LOIRE ALTITUDE
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Dans les offices de tourisme de la Loire :
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Ski à Chalmazel : la petite école qui a tout d'une grande
L’ESF fête ses 60 ans en 2025.
Est-il meilleure façon d’apprendre le « planter de bâton » ? 99 % d’enfants, dont 80 % de débutants, suivent annuellement l’enseignement des « vestes rouges » à Chalmazel. La station est réputée familiale et la petite ESF (École du ski français) n’a jamais, en 60 ans, manqué d’allant ni de clients. Trois hommes concourent à sa création en 1965. Au local de l’étape, André Combréas, se joignent deux Stéphanois : Paul Jalon et Oscar Blanc (patron d’Intersport). 50 km séparent leur bureau, établi en préfecture, du front de neige mais c’est à Pierre-sur-Haute que se retrouvent ces pionniers tous les week-ends, au sommet de la nouvelle piste des Granges.
Coupe du monde
D’anciens compétiteurs locaux, formés dans les Alpes à la technique et à la pédagogie, renforcent le staff en saison. « Ces diplômés ne vivaient pas que du monitorat. C’était pour eux un complément de revenu l’hiver », se souvient Marc Combréas, assis en terrasse face à l’actuel télésiège. Une belle lumière inonde le plancher. La bise soulève des cristaux de givre. Son père était encore directeur de l’ESF quand il a fait le choix de s’établir en Forez, en 1981. Après huit années de sport-études à Villard-de-Lans, l’enfant prodigue reprend tout de l’oeuvre paternelle : la ferme, puis l’école, en 1995. « Nous embauchions jusqu’à 11 moniteurs entre décembre et février pour répondre à la demande », indique-t-il.
Sa compagne, Anne-Flore Rey, fait, elle aussi, les grandes heures de la petite ESF, d’abord comme monitrice puis directrice, de 2018 à 2020. À l’époque, les élèves bénéficient - sans le savoir - des leçons d’une skieuse hors pair, auréolée d’une victoire en Coupe du monde (1983, en slalom géant à Mont-Tremblant). Un luxe inespéré. Le couple, proche de la retraite, s’est en 2020 recentré sur l’activité locative : les Combréas tiennent une boutique de matériel en bord de piste.
Yoann Prost a pris la suite. Originaire de Boën-sur-Lignon, celui qui apprit de Marc l’art de la godille, gère entre 60 et 80 appels quotidiens. Le nouveau directeur et son équipe assurent une heure de cours particulier les matins avant d’enchaîner les cours collectifs. Cinq permanents, dont son épouse, se relaient au planning. « Nous avons passé 25 années en UCPA à La Plagne, confie le gérant. Mais nous avions perdu le contact avec la clientèle. Ici, la station est à taille humaine. » L’école aussi !
En chiffres
Dédié aux cours enfants, le « club Piou-Piou » est depuis 2010 équipé d’un tapis roulant et d’un enneigeur. Les plus aguerris disposent, eux, d’un vaste terrain de jeu : 15 pistes quadrillent le domaine. Trois sentiers de raquettes, un espace luge et un itinéraire de ski de randonnée complètent l’offre neige.










