saint-Just Saint-Rambert (leader français de la tablette de lave-vaisselle) quand idée lui a pris d’investir d’autres champs de la compression. « Nous avons démarré avec une gamme de produits pour la salle de bain », explique-t-il. Shampoings, dentifrices, déodorants -en tablettes donc- fabriqués pour le compte de 900.care (si si vous connaissez : ils sont nouveau sponsor de l’ASSE et distribués en supermarchés). Bouillons de cube La démarche se veut écologique. « Nous ne manipulons pas d’eau et consommons très peu d’énergie », détaille le façonnier dont les produits sont bon marché en plus d’être faciles à transporter. « Nous ne vendons que les principes actifs ». Un client en amenant un autre, l’entreprise s’est diversifiée dans le secteur de l’agroalimentaire. Elle porte aujourd’hui fièrement le titre de « premier et seul fabricant tricolore » de bouillons de cube (Carrés futés). « Notre technologie est à base de farine de riz et tous les ingrédients sont français ce qui nous permet d’être très bien classés en termes de Nutriscore ». Dernier axe exploré par la PME : les détergents. Sa cible : les besoins non satisfaits de clients trop insignifiants pour intéresser les géants du secteur. « Eurotab fabrique en très gros volumes, glisse Mickael Urrea. Nous répondons, nous, aux demandes de petites et moyennes séries ». Le dirigeant de 30 ans ne boude aucun marché : il a dernièrement résolu de fabriquer des pastilles de colle pour l’automobile. Deux sites industriels accueillent les employés sur la Zac des Murons. Un troisième est en gestation, dont la construction pourrait débuter en 2027. + d’infos : lafabriqueapoudre.com Bouthéon / patrimoine : sur les traces de la 1ère ligne de chemin de fer Les Amis du Vieux Bouthéon préparent le bicentenaire de la première ligne de chemin de fer d’Europe continentale. Construit en 1827 entre Saint-Étienne et Bouthéon, l’ouvrage fera l’objet d’une belle mise en lumière en 2027. Dans l’attente, deux visites des vestiges sont proposées aux curieux le 19 septembre dans le cadre des Journées du patrimoine : un circuit VTT de 10 km (départ à 9 h) et un parcours pédestre de 5,5 km (14 h), tous deux ponctués d’arrêts commentés. Pour tout apprendre des anciens canaux secs et du fameux « mur des magasins ». + d’infos : inscription obligatoire sur le site boutheon.com 8 Besoin de prendre l’avion ? La Stéphanoise Express assure huit navettes quotidiennes 100 % électriques entre Saint-Étienne et l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry. La petite entreprise, née en 2025, tourne 7 jours sur 7, nuits comprises. + d’infos stephanoise-express.fr L’actu dans votre canton Saint-Étienne 5 Saint-Étienne 5 : 35.712 habitants Deux exemples de projets portés par vos élus Christian Imbert Marie-Michelle Vialleton C’est un canton populaire, avec une belle mixité, où les associations et les amicales déploient une énergie collective. L’offre culturelle et sportive est intéressante. Nous sommes très fiers de sa jeunesse. C'est voté Natation : les 6 jours DE gloire Avec plus de 1.600 licenciés cette année, le Saint-Étienne Aquatic Métropole (SEAM) est de loin le plus gros club de sport de la Loire. Issu de la fusion des deux clubs historiques de la ville en 2024, il vient de parachever son chef-d’œuvre : l’organisation des championnats de France Elite à la piscine Raymond-Sommet, qui ont rassemblé plus de 1.200 spectateurs chaque jour, venus admirer les meilleurs Français dont le mythique Léon Marchand. « C’est un honneur pour Saint-Étienne », confesse Christian Imbert, le conseiller départemental qui vient de succéder à Régis Juanico, élu maire de la ville en mars dernier, qui avait obtenu une aide importante du Département pour contribuer à l’organisation de cet évènement. « La jeunesse s’identifie aux sportifs de haut niveau. Ils sont un exemple de réussite et de discipline. Ça drainera un afflux de licenciés supplémentaires la saison prochaine et contribuera peut-être à terme à la construction d’une nouvelle piscine à Saint-Étienne. La ville manque d’équipements ». En France, le « savoir nager en sécurité » est une obligation scolaire pour tous les enfants, qui favorise l’autonomie et l’apprentissage. Une médiathèque riche et animée En bénéficiant d’une aide de 12.000 euros grâce à l’intervention des élus du canton, la médiathèque André-Chaize de Saint- Priest-en-Jarez a pu entreprendre des rénovations et enrichir son fonds documentaire, constitué de plus de 35 000 documents. Pour Marie-Michèle Vialleton, conseillère départementale du canton, « rien n’est plus important que la lecture à l’ère des réseaux sociaux et de l’intelligence artificielle où l’on réfléchit trop vite. La lecture offre à tous le luxe de la lenteur et de l’enrichissement personnel. Et la culture n’est surtout pas incompatible avec le numérique ». Rue Claudius-Cottier, l’équipe d’animation propose aux familles le prêt de jeux vidéo, des groupes de lecture qui se rencontrent tous les deux mois pour partager leurs coups de cœur ou des conférences spectacles un peu déjantées. Sapeurs-pompiers et Département Coopérer pour mieux gérer Faire ensemble pour faire mieux : les deux institutions se sont rapprochées pour faire des économies de gestion et bénéficier l’une de l’autre de leur expertise dans certains domaines. Parfois, un plus un égale trois », a dit le Président Georges Ziegler en décembre 2025, lors du vote en assemblée de la convention qui lie le Service départemental d’incendie et de secours et le Département de la Loire : « On va faire ensemble pour faire mieux ». L’élu, qui préside à la fois le Conseil d’administration du SDIS 42 et la collectivité départementale, est le mieux placé pour analyser les mutualisations intelligentes, les pistes d’économies et les innovations à venir. Avec le Contrôleur général Éric Meunier, chef de corps, ils ont entrepris un travail de rapprochement des équipes et des chantiers qui devrait bientôt porter ses fruits. Car depuis 1996, les sapeurs-pompiers qui dépendaient auparavant des communes ont été regroupés, équipés et organisés à l’échelle départementale. Finie, la disparité des équipements, des interventions et des véhicules ; place à une organisation modernisée, structurée, homogène, dont le Département est le principal financeur. Des coopérations existent déjà. Sensibiliser les collégiens Les professionnels du SDIS interviennent dans des collèges pour former les élèves aux gestes de premiers secours et les sensibiliser aux métiers de la sécurité civile. De l’électricité est actuellement produite en commun dans le cadre d’une boucle locale, grâce aux panneaux photovoltaïques disposés sur le toit de bâtiments. Les pompiers déjeunent parfois dans les cantines scolaires, si les formations qu’ils suivent ou dispensent sont à proximité. Mais il est question dorénavant d’aller plus loin : acheter ou réparer ensemble des véhicules professionnels ou des pièces détachées, accéder aux ressources mutuelles de carburant en cas de crise, solliciter des aides financières ou des fonds européens dans le cadre de projets communs. Chaque institution a son savoir-faire : les pompiers ont la culture du risque, qu’ils savent prévenir et évaluer. Le Département a l’expérience des projets ambitieux avec d’autres partenaires, qu’ils concernent les grands travaux, la cybersécurité, ou les énergies renouvelables. Le cap est tracé. 12 mai 1976 – 31 mai 2026 L’espérance d’une éternité Le 31 mai 2026, l’AS Saint-Étienne organisait à Geoffroy- Guichard le Match des héros. L’occasion de rendre hommage aux Verts de 1976, finalistes de la Coupe des clubs champions, et de collecter des fonds pour la recherche contre la maladie de Charcot. Mercredi 12 mai 1976, après une campagne européenne éblouissante, l’équipe de l’AS Saint-Étienne défiait le Bayern de Munich en finale de la Coupe d’Europe à Hampden Park (Glasgow). La défaite 1-0, rendue cruelle par des poteaux carrés, scellait la fin d’une épopée et le début d’une légende. Dimanche 31 mai 2026 au Chaudron, autre ambiance : les Verts de 2013, vainqueurs de la Coupe de la Ligue, se retrouvent sur le terrain tout sourire. L’équipe est prestigieuse : Stéphane Ruffier, Jessy Moulin, Loïc Perrin, Jérémy Clément, Robert Beri?, Romain Hamouma…et même le buteur Brandao. Ils sont épaulés par des moins jeunes aux palmarès florissants : Laurent Batlles, Pascal Feindouno, Laurent Paganelli, Dominique Rocheteau ou encore Charlotte Gauvin, joueuse la plus capée de l’histoire de la section féminine. Loïc Vergnaud, paracycliste ligérien, médaillé paralympique et multiple vice-champion du monde est de la partie, aux côtés de Hakim, chanteur de la Dub’Inc. En face, la Team des Héros du capitaine d’un soir Paul de Saint-Sernin aligne de grands joueurs, qui ont tous affronté l’ASSE : Eden Hazard, Robert Pirès, Mamadou Niang, Taye Taiwo, Paul Baysse, Vitorino Hilton, Benoît Costil, Aurélien Chedjou... rejoints par d’autres célébrités : Artus, Paul Mirabel, Florent Manaudou… Au terme d’un match un peu fou, la Team des Héros l’emporte 4-3 sur les anciens de l’ASSE. Le vrai bilan est ailleurs : les 17.000 places vendues vont financer les équipes de chercheurs qui luttent contre la maladie de Charcot, celle dont fut victime l’ancien capitaine des Verts et des Bleus Georges Bereta (1946-2023). Une soirée de printemps qui a redonné le sourire à tout le monde et qui rappelle que le foot est un jeu. À savoir : Le Département a été l'une des premières collectivités à soutenir l'ASSE. Il reste fortement engagé aux côtés du club. Jessy Moulin, ancien gardien de but. Le Dossier Sport nature 10 villages tout équipés L’outdoor connaît un succès grandissant et la Loire, en la matière, ne manque pas d’arguments. Où que vous résidiez, il se trouve nécessairement un Village sport nature en proximité. La trace, fléchée depuis le bourg de Saint-Régis-du-Coin, s’élève sagement en forêt pour gagner en 2,5 km un espace dédié à la « proprioception ». Poutres, pierriers, devers : c’est ici que les trailers du coin travaillent leurs appuis. L’espace bruisse du chant des grillons. Le sang aux tempes, on profite de courtes pauses -marchées- pour goûter les senteurs du Pilat et suivre le vol des rapaces. Un régal. Nombreux sont aujourd’hui les adeptes de l’outdoor à circuler dans le secteur. On a balisé pour eux les chemins, aménagé une salle d’accueil et de très confortables vestiaires : douches et casiers en accès libre. Pôle trail de référence, la commune a, la première, reçu en 2019 le titre de « Village sport nature ». Bien d’autres ont depuis décroché le label (Usson-en-Forez, Chalmazel-Jeansagnière, Cordelle, Violay, lire aussi en pages 22-23). Si bien qu’il s’en trouve forcément une près de chez vous. Le Département anime cette démarche, pensée pour structurer une offre hier « foisonnante, mais diffuse ». Les Villages sport nature autorisent la pratique minimum de trois activités en milieu naturel, toutes saisons et publics confondus (enfants, comme handisport). Et possèdent bien d’autres avantages : un local où s’abriter, se changer, ainsi que des services dont profiter : hébergements, cafés-restaurants, cabinets médicaux et infirmiers. « Nous veillons à ce que chaque labellisé propose un événement sportif », précise Olivier Melin, directeur des Sports au Département. Topographie aidant, l'offre départementale s'avère riche et diversifiée : cani-rando, course d’orientation, aviron, gravel, paddle, escalade ; les disciplines les plus représentées demeurant la randonnée, le trail et le VTT. « Normal, ce sont aussi les plus recherchées », souligne Olivier Melin (course et marche ont vu leur nombre de fidèles progresser de 9 % en 2025 en France). La collectivité accompagne les postulants dans leurs réflexions et leurs investissements. Priorité est donnée aux communes rurales, l’institution ayant vocation à soutenir l’ensemble du territoire. « Nos Villages sport nature ont moins de 4 500 habitants ». Un phénomène de société La politique « outdoor » ne leur est pas limitée. Sept comités départementaux perçoivent chacun 10.000 euros annuels pour former des bénévoles, cartographier des itinéraires, aménager des sites, conduire des inspections sécuritaires, accueillir des publics en difficulté. Des conventions encadrent l’usage des fonds publics. « L’idée est d’inciter à la pratique », insiste Olivier Melin avant d’évoquer un troisième levier d’action constitué de grands rendez-vous sportifs, voire compétitifs. « Nous organisons, coorganisons, finançons un événement vitrine par discipline ». Ce sont le Pilat trail, le Bike and Fourme Festival, la Cyclo au cœur de la Loire, le Vertiroc, le SwimRun, le Triathlon des gorges de la Loire, la Cano rando Loire, la Run handi nature, les Randonnées nautiques des gorges ou encore le Biathlon run. Amateurs (et pro) s’y retrouvent par centaines chaque année. Car les sports nature fédèrent très largement. 34,5 millions de personnes s’en revendiquent au national. La dynamique mobilise 3 Français sur 4 âgés de plus de 15 ans. Combien sont-ils exactement dans la Loire ? Difficile à dire, la fréquentation des Villages sport nature ne faisant l’objet d’aucune statistique. « Il nous faudrait mettre des compteurs partout. Et les chiffres ne seraient de toute façon pas représentatifs. Beaucoup de trailers, pour ne citer qu’eux, ont une pratique autonome, individuelle. Ils ne sont affiliés à aucun club et s’entraînent essentiellement à côté de leur domicile. Mais l’engouement va clairement croissant, c’est de la folie. ». Les usages explosant, se pose, in fine, la question de l’accès au milieu. « C’est un axe que le Département souhaite travailler. Il va nous falloir informer, éduquer. Sensibiliser aux bonnes pratiques. » De manière à concilier tous les usages, sans compromettre la protection de l’environnement ou le respect du droit de propriété. Assurer un développement maîtrisé des pratiques Garant du réseau de chemins ruraux, le Département gère déjà le PDIPR (Plan Départemental des Itinéraires de Promenade et de Randonnée). Un agent, membre du réseau Suricate, traite tout dysfonctionnement remonté via cette application grand public tel que sentier endommagé, balisage arraché… Mais la collectivité réfléchit à mobiliser plus largement. À réunir agriculteurs, chasseurs, pêcheurs, forestiers, écologistes… « Nous n’avons pas, aujourd’hui, de problèmes de sur-fréquentation comme en rencontrent les Alpes ou les Calanques. Notre seule préoccupation concerne l’Œillon avec quelques groupes d’enduro peu regardants ; ils descendent n’importe où, regrette Olivier Melin. Les nuisances sont limitées mais il pourrait être intéressant d’anticiper ». Jean-Yves Bonnefoy, vice-président aux Sports jusqu'en juillet 2026 : « Initialement réservés à une clientèle « d’experts », les sports nature attirent un nombre croissant de « découvreurs » en recherche d’évasion et d’émotion. Les espaces de pratique ne se limitent plus à la montagne ou au littoral ; on investit aussi les zones rurales. Avec les Villages sport nature, nous disposons d’une offre adaptée aux touristes comme aux usages du quotidien. » 419 : le nombre de clubs sport nature recensés dans le Département. 26.083 : le nombre de licenciés sport nature dans la Loire (le nombre de pratiquants étant en réalité bien supérieur, la plupart ne relevant d’aucune fédération). 330.000 € : le budget annuel dédié au sport nature dans la Loire. Retrouvez deux doubles pages sur les Villages sport nature ligériens dans le magazine Parlons sport en septembre 2026 et mars 2027. Saint-Héand : 11e commune bientôt labellisée Le Département accompagne les élus de Saint-Héand, candidats au label Village Sport nature. Adjoint aux sports, Olivier Borel défend son dossier. Vous avez engagé la démarche de labellisation en 2025. Qu’est-ce qui a motivé votre candidature ? Nous espérons profiter du label pour gagner en visibilité, en attractivité ; générer du flux pour nos commerçants. Nous avons un vrai potentiel à Saint-Héand. Quels sont vos atouts ? Notre situation géographique dominante, pour commencer. D’ici, la vue porte jusqu’à Pierre-sur-Haute, embrasse l’Yssingelais, le Mézenc et toutes les Alpes, du Mont-Blanc jusqu’aux Ecrins. Notre relief, très vallonné, se prête à l’outdoor. Nous possédons 180 km de sentiers, une forêt communale de 30 hectares… Les trailers apprécient les terrains pentus : nous en sommes riches ! Comme il existe des itinéraires plus doux pour les familles en partie sommitale, à la Pierre de la Bauche. Aux chemins de randonnée et de VTT s’ajoutent étang de pêche et zone de loisirs… Oui, nous avons aménagé tout un site au niveau du barrage. On y trouve un parcours de santé et un rocher artificiel d’escalade haut de 9 mètres. Une quinzaine d’associations sont tournées vers la pratique sportive. L’une organise déjà le trail de Saint-Héand. Il ne nous manque que le bâtiment d’accueil. Mais nous souhaitons avancer rapidement sur la question. Peu de villages ont à ce jour été labellisés dans les monts du Lyonnais. C’est juste. C’est pourquoi notre candidature était presque naturelle. Nous viendrons compléter le maillage territorial. À savoir : la commune de Renaison est également en cours de labellisation. Quatre nouveaux parcours trail à Sorbiers Imaginés par l’association Route42 Sorbiers, organisatrice du trail des Salamandres, quatre itinéraires permanents de trail et marche nordique ont été balisés ce printemps au départ du parc Fraisse. "Nous avons de super chemins sur la commune. Il était frustrant de n'en permettre la découverte qu'une fois l'an, explique Samuel Bouteille. Nous voulions aussi favoriser la pratique d'un sport en dehors de toute infrastructure et club". Les distances oscillent entre 8 et 23 km. Dénivelés et niveaux de difficulté sont progressifs. Une zone d’entraînement est encore annoncée pour la fin d'année 2026. Où travailler l'équilibre, les montées, les descentes, le tout dans le magnifique cadre du parc Fraisse. Vestiaires et casiers en accès libre à l'Arena. + d’infos : sorbiersparcourstrail.fr Waffapp : une appli pour déjouer les pièges de l’outdoor Cette petite application stéphanoise a passé le cap des 50.000 utilisateurs. L'on ne sait jamais ce que cachent fourrés et fermes isolées. Or se faire croquer les guiboles est chose courante pour trailers et VTTistes. Jérôme Bruyas peut en témoigner : il en a fait l’amère expérience en 2018. La scène : rue de Lyon, dans le quartier de Terrenoire à Saint-Étienne, le coach mental en plein footing, l’agression subite d’un chien de berger et un passage obligé par les urgences. Le Stéphanois pense à l’époque avertir ses compagnons du danger à fréquenter le secteur mais il lui manque un canal. « Aucune appli n’existait, aucun groupe Facebook du genre "Balance ton chien" », plaisante-t-il. L’homme a quelques sous en poche -il vient de revendre une société- et rumine l'idée d’une application mobile. Il engage des étudiants pour concevoir un prototype et mobilise une cinquantaine de connaissances pour tester l’outil. Waffapp débarque sur les stores en 2021. L’appli, gratuite, dépasse très vite les 10.000 utilisateurs. Elle en compte aujourd’hui 55.000, disséminés dans toute la France mais aussi en Suisse, en vallée d’Aoste et en Belgique. Patous, cabanes, points d’eau… La plupart l’utilisent pour localiser cabanes, refuges, points d’eau. Avant, pendant, après chaque sortie en nature. Conçue sur le modèle collaboratif (n’importe qui peut signaler un point d’intérêt ou un aléa), Waffapp permet d’appeler à la vigilance : en matière de zones infestées de tiques ou de troupeaux gardés. « Nous avons des accords avec les fédérations de pastoralisme qui nous communiquent leurs dates de montée en estive, nous renseignent sur la présence de patous », indique Jérôme Bruyas aimant à parler de « Waze de l’outdoor ». Toute une couche d’information est en plus liée à la protection du milieu naturel : sites à éviter en période de nidification et zones de bivouac réglementées. « Parce que la pression est très forte sur les milieux, constate Jérôme Bruyas. Notre appli garantit une pratique sans danger, tout en rappelant qu’il y a des règles dans l’outdoor. Profiter de la nature est une bonne chose, à condition de respecter l’environnement, dans toutes ses composantes ». + d’infos waffapp.com 3.000 agents à vos côtés Portrait d’agent Parents en difficulté : elle évalue la situation à domicile Nathalie Testa est au Département spécialisée dans l’évaluation sociale. Mandatée à la suite d’une information préoccupante, elle s’assure que les enfants ne courent aucun risque sous le toit familial. Un enfant en danger ? Le Département charge une assistante sociale d’étudier la situation au foyer. Nathalie Testa est l’une de ces professionnelles. L’agent n’a pas toujours exercé dans le cadre de la collectivité. « J’ai d’abord travaillé pour un service d’aide pédagogique à domicile. J’enseignais l’anglais à de jeunes élèves en situation de handicap ou victimes de phobies scolaires. » Ce premier job exalte son sens de l'écoute, sa fibre sociale. La Forézienne reprend ses études avant de postuler au Département. Fin 2018, elle intègre une équipe de travailleurs sociaux polyvalents et « volants », envoyés au contact de personnes âgées, bénéficiaires du RSA, familles en difficulté... On dépêche la jeune femme en renfort ou en remplacement dans les services. Adaptation et flexibilité sont de mise, les contrats ayant une durée limitée. Mais Nathalie Testa apprécie « ce renouvellement permanent ». « J’apprends tout le temps ». Son quotidien, depuis quelques mois, est fait d’évaluations sociales, « ce que je préfère dans le métier ». Le nombre d’informations préoccupantes ayant explosé, le Forez a constitué un binôme dédié. Nathalie et sa collègue rencontrent les mineurs, leurs parents, leurs professeurs, leurs médecins, « toutes les personnes présentes dans l'entourage de l'enfant ». Elles mènent l’enquête durant trois mois avant de rédiger un rapport assorti de préconisations. « Les violences intrafamiliales et les problèmes de parentalité touchent tous les milieux. De nombreux dossiers concernent des enfants à tendance tyrannique ou suicidaire. » Cette dynamique professionnelle s’efforce de cloisonner. « C’est un métier difficile. Les familles nous considèrent aujourd'hui encore comme des "placeuses d'enfants". Les choses ont pourtant beaucoup évolué avec la loi de protection de l’enfance : la plupart des évaluations débouchent sur un soutien à la parentalité ou un accompagnement éducatif soutenu. Seule l’inspectrice de la CRIP (Cellule de recueil des informations préoccupantes) peut décider de saisir le procureur. Le placement, lui, n’arrive qu’en dernier recours. Nous sommes dans l’écoute active, bienveillante, dans l’observation. Nous donnons des conseils. Je me sens utile. Mon rôle ne se limite pas à photographier l’existant. Il consiste aussi à semer de petites graines. » + d’infos : loire.fr/3000agents 4.375 : le nombre d’informations préoccupantes reçues en 2024 par le Département 52 % : le nombre de signalements ayant donné lieu à une évaluation Les tribunes Groupe union pour la Loire Découvrir et redécouvrir la Loire En pleine période estivale et touristique, la Loire vous accueille et vous invite à la détente, à la découverte et à la redécouverte de ses paysages, ses reliefs et son patrimoine remarquable. À l’heure des incertitudes entre conflits en Ukraine et au Moyen-Orient, l’inflation, le prix et la rareté des énergies, faisons le choix du tourisme local et responsable. La Loire est un condensé souvent méconnu de toutes les offres touristiques. Une invitation à « prendre le temps ». Du nord au sud, et passant d’est en ouest, le département peut s’enorgueillir de proposer une diversité et une qualité de visites que notre Collectivité préserve, encourage et développe. Tourisme et Attractivité : deux piliers d’une ambition commune : faire de la Loire une destination incontournable. Depuis de nombreuses années, la majorité Union pour la Loire s’est attachée à améliorer la visibilité touristique du département, créant tour à tour, les labels « villages de caractère » et « villages sport nature ». Aujourd’hui, ces labels mettent respectivement en lumière le patrimoine historique de 13 communes, et accompagnent désormais de façon optimale les conditions d’accueil et de pratiques sportives de 9 communes. Ce soutien direct à la mise en valeur de nos territoires garantit des retombées touristiques et économiques. En effet, les chiffres parlent d’eux-mêmes : 10.000 emplois liés au secteur, et 477 millions d’euros de recettes annuelles ! Outre l’implication du Département en direction des communes, la Loire détient quatre propriétés culturelles : le château de la Bâtie d’Urfé, le prieuré de Pommiers, l’abbaye de Charlieu et le couvent des Cordeliers de Saint-Nizier-sous-Charlieu. Ces lieux emblématiques, qui sont fréquentés chaque année par des milliers de visiteurs, bénéficient depuis peu d’une nouvelle identité visuelle, facilitant l’immersion et la découverte de patrimoine historique et exceptionnel. S’agissant de l’abbaye de Charlieu, le Département poursuit d’ailleurs son travail engagé pour permettre son inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Faire venir dans la Loire, faire revenir et faire s’installer Chef de file de l’aménagement cyclable, le Département favorise la pratique du vélo grâce en particulier à la Véloire, véritable colonne vertébrale du déploiement des voies vertes du nord au sud du département, avec une future connexion avec la Via Fluvia. Cette volonté de faire de la Loire une terre de vélo se confirme, s’étend et se pérennise avec la labellisation effective de 41 établissements « Accueil Vélo ». Parallèlement, le Département améliore constamment la sécurité des cyclistes sur son réseau routier départemental. De la Loire aux trois vignobles, en passant par les Cornes d’Urfé ou les Trois Dents dans le Pilat, notre département se livre et se découvre dans l’actualisation du Guide du Routard, référence incontestée du voyage et de l’évasion. Présente dans le Guide depuis 2022, la Loire gagne à être connue. C’est l’une des priorités de la majorité qui veut faire venir les touristes dans la Loire mais par-dessus tout, les faire revenir voire même, les faire s’installer et devenir des Ligériens qui feront à leur tour découvrir les joyaux de notre beau département. Nous le faisons par générosité mais aussi par intérêt. Car derrière le tourisme, il y a des restaurateurs, des hébergeurs, des professionnels touristiques qui travaillent pendant que les autres sont en vacances. Ce sont eux que nous voulons remercier et que nous voulons aider. Cette Loire qui travaille pour le bonheur des autres. Antoine Vermorel-Marques, président du groupe Union pour la Loire, Député, Le groupe de la droite, du centre et des indépendants Canton d’Andrézieux-Bouthéon Nicole Bruel / Sylvain Dardoullier Canton de Boën Chantal Brosse / Valéry Gouttefarde Canton de Charlieu Clotilde Robin / Jérémie Lacroix Canton Le Coteau Véronique Chaverot / Daniel Fréchet Canton de Feurs Marianne Darfeuille / Pierre Véricel Canton de Firminy Danièle Cinieri / Julien Luya Canton de Montbrison Sylvie Genebrier / Jean-Yves Bonnefoy Canton Le Pilat Valérie Peysselon / Jean-François Chorain Canton de Renaison Huguette Burelier / Antoine Vermorel-Marques (Président de groupe) Canton de Rive-de-Gier Séverine Reynaud / Bernard Laget Canton de Roanne 2 Farida Ayadene / Lucien Murzi Canton de Saint-Chamond Stéphanie Calaciura / Hervé Reynaud Canton de Saint-Étienne 1 Fabienne Perrin / Georges Ziegler Canton de Saint-Étienne 2 Pascale Lacour / Jean-François Barnier Canton de Saint-Étienne 4 Marie-Jo Pérez / Jordan Da Silva (Vice-président) Canton de Saint-Étienne 6 Nadia Semache / Paul Corrieras Canton de Saint-Just Saint-Rambert Sylvie Bonnet (Vice-présidente) / Éric Lardon Canton de Sorbiers Corinne Besson-Fayolle / Yves Partrat Groupe Loire en commun Politique départementale d’insertion : quel gâchis ! Lors du dernier débat budgétaire, notre groupe s’est opposé aux coupes budgétaires impactant les compétences départementales : petite enfance, jeunesse, sport, etc. Dans le domaine de l’insertion sociale et professionnelle, la majorité départementale a décidé de faire des économies en réduisant, voire supprimant, un certain nombre d’actions : résiliation de marchés auprès de partenaires associatifs, baisses de subventions… Cette même majorité, qui pourtant ne cesse de déplorer les difficultés du Département face à l’augmentation du nombre de bénéficiaires du RSA, aurait dû faire le choix de renforcer les actions publiques, en levant les freins au retour à l’activité professionnelle et en développant les compétences des bénéficiaires. Nous avons dénoncé avec force ces décisions que nous considérons comme contre-productives à moyen terme. En effet, réduire l’action publique d’accompagnement vers le retour à l’emploi de publics bénéficiaires du RSA très éloignés de l’emploi, revient à prendre le risque de maintenir ceux-ci potentiellement plus longtemps en situation de précarité et d’allocataires, choix qui dégrade un peu plus les finances du Département. Si la majorité a expliqué que le travail auparavant fourni par des partenaires extérieurs serait « repris » par des agents départementaux, nous nous inquiétons de l’augmentation de leur charge de travail et du nombre de personnes à suivre, au détriment mécanique des conditions de travail et de la qualité de l’accompagnement proposé. En définitive, tout le monde sortira perdant : des agents surchargés, des allocataires du RSA moins bien accompagnés et maintenus