[TRIBUNES LIBRES] Expression des élus et groupes politiques - janvier-mars 2026
Publié le 5 janvier 2026
Ce contenu vous est proposé en lien avec la Bibliothèque sonore de Saint-Étienne.
GROUPE UNION POUR LA LOIRE
DÉPARTEMENTS EN DANGER, FORMIDABLE ÉLAN POPULAIRE !
En ce premier trimestre 2026, nous aimerions vous remercier vous, communes, élus locaux, Ligériens, qui avez témoigné votre soutien à la cause départementale. À travers les messages envoyés par notre majorité, la pétition signée par l’immense majorité des mairies de la Loire à destination du Président de la République pour dire l’attachement collectif au Département, un formidable élan populaire s’est levé.
Cet élan montre à quel point les Départements jouent un rôle incontournable dans l’aménagement du territoire, son animation et son attractivité. Il montre également la crainte de voir cet échelon indispensable être sacrifié sur l’autel de la recentralisation voulue par certains technocrates qui ne connaissent pas nos campagnes, nos modes de vie et qui finalement nous méprisent.
La cause départementale a largement dépassé les clivages politiques. La majorité et l’opposition ont, en bonne intelligence et pour l’intérêt général, tiré la sonnette d’alarme, convaincues que la démocratie bat dans la décentralisation.
C’est bien au cœur des territoires que la France est solidaire, avance, et travaille. C’est au cœur de nos territoires que se joue l’apaisement.
Les Ligériens ne s’y trompent pas : stop à l’amateurisme administratif
La France s’est construite dans une décentralisation ancienne, répondant à une histoire, qu’on ne peut calquer sur des systèmes fédéralistes à l’allemande. Vouloir nier cela, c’est nier notre construction nationale. C’est heurter notre propre système. C’est déséquilibrer et affaiblir nos territoires.
Il est temps que le pouvoir central nous écoute. Nous le demandons depuis trop longtemps. Le bon sens vient « du bas », des provinces. Les différentes décisions prises par Emmanuel Macron, à qui la vision locale échappe, sont un danger. La fin de l’autonomie financière des Départements et plus largement la perte sèche de rentrée fiscale, corrélée à la politique du « chèque en blanc », et de l’augmentation importante et régulière des prestations sociales, sans compensations, grèvent nos capacités d’action.
Aujourd’hui, le responsable de cette situation, c’est l’État
Sourd à nos alertes, à nos conseils et à nos appels au dialogue, l’État nous a placés dans une situation de dépendance. Il doit nous redonner nos capacités financières d’agir au plus près, au quotidien pour les Ligériens et pour l’aménagement du territoire. Car, ouvrons les yeux : si le Département continue d’être mis à genoux financièrement par l’État, cela se traduira immanquablement par des routes moins bien entretenues, des collèges moins accueillants et donc moins propices à la réussite et à l’épanouissement de nos jeunes. Cela se traduira aussi par des communes moins attractives, des entreprises moins rayonnantes.
Si l’État ne nous redonne pas des marges de manœuvre, pourrons-nous encore vivre bien dans la Loire ? Pourrons-nous encore y vieillir bien, avec humanité et dignité ? Parce que nous connaissons et partageons les valeurs de la Loire, notre majorité est au travail. En responsabilité et parce que nous ne voulons pas nous défausser, nous multiplions les réunions et réflexions pour dégager des pistes d’économies. Cela n’est pas sans conséquences mais nous n’avons pas d’autres choix au vu de la situation actuelle. Aujourd’hui, la tâche est difficile mais ensemble, pour notre département, nous redresserons la barre.
Antoine Vermorel-Marques, Président du groupe Union pour la Loire, Le groupe de la droite, du centre et des indépendants.
Canton d’Andrézieux-Bouthéon - Nicole Bruel / Sylvain Dardoullier
Canton de Boën-sur-Lignon - Chantal Brosse / Valéry Gouttefarde
Canton de Charlieu - Clotilde Robin / Jérémie Lacroix
Canton du Coteau - Véronique Chaverot / Daniel Fréchet
Canton de Feurs - Marianne Darfeuille / Pierre Véricel
Canton de Firminy - Danièle Cinieri / Julien Luya
Canton de Montbrison - Sylvie Genebrier / Jean-Yves Bonnefoy
Canton du Pilat - Valérie Peysselon / Jean-François Chorain
Canton de Renaison - Huguette Burelier / Antoine Vermorel-Marques
Canton de Rive-de-Gier - Séverine Reynaud / Bernard Laget
Canton de Roanne 2 - Farida Ayadène / Lucien Murzi
Canton de Saint-Chamond - Stéphanie Calaciura / Hervé Reynaud
Canton de Saint-Étienne 1 - Fabienne Perrin / Georges Ