[RÉPIT] Orangerie de Châtel : un lieu d'exception pour lâcher prise

Le Relais du bien-être loue cinq chambres à l’Orangerie de Châtel, sur la commune de Cleppé, pour y installer des aidants cinq fois par an. Objectif : favoriser le répit par un accompagnement de qualité.

Publié le 29 septembre 2025

Ce contenu vous est proposé en lien avec la Bibliothèque sonore de Saint-Étienne.

C’est un cadre champêtre d’une insolente beauté. Arbres remarquables (chêne et séquoia bicentenaires), étang, pigeonnier invitent à la contemplation. L’Orangerie de Châtel accueille mariés, touristes, salariés mais aussi aidants, cinq fois par an à Cleppé, dans le cadre de séjours répit organisés par le Relais du bien-être.

L’entreprise a ses racines dans l’Aube. Les demeures historiques de charme forment le cœur de son offre ; une idée de Fabrice Provin. Connu pour avoir dirigé L’Âge d’or, première société de service d’aide à domicile, le Marnais a fait en 2002 l’acquisition du château de Bignicourt-sur-Saulx. L’immense villa d’inspiration vénitienne a été restaurée puis mise à disposition d’un premier groupe d’aidants en 2015. Le succès rencontré a encouragé l’entrepreneur à dupliquer son modèle un peu partout en France. Une cinquantaine de castels et pavillons, « propices au lâcher prise », travaillent aujourd’hui avec le Relais du bien-être.

Aucun reste à charge pour les participants

Les séjours, d’une valeur moyenne de 1 975 €, ne coûtent rien aux participants. Le Relais s’assure pour leur financement du soutien des Caisses de retraite, de la CNSA (Caisse Nationale pour la Solidarité et l’Autonomie), des Départements et, comme à Cleppé, de généreux hôteliers.

Cinq chambres sont louées, route des Étangs, pour trois jours et trois nuits. « Il ne s’agit pas de séjours vacances, indique Hugo Bousrez, chargé de communication. Mais de temps de repos couplés à l’intervention d’experts : sophrologue, nutritionniste et réflexologue. L’idée c’est que les gens repartent avec des armes pour affronter le quotidien ».

Un domaine de 60 hectares

Hommes et femmes à bout de souffle profitent d’un accès à la piscine et de 2,3 kilomètres de sentiers forestiers. Car le domaine est vaste (60 hectares acquis par l’illustre Geoffroy-Guichard au profit de l’une de ses filles ; ses héritiers s’en partagent la propriété).

 

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Maître des lieux, Adeline Fogel est aux petits soins. « J’ai accompagné mon défunt mari pendant cinq ans et j’aurais apprécié aller me reposer pendant trois jours ».

Elle aime s’attarder auprès des groupes les dimanches soir. Blottis dans les immenses canapés près du billard, les pensionnaires font connaissance, téléphone au côté (et s’il arrivait un pépin ?). Le mercredi, beaucoup ont pris un peu de distance et oublié le combiné. « Il y a un vrai cheminement, sourit Adeline Forgel. Et nous passons ensemble de très beaux moments ».

 

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