plus longtemps au RSA, et donc plus de dépenses pour les finances départementales. Quel gâchis ! Le groupe « Loire en commun » Canton Roanne 1 : Brigitte Dumoulin / Jean-Jacques Ladet Canton Saint-Étienne 3 : Arlette Bernard / André Provera Canton Saint-Étienne 5 : Marie-Michelle Vialleton / Christian Imbert Le Département vous répond Lu sur nos réseaux J’ai 75 ans et me sens seul dans mon grand appartement. On me dit qu’il existe dans la Loire des petits ensembles de logements indépendants associés à des espaces de vie partagés et sécurisés. Où puis-je trouver leurs coordonnées ? Notre réponse Le Département accompagne 24 de ces habitats dits « inclusifs » dans la Loire. Ils sont destinés aux personnes âgées (65 ans et plus) ou handicapées. Un annuaire, accessible sur le site loire.fr, recense l’intégralité de cette offre. Vous y trouverez les types de logements disponibles, leurs adresses, un descriptif de leur mode de fonctionnement et le nom des personnes à contacter sur place. + d’infos : loire.fr Vous ne recevez pas le Mag ? Loire Mag est distribué dans chaque boîte aux lettres du territoire, y compris celles disposant d’un autocollant « Stop pub». Si vous ne le recevez pas : assurez-vous qu’il n’a pas été jeté par un membre du foyer et remplissez le formulaire à l’adresse loire.fr/ webzine TV & podcast Loire Mag joue les prolongations... Nos partenaires radio et TV développent quatre sujets abordés dans nos pages. Interviews d’élu, reportages… Retrouvez l’émission réalisée par TL7 et le podcast de RCF Saint-Étienne sur loire.fr/webzine ; tl7.fr et rcf.fr/saintetienne Séances publiques 12/10/26 : décision modificative n°2 04/12/26 : décision modificative n°3 Une page d’histoire Le sens de la fête Chapitre premier. Ils débarquèrent dans mon bureau un jeudi… » David Morgon a jeté les mots sur le papier ; le temps lui est compté. Il rajuste ses petites lunettes rondes, considère un instant le hall de l’hôtel de ville, avant de revenir à ses touches IBM. On a, ce 17 octobre 1986, placé ce petit écriteau devant lui : « Un auteur de polar sous les verrous – David Morgon a trois jours pour écrire son roman ». Petits et grands s’avancent, l’encouragent, « comme au stade ». Nouvelle giclée de lettres. Nouveau tintement de métal. Retour chariot. Depuis sa « prison de verre », le romancier a vue sur les tentes de la première Fête du livre dont on a scellé le sort, quelques mois plus tôt en… Corrèze. Le libraire Jacques Plaine et son acolyte Max Rivière portent ce projet fou depuis 1983. Un aller-retour à Brive (Brive-la-Gaillarde est connue pour sa Foire du livre), pensent-ils alors, pourrait convaincre le maire de Saint-Étienne. Sur place, François Dubanchet est effectivement séduit. Il fait savoir à l’édile briviste son intention de créer un événement similaire. Charbonnel, sur la défensive : « Cher ami, si vous voulez monter une fête à Saint-Étienne, annoncez-la pour le mois de juin, ici nous la faisons en novembre ». Mais Dubanchet d’ordonner : « Si la Foire de Brive est en novembre, la nôtre se tiendra mi-octobre ! » « Brive m’en a gardé rancœur un moment », se marre Jacques Plaine, 94 ans, dans son petit bureau de la rue Traversière. La mémoire de la fête – 40 ans cette année - est partout dans l’alcôve : vieilles affiches, piles d’archives, figures de papier glacé. L’homme raconte. En 1980, il joue les missionnaires : le professionnel veut convertir le grand public à la lecture. Sa méthode pour séduire le monde ouvrier ? Promener un bibliobus en sortie d’usines. Si tu ne viens pas à la fête, la fête ira à toi La fête, décrète-t-il, aura lieu en plein air, au cœur de la vie citadine. Elle sera populaire et gratuite. Régine Deforges, Maurice Denuzière, François Cavanna, Rika Zarai signent, les premiers, pour trois jours de dédicaces. Ils arrivent, le 17 octobre 1986, avec 180 de leurs homologues par le train de 13 h. Montent à bord d’un tramway spécial. Découvrent, sous le cadran de l’hôtel de ville, les marches habillées de rouge. Le rusé libraire a fait appel à une compagnie d’échassiers pour s’assurer la présence de la foule. La place est noire de monde, on se croirait un jour de festival à Cannes. L’harmonie des mineurs joue ses meilleurs airs : aux grandes plumes les grands honneurs. Laissant libre cours à leur « folie », les organisateurs ont bravé les « convenances » : mots croisés géants en façade de la mairie, jeux concours, cuvée spéciale, lâcher de ballons... Conviés les midis au restaurant municipal, essayistes et pamphlétaires se régalent des plats de Pierre Gagnaire. Avec les éditions suivantes viennent montreurs d’ours, babets d’or (lire par ailleurs). On loue le folklore de la manifestation. Le mot circule chez les éditeurs, les attachés de presse… « Comment tu sors un bouquin et tu ne vas pas à Saint-Étienne ? C’est incontournable ! Tu vas rigoler et puis tu verras, il y a une fanfare, des vélos ! » Vrai. Le dimanche, chacun délaisse son stylo pour grimper à Planfoy (c’est la Montée des Soleils de l’automne). Simples curieux et grands lecteurs déambulent par milliers entre les tas de bouquins. « Par courtoisie, ils s’obligent à les avoir lus pour mieux accueillir leurs auteurs, commente Jacques Plaine. Les échanges sont donc ici, plus que partout, empreints de connaissance voire de reconnaissance et de savoir, enveloppés de gentillesse et de bonhommie ». Conclure ? Il ne saurait en être question. Le 40e volume est en préparation. La Fête du Livre de Saint-Étienne a 40 ans. À quoi ressemblait-elle aux origines ? Les confidences de Jacques Plaine. « Pour en savoir plus : Saint-Étienne – Le Catalogue, 30 ans de Fêtes du livre Fête du livre : 10 ans : 1986-1995, Saint-Étienne 3 choses à savoir sur... Le courroux de Bernadette C’est à Paris, bien avant Saint-Étienne, que Jacques Plaine donne sa première fête en 1976. L’événement a lieu aux Tuileries, entre la Fête du cirque et la Fête de l’armée d’Yves Mourousi, présentateur du JT. Jacques Plaine y monte ses chapiteaux sans la moindre autorisation. En 1977, décision est prise de déplacer la manifestation à Beaubourg. Invité de prestige, Chirac débarque avec 45 minutes de retard. « Bernadette était furax, raconte Jacques Plaine. Si bien que mari et femme ont fait la visite chacun de leur côté. Au bout de trois éditions, l’éditeur Robert Laffont m’a dit : "C’est bien, mais Paris mérite mieux que ça quand même. Dorénavant, nous ferons un salon" ». Les babets d’or Comment récompenser les auteurs primés sur la fête ? Jacques Plaine rêve d’un « objet typiquement stéphanois qui ne vaille rien, pour railler tous ces prix en or ». Il pique l’idée du babet à Maurice Denuzière, auteur du conte Alerte en Stéphanie, dont l’histoire est celle-ci : « Lorsqu’un Stéphanien meurt, on plante sur sa tombe un petit sapin. Quand celui-ci grandit, tout en haut pousse un babet. Si ce dernier est en or, ce Stéphanien était un homme de bien ». En goguette à Paris Lancée en avant-première à la capitale, la Fête du livre est l’occasion de retrouvailles annuelles au Musée des arts forains, à la Société des gens de lettres, au Balajo… « Nous quittions Saint-Étienne la veille à 19 h, le coffre chargé de nourriture achetée chez Vérot (le traiteur, N.D.L.R.), se souvient Jacques Plaine. Nous couchions chez ma belle-mère pour repartir à 3 h. Le Jour J, les employés du Train bleu (dont le patron était Ligérien) assuraient le service auprès des attachés de presse et des auteurs ». Échappée belle Notre-Dame-de-l’Hermitage, retour aux sources Découvrez cet été le site de l’Hermitage à Noirétable. Voyez la « source miraculeuse », sa petite chapelle et faites un tour par les rochers de Peyrotine, près de l’hôtellerie conventuelle. De Noirétable, il faut grimper. Gravir quelques fiers lacets pour gagner -tout au bout, tout en haut- le site de l’Hermitage. Premier réflexe une fois garé : s’aventurer sous le couvert forestier. Une large piste – presque un boulevard- s’étire ici dans la lumière dorée. Quelques bancs jalonnent l’allée. Où s’enivrer de parfums chauds et sucrés : mousse, écorce, baies de myrtilliers. Au bout, une chapelle. Quinze conifères font cercle autour de l’édifice, gardant sur le parvis une petite source et sa fontaine. Miraculeuse ? Certains y ont cru ; quelques-uns espèrent encore. Impossible de visiter le site sans convoquer la légende. 