[DOSSIER 1/4] Élève en 6e : la grande classe

Entrer au collège représente un grand bouleversement dans la vie d’un élève. Nouveau décor, nouveaux enseignements, nouvelles responsabilités, nouvelles libertés… Aux jeunes 6e, le Département garantit les meilleures conditions d’apprentissage.

Publié le 27 octobre 2025

   

Ce contenu vous est proposé en lien avec la Bibliothèque sonore de Saint-Étienne.

Impatients, fébriles, 9 631 jeunes Ligériens ont fait leur entrée au collège le mois dernier. Un moment organisé -célébré- dans chaque établissement, la 6e constituant une petite révolution dans la scolarité. « Finie l’école proche du domicile, les journées d’étude en pantoufles, sourit François Isaac, principal à Chazelles sur-Lyon. Il faut composer avec dix enseignants, une organisation nouvelle… Le cap est d’importance, comme le sont la petite section de maternelle et, plus tard, le post-bac. »

Impressionnés, angoissés les jeunes ? Pas tant que leurs parents, s’amusent les équipes éducatives. Il faut dire que de nombreuses actions menées en direction des primaires (journées portes ouvertes, visite des CM2, collaboration des enseignants du premier et second degré) contribuent à rassurer les 11-12 ans.

« Nous avons plaisir à les accueillir car ils ont le regard très lumineux, une forme de candeur, de confiance en l’adulte, souligne Charlène Chelihi, conseiller principal d’éducation (CPE) au collège Gambetta. Ils sont disponibles pour les apprentissages et en demande de bien faire. »

"Les enfants se construisent une vie entre nos murs"

« Ce qui est différent ? réfléchit le jeune Arsène.  Tout ! La cantine... excellente ! Le cartable, lourd, très lourd, qu’il faut trainer partout. Les casiers aussi ! » 

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En quelques jours, tous savent s’orienter dans les couloirs et naviguer dans la foule. 500 élèves, en moyenne, fréquentent cours et préau. « Cela dit, les effectifs fluctuent d’un établissement à l’autre », remarque Sandrine Morent, directrice de l’Éducation au Département.

La Loire a longtemps fait le grand écart : terre d’accueil du plus petit collège de France (Chalmazel, 12 élèves, fermé en 2004) et du plus fréquenté (Mario-Meunier, 1 340 en 2015). « La donne a changé. La baisse de natalité, à l’oeuvre dans l’Hexagone depuis les années 2000, commence à se faire sentir. Nos effectifs sont désormais compris entre 120 (Noirétable) et 1 150 élèves (Montbrison) ».

Salles de cours, permanence, vie scolaire, foyer, demi-pension, gymnase… Les 6e font l’expérience de nouveaux espaces et de nouveaux usages. « Avec bonheur, souligne Mourad Chick, principal à Gambetta. Car le collège leur offre un peu de liberté et d’autonomie. Ils se construisent une vie entre nos murs ».

14 millions d'euros investis en 2025

Le bâti, nécessairement, est de taille conséquente. Son entretien incombe au Département qui réalise chaque année entre 15 000 et 40 000 € de travaux dans les deux tiers des établissements. Le minimum pour assurer la conservation d’un patrimoine hérité des années 70 (seuls quelques collèges, dont Gambetta et Fauriel, sont de conception bien antérieure).

De grosses réhabilitations s’ajoutent à cette enveloppe, pensées pour mettre aux normes, isoler, moderniser. 14 millions d’euros ont été investis en 2025 dans la restructuration du collège Jacques-Brel (Chazelles-sur-Lyon), la reprise des extérieurs de Pierre-et-Marie Curie (La Talaudière), la demi-pension de Louis-Grüner (Roche-la-Molière), les laveries de François-Truffaut (Rive-de Gier), Aristide-Briand (Saint-Étienne) et l’extension du collège Gambetta à Saint-Étienne.

 

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La collectivité en profite parfois pour installer des salles de classe expérimentales. « Nous travaillons avec le corps enseignant pour accompagner les nouvelles pratiques, précise Sandrine Morent. Nous avons également des demandes de mobilier adapté aux enseignements flexibles : des tables qui permettent de faire des U, des cercles, des vagues… L’école du dehors est à la mode. Certains professeurs apprécient faire cour en extérieur à la belle saison. Nous veillons à ce que ce soit possible. »

Séances de cinéma, webradios...

Ambiance studieuse derrière les portes closes. Les stylos courent sur les feuilles grands carreaux. Aux leçons de français, math, histoire s’ajoutent pour les 6e quelques matières inédites : chimie, langues, biologie, arts plastiques… Le Département finance en plus de nombreux dispositifs pensés pour éveiller la curiosité des élèves. Possibilité leur est offerte de s’initier à la recherche avec l’École des mines ; d’explorer le monde par le biais du Festival Curieux voyageurs (4 000 collégiens bénéficient chaque année de projections dédiées) ; de se former aux médias dans le cadre de webradios ; de faire du sport via l’UNSS.

« Nous sommes bien accompagnés, se félicite Charlène Chelihi. Tout cela pousse nos élèves vers le haut ».

 

En chiffres

38 500Le nombre d'élèves accueillis en collège dans la Loire. Le Département compte 50 établissements publics et 26 établissements privés.   450Le nombre d'agents départementaux employés dans les collèges. Ils s'occupent de l'accueil, la maintenance, l'entretien, la restauration. 33,4 millions d'eurosLe budget 2025 dévolu aux collèges, dont 15,6 millions versés aux établissements pour leur fonctionnement et 17,8 millions de travaux (chantiers, numérique, matériel...)

Parole d'élue

Clotilde Robin

Clotilde Robin
Vice-présidente déléguée à l'Éducation

 « Nous veillons à ce que chaque jeune puisse déve lopper ses compétences, forger sa personnalité, disposer des meilleures conditions de réussite et cela malgré un contexte budgétaire contraint. »

© Hubert Genouilhac et Pierre Grasset

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