[ÉCONOMIE] Nigay : le caramel à grande échelle

L’usine de Feurs produit pour le monde entier mais reste attachée au local.

Publié le 5 janvier 2026

Ce contenu vous est proposé en lien avec la Bibliothèque sonore de Saint-Étienne.

Leur caramel est partout : produits laitiers, biscuits, chocolats, boissons énergisantes, alcools, spiritueux… Nigay travaille pour l’agroalimentaire. À Feurs, berceau historique du groupe, les cheminées éléphantesques témoignent de l’ampleur prise par l’affaire. Pour le reste, rien ne filtre. « Secret de fabrique, sourit Henri Nigay, 5e du nom, resté 40 années aux commandes de l’entreprise et tout jeune retraité. Nous reproduisons à grande échelle les gestes effectués par la ménagère ».

Les matières brunes et dorées quittent les entrepôts par citernes de 27 tonnes. Les plus grandes marques sont clientes. Les Nigay ne donnent aucun nom, mais confient travailler pour un petit flan très célèbre et une non moins illustre crème dessert. Drôle de penser que le site était initialement dédié à la fécule de pomme de terre. « C’est mon père François qui s’est tourné en 1973 vers le caramel. »

Le paternel rachète à l’époque les recettes et le savoir-faire de Mombron & Bon. Ses fils, Yves et Henri, orchestrent le déploiement. Henri est chimiste de formation. Ses recherches en laboratoire permettent d’étoffer la gamme (450 références).

Une co-innovation givrée en 2026

La manufacture rivalise désormais d’audace avec les géants du secteur. On parle du top 3 mondial. 73 % du chiffre est réalisé à l’export. La famille reste pourtant très attachée au local. De nombreux partenariats sont noués avec les artisans ligériens : pour un Coladoré (la Germanoise) en 2018, une bière aromatisée (Caram’Ale, L’atelier à bières) en 2022, une Carabrioche, faite de blé local (Minoterie moderne) en 2022, et bientôt une glace (sortie prévue en 2026 avec les Délices foréziens).

« Nous profitons des compétences des uns et des autres », se réjouit la 6e génération appelée à gérer les projets d’extension. Une usine a ouvert à Nesle en 2020, une deuxième verra le jour à Saint-Quentin en 2028, « pour nous rapprocher de nos matières premières ».

 

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