1418. Jour de réception au Château des Cornes d’Urfé. Jehan d’Urfé accueille à sa table un ami, le chevalier Robert. Il lui confie son désir d’annexer la terre de Crémeaux, lui montre le trésor amassé à dessein. Robert est cupide. Il s’allie aux domestiques pour occire le seigneur et son épouse avant de prendre la fuite. Un jour qu’il est à la chasse du côté de Noirétable, l’assassin s’égare, débouche sur une clairière, baignée d’une clarté céleste. La Vierge est là qui lui commande de fonder un ermitage. Le repenti s’exécute. Il revient s’établir sur le lieu de l’apparition, en bordure du ruisseau. Hôtellerie et congrégation Les archives racontent une autre histoire : l’ermitage est attesté dès 1288, le premier monastère aménagé en 1669. Mais au diable les dates. L’eau n’a cessé de couler, fraîche et limpide. Trois louches en métal permettent de s’abreuver à la fontaine. Un petit tour s’impose par la chapelle, aux murs couverts d’exvoto. Puis par le cimetière, miniature, établi 400 mètres plus haut : les restes des premiers missionnaires y sont inhumés. Fréquenté de nombreux pèlerins et randonneurs (l’Hermitage se trouve sur l’itinéraire de Saint-Jacques-de-Compostelle, sur le GR©3 et le GR© de Pays Les Grenadières), le site est aussi très apprécié pour sa vue et ses tourbières. Les jonquilles y poussent par centaines au printemps. Six religieuses (Notre-Dame-de-la-Salette) veillent sur l’église reconstruite en 1932, une salle hors-sac, une buvette et une petite boutique. Les touristes peuvent à loisir séjourner aux côtés de la congrégation. Des chambres sont disponibles à la nuitée. + d’infos : notredame-hermitage-noiretable.fr Y aller : accès par Noirétable. Comptez huit minutes de trajet en voiture depuis le bourg. Nombreux chemins pédestres pour les amateurs de randonnée. Visiter : l’office de tourisme Loire Forez organise une balade guidée « Contes et légendes à L’Hermitage » vendredi 21 août à 10 heures. Au programme : rocher de Peyrotine, source miraculeuse et cache de Robert l’Assassin. Inscription obligatoire au 04.77.96.08.69. Tarif : 6 €, rendezvousenforez.com Se restaurer / se loger : Hôtellerie de l’Hermitage, 21 chambres (location simple, pension complète ou demi-pension), repas du midi et du soir possible pour les gens de passage, sur réservation. notredame-hermitage-noiretable.fr Au rendez-vous des chasseurs, menu du jour 18,50 €. Chambres simples et doubles. Noirétable, 04.77.24.72.51, rdvdeschasseurs.com La chapelle de la source L’actuel édifice date de 1869. Il fut précédé de nombreux autres. Un minuscule clocheton domine la clairière. L’eau ne jaillit plus sous l’autel, elle serpente sous la dalle jusqu’à la fontaine. Elle serait, paraît-il, toujours à 6,7 °. Espace naturel La tourbière du Puy de Vérines et du bois de l’Hermitage s’étend sur plus de 35 ha. On peut y croiser des espèces remarquables telles que la laîche à deux étamines, ou la linaigrette engainée. Vue depuis les deux rochers de Peyrotine Le premier monastère est édifié sous le règne de Louis XIV. Le roi dote la mission de 126 arpents de bois : il s’agit d’évangéliser les paysans de la montagne. 16 prêtres s’installent à 1.108 mètres d’altitude. Le couvent abrite aussi un séminaire. Différentes congrégations s’y succèdent : sulpiciens, bénédictins, franciscains, pères de l’Union au Très Saint Sacrement et finalement missionnaires de la Salette. Le 15 août est un temps fort du sanctuaire. Toutes les sorties dans la Loire sur loiretourisme.com Récits d’entreprises Made in Loire : quand voyager s’avère un jeu d’enfant avec Combeing Ils aménagent leur véhicule -utilitaire, fourgon, combi, multispace- pour s’évader le temps d’un week-end. Clément Lantonnat compte au nombre de ces adeptes. Un kit Combeing mange tout l’espace de son coffre. « J’ai d’abord été client de l’entreprise, confie-t-il. Et puis, en 2021, l’occasion s’est présentée de racheter l’affaire ». Ingénieur en robotique de formation, ce jeune père de famille s’emploie à développer le concept. « Nous avons douze références de planchers et couvrons la totalité des véhicules du marché. Une fois le sol posé, nos clients encastrent leurs modules -couchettes, rangements- comme dans un jeu de Lego© ». Envie de mettre sa dinette à l’avant ? Possible. De placer sa glaciaire à l’arrière ? Faisable. « Chacun fait ce qu’il veut. » Les combinaisons sont illimitées. L’ensemble se monte et se démonte en cinq minutes, sans outil et sans assistance. « Notre cube le plus lourd pèse dix kilos ». Forcément, le modèle séduit les sportifs et l’entreprise compte des ambassadeurs de renom : Marie Dorin, championne olympique de biathlon, Nicolas Fleury, champion du monde de VTT trial, Jérémie Mion, champion du monde de voile… 11 destinations à l’export Recherche, développement, commercialisation occupent quatre salariés à temps plein. La confection des modules est sous-traitée à trois menuisiers de Saint-Bonnet-le-Courreau, la fabrication de mousse à une PME de Roche-la-Molière. Le montage est lui réalisé dans l’immense entrepôt de la Zac de la Font-de-l’Or à Cleppé ainsi qu’à l’Esat (Établissement et Service d’Accompagnement par le Travail) de Balbigny. Un camion passe tous les jours récupérer les kits expédiés en France et en Europe. Car la marque voyage. Comme ses clients. + d’infos combeing.fr A vous de jouer ? De quelle entreprise s’agit-il ? En illustration : une carte postale des Archives départementales de la Loire, collection de cartes postales, Cote : 22Fi_2220 La bonne réponse est : la Source Badoit. Connue depuis l’Antiquité, la « Fonfort » (traduire par « fontaine gazeuse ») profite dès 1837 du génie industriel et commercial d’Auguste Saturnin Badoit, choisi par la commune pour exploiter le filon. Partisan du « thermalisme à domicile », il est le premier en France à commercialiser une eau minérale en bouteilles. En 1883, l’entreprise s’équipe d’une verrerie, installée sur la commune de Veauche. Rachetée par le groupe Danone en 1970, elle produit aujourd’hui 200 millions de litres à l’année et se visite : infos sur saint-etienne-hors-cadre.fr + d’infos archives.loire.fr Par ici les sorties Nos 10 coups de cœur Concert flottant, musique Le Piano du lac a rendez-vous, vendredi 7 août, à Chausseterre. Pas de scène sur berges pour la chanteuse Louise Perret et le pianiste Cédric Granelle attendus… sur l’eau dans le cadre d’un concert flottant. Au programme : jazz et musique française. Accessible au tarif unique de 12 €, l’événement, poétique à souhait, servira la restauration du château d’Urfé à Champoly, classé en 2025 aux Monuments historiques et lauréat de la Mission Bern. Vendredi 7 août à 16 h le piano bulle, plan d’eau de Chausseterre, rafraîchissement et petite restauration sur place. Prévoir un coussin ou une chaise pliante. Tarif unique : 12 €. chateaudurfe.org À cheval, en auto... exposition Les manières de voyager dans la Loire ont considérablement évolué depuis la Révolution. Les Archives départementales s’intéressent aux moyens de locomotion de nos ancêtres. Une exposition temporaire balaye la période 1793-1914. L’occasion de rappeler que notre territoire vit naître la première ligne de chemin de fer d’Europe continentale et contribua largement à l’essor de la bicyclette. Documents tirés des fonds et prêts de différents musées illustrent les questions d’exode rural, transport de prisonniers, f rontières intérieures… À voir jusqu’au 30 septembre, plus loin, plus vite, plus haut. se déplacer dans la loire (1793-1914), Archives départementales, du lundi au vendredi de 8 h 30 à 12 h et 13 h à 17 h, entrée libre et gratuite, archives.loire.fr Riders party, festival Le présente-t-on encore ? Le Bike and fourme Festival retrouve la station de Chalmazel les 11-12 juillet. Cinq parcours de randos VTT (de "la pépère" à "l’ultime") ont été balisés sur les Hautes Chaumes. Pour mouiller un peu le maillot avant de profiter des animations en mode détente/apéro. Nul besoin de mollets en acier, cela dit, pour jouir de l’événement. Venez suivre en famille le Championnat de barbecue (battles de grillades sur les savoureux mix de Dj Merguez et Dj Kouen2Jambon), vous illustrer au tir à la pétanque (concours de visée) ou flâner sur le marché de producteurs locaux. Quatre concerts gratuits sont programmés en soirée dont les excellents Cali et Terrenoire. Le dimanche, montée du col du Béal en matinée, festival de films sport nature, randonnée famille. Samedi 11 et dimanche 12 juillet, bike and fourme festival, station de Chalmazel, site du festival en accès libre et gratuit, bikeandfourme.fr Petite balle jaune, tournoi Organisé par TV Sport Events et Sébastien Grosjean, l’Open Auvergne-Rhône-Alpes de Roanne aura lieu début octobre à la halle André-Vacheresse. Grands noms du circuit ATP et jeunes tennismen en devenir échangeront des balles pendant huit jours, donnant à voir le meilleur de leur sport : attaques de fond de court, amortis, effets en tous genres. Qui des 32 engagés pour succéder en 2026 au Finlandais Otto Virtanen ? Réponse en finale le 18 octobre autour du court-central, doté de 5.000 places. Du 11 au 18 octobre, 5e open Auvergne-Rhône-Alpes de Roanne, Halle André-Vacheresse, openderoanne.com Douces airelles, tradition Gourmands : avez-vous déjà goûté aux Sauvagnets ? Ces petits beignets ne se trouvent qu’une fois l’an, le 15 août à Sauvain, pour la fête des airelles-myrtilles. Ramassées en quantité sur les Hautes Chaumes, les baies noires attirent près de 3.000 visiteurs au cœur du Village de caractère. On profite de ce rendez-vous installé – 50 ans déjà- pour visiter le Musée de la fourme et des traditions, ou, plus bas le Moulin des massons (Saint-Bonnet-le-Courreau). Vendredi 14 et samedi 15 août, 51e fête des airelles myrtilles, Sauvain, gratuit, museedelafourme.com Ici aussi ! Croix de bronze, croix de fer, visite Spécialisée dans la fabrication d’articles religieux et funéraires, la fonderie Bancel a fermé ses portes en 2014 pour cause de retraite. Les propriétaires ne pouvant se résoudre à vendre les murs de 1866, décision a été prise d’entretenir cette mémoire industrielle. Toute la famille se joint à l’entreprise. Parents, enfants, petits-enfants reçoivent le public tous les étés. L’occasion de visiter 1.200 m2 d’ateliers… Samedi 18 juillet, lundi 24 août et samedi 12 septembre à 9h30 et 15 h, ouverture de la fonderie Bancel, Saint-Julien-Molin-Molette, tarif unique : 7 €, sur inscription uniquement, manufacture-bancel.fr Concerts La musique de chambre est à l’honneur du 29 juillet au 5 août dans les Montagnes du matin. L’occasion d’applaudir le baryton Stéphane Degout, habitué des plus grandes scènes d’opéra, mardi 4 août à Néronde. Mais pas que… 18e Festival des Montagnes du matin, festival-des-montagnes-du-matin.com En nature Venez passer une nuit à chasser les papillons le 17 juillet à la forêt de Salvaris. Courte balade suivie d’une observation nocturne dans le cadre des Rendez-vous nature du Département. Vendredi 17 juillet à 20h30, gratuit, sur réservation via loire.fr/rdvnature Un autre tour Participez, le 6 septembre, à la Cyclo au cœur de la Loire (ex Rémi-Cavagna) : 4 parcours sur route ouverts à tous (35, 82, 113 et 141 km) et 3 circuits gravel au départ de Saint-Just-en-Chevalet. Tarifs : de 15 à 45 €, lacycloloire.com Visite nocturne Suivez, cet été, le récit de l’Enfant oublié de la Révolution au château de Margerie-Chantagret. Une visite guidée contée organisée tous les mercredis à la nuit tombée. Conseillée à partir de 8 ans, plein tarif : 8 €, 20h30, rendezvousenforez.com C’est sorcellerie ! Insolite Pas de L'Estrange festival cette année à Pélussin mais une nouvelle manifestation : L’Estrange Sabbat : Lughnasadh. Une réunion nocturne de mages et sorcières ? Plutôt une fête saisonnière célébrant la nature, les moissons et la récolte. Au programme de cette assemblée : spectacles, concerts, marché de créateurs, food trucks et buvette. Samedi 1er août, l’estrange sabbat, place du fossé à Pélussin, de 17 à 1 h, tarifs : 5, 10 et 15 €, sur réservation, page Facebook L'estrange festival Soirée brame, expérience C’est une animation qui cartonne en Sologne, importée depuis quatre ans en Forez. Les soirées « Brame » de la Fédération de chasse fédèrent à l’automne petits et grands, curieux d’entendre le chant du cerf. Conviés à la Réserve de Biterne, les participants apprennent à différencier cerfs et chevreuils (l’un pèse 25 kg, l’autre 250) avant de se transporter en lisière de forêt, l’oreille aux aguets. Le concert débute à la nuit tombée. Un spectacle magique, bien que sonore uniquement, puisqu’il est exclu d’approcher les animaux (au nombre d’une centaine sur le département). Dîner froid de produits locaux avant le grand lever de rideau. Dates communiquées fin août sur la page facebook de la maison des étangs du forez - réserve de Biterne, soirées brame du cerf, tarif unique : 15 €, réservation obligatoire., attention les places, limitées, sont très demandées. Un été à la Sablière, arts de rue La compagnie La Cogite espère trouver son public cet été du côté de Boën-sur-Lignon : le spectacle de rue s’invite – c’est une première - sous les arbres du parc de la Sablière. Premier rendez-vous mercredi 8 juillet, avec le duo de clowns La rencontre. Puis petit crescendo mercredi 15 juillet avec deux spectacles consécutifs : Les aventures d’Astrée et de Céladon et Rouge, blanc, bleu. Pour finir mercredi 22 juillet, avec trois propositions artistiques : Bouche Cousue, Katastroff Orchestar et concert avec Méga Potentiel. Notez que chaque représentation sera précédée de l’intervention de crieurs publics. Drôle, réjouissant et poétique. Les 8, 15 et 22 juillet festival un été à la sablière, parc de la Sablière, Boën-sur-Lignon, en accès libre et gratuit, buvette et restauration sur place les 15 et 22 juillet, lacogite.wixsite.com La meilleure façon de marcher… évènement sportif Il faut marcher et bien marcher pour venir à bout, début octobre, des célèbres Randonnées de la fourme. 40 ans que les plus aguerris s'élancent pour 46 km d’efforts sur les Hautes Chaumes. Chose rare : les sportifs évoluent en ligne. Convoyés en bus de Montbrison à Chalmazel-Jeansagnière, ils progressent sans jamais regarder en arrière. Une alternative, moins exigeante, de 27 km, toujours en ligne, est proposée au départ de Marcilly-le-Châtel (même acheminement en bus). Également 3 circuits en boucle de 8, 12 et 18 km dans les environs de Montbrison. Le succès de la manifestation, animation phare des Journées de la fourme -2.000 participants en provenance de 22 départements- revient aux Randonneurs montbrisonnais dont les sections Randonnée pédestre, Marche nordique, Rando santé et Marche nordique santé fédèrent 250 adhérents à l’année. Samedi 3 octobre, 40e randonnées de la fourme de Montbrison Inscription obligatoire pour les deux parcours en ligne dès le 1er septembre sur le site des Randonneurs. Attention, le nombre de places est limité ! Les inscriptions ne sont pas nécessaires pour les circuits en boucle. Tarifs : de 6 € à 13,50 €, randonneurs-montbrisonnais.com L’agenda complet de vos sorties : loire.fr/agenda À table Lemon posset, découpe de fraises, tuile sésame Anthony Chauve, L'œuforique à Veauche 6 personnes 30 min. Ingrédients Lemon posset : 50 cl de crème fraîche fluide 30% de matière grasse 3 citrons jaunes bio non traités 100 g de sucre en poudre 1 barquette de fraises 6 branches de menthe sucre glace Tuile sésame : 10 g de beurre fondu graines de sésame 35 g de sucre en poudre 10 g de farine 1,20 cl de jus d’orange La préparation Le lemon posset : Zester les citrons à l’aide d’une fine râpe. Mélanger le sucre et la crème dans une casserole. Incorporer la moitié des zestes à cette préparation. Presser les citrons afin d’obtenir environ 10 cl de jus. Cuire le mélange crème/sucre/zestes à feu doux jusqu’à frémissement. Laisser reposer 3 à 4 minutes, remuer doucement avec une maryse en créant un tourbillon et verser progressivement le jus de citron. Laisser reposer 3 à 4 minutes et répartir dans des coupelles. Une fois la température acceptable, placer les récipients au réfrigérateur pendant 3 à 4 heures minimum. Les tuiles : Préchauffer le four à 170°. Mélanger le sucre et la farine. Faire fondre le beurre et l’intégrer à la pâte jusqu’à obtenir une texture fluide sans grumeaux. Ajouter le jus d’orange. Parsemer de graines de sésame. Laisser l’appareil reposer au réfrigérateur environ 5 minutes. Disposer des petites boules de pâte sur une feuille de papier sulfurisé à l’aide d’une cuillère à soupe. Cuire à 170° pendant 6 à 7 minutes et surveiller jusqu’à coloration des tuiles. Le dressage Laver les fraises. Les tailler en quartiers et les saupoudrer avec du sucre glace. Laver les branches de menthe, les tailler finement et mélanger délicatement à la main les fraises, le sucre et la menthe. Disposer le tout sur les lemons et la tuile. Le portrait Le temps d’un éclair : Mehdi Hadj Mebarek Pâtissier de renom installé au Qatar, Mehdi Hadj Mebarek a choisi d’investir à Saint-Etienne début 2026. Sa pâtisserie ambre fait un carton place Jean-Jaurès. Ma vie est un film », attaque Mehdi Hadj Mebarek, cherchant d'entrée notre indulgence. Il a, la veille, reporté notre échange d’une demi-journée : un souci d’avion. Affiche encore cet après-midi vingt-cinq minutes de retard. Sa bonne humeur l’absout. Serait-il arrivé à l’heure qu’il n’aurait pu s’asseoir. Sa nouvelle affaire -Ambre- rencontre un succès monstre à Saint-Étienne. Il sourit, avant de nous tendre une assiette, manière de dire : « Jugez sur pièce ». Framboise et chocolat, la création du jour. L’homme a grandi à deux pas, dans le quartier du Crêt-de-Roc. Inscrit à 15 ans au lycée hôtelier de Saint-Chamond, il se découvre une appétence pour le sucré dès son premier cours de cuisine. « Un flan pâtissier », se souvient-il. À 18 ans, il accepte, jeune diplômé, un job en restauration au Royaume-Uni. Il ne parle pas un mot d’anglais mais fonce tête baissée. Son travail est remarqué lors d’une providentielle rencontre ASSE-Manchester. La presse lui consacre un article ; suffisant pour éveiller l’intérêt d’un certain Thierry Marx. « On m’a demandé de venir à Paris. Je ne savais pas qui sollicitait mes services. Je n’ai compris qu’une fois rue Laborde, dans le 8e ». Le gamin n’en revient pas : Marx est un cuisinier emblématique mais aussi une star médiatique (il a été juré de Top Chef cinq saisons). Or Mehdi ne jure que par les réseaux : vidéos Facebook et autres comptes Insta. Embauché comme sous-chef, il passe chef pâtissier, puis chef de production. « Je lui rendais des comptes en direct. On avait rendez-vous toutes les semaines au Mandarin oriental ». Dubaï ou rien Le bonheur, encore que. Le Ligérien n’a jamais poursuivi qu’un rêve : vivre à Dubaï, terre de tous les possibles. « J’adore le bling bling ». Le jeune padawan s’en ouvre au pape de la gastronomie moléculaire qui se dit navré : il n’a rien pour lui aux Emirats arabes unis. Mais au Qatar, peut-être… Dix jours plus tard Mehdi s’envole. Recommandé à la Maison Dellos, il s’en va diriger l’équipe du Café Pouchkine à Doha. S’ensuivent trois créations de boutiques (Blanche à Doha et Alger, Cafu à Riyad), la naissance d’une activité de consulting, l’organisation de mariages princiers, une émission de TV (Le Meilleur pâtissier Algérie)… « Ma vie est un film », répète l’entrepreneur de 28 ans, désormais à la tête de 42 salariés. Ce dandy chic, gueule d’ange et coupes vestimentaires impeccables, « d’un charisme énorme », confie son ancien prof’ de lycée David Letellier, prépare encore une ouverture au Maroc. Il passe le plus clair de son temps à 8.000 mètres d’altitude. « Petit, je m’imaginais steward sur la compagnie Emirates. Raté. Mais, j’ai décroché leur carte platinium », se marre-t-il. Son manager Noura Dati l’aide à tenir ses affaires. Il gère lui-même ses réseaux (845.000 followers). Assure que les critiques -car il y en a- ne l’atteignent pas. « C’est plus dur pour la famille » : sa sœur, présente en boutique (il l’a nommée directrice d’Ambre Saint-Étienne), et sa mère, attablée en terrasse. Originaire de Sétif, c’est elle qui lui a appris l’arabe. Le père est chauffeur poids-lourd. Selmen, le dernier de la fratrie de six, vit encore au foyer. On l’invite à se présenter. Il n’est pas le seul dans la salle à bien connaître le patron. Un client, soudain : « Ça va Mehdi ? » Pas un anonyme mais un ami, l’humoriste Farid Chamekh, passé par le Djamel Comedy Club. « Une vraie star, lui ! », sourit le pâtissier. Mehdi Mebarek ne cuisine plus que dans l’univers épuré de son laboratoire, près de Geoffroy-Guichard. Quelques célébrités l’accompagnent, occasionnellement, face caméra. Mais c’est hors-champ qu’il teste de nouvelles associations. Son dessert signature ? Sa création iconique ? Un entremet fleur d’oranger, cardamone, chocolat noir et zeste d'orange. Un peu dépassé parfois –« tout est venu en même temps ; la fatigue, le doute, c’est difficile »- le Stéphanois trouve refuge dans les partitions de musique classique. Trois ans qu’il apprend le piano. « J’ai un prof à Saint-Étienne, un au Qatar, pour ne pas perdre le fil. » Le compositeur Ludovico Einaudi a son admiration. L’objet, peut-être, d’une future collaboration. Retrouvez l’interview de son professeur de lycée, David Letellier, sur loire.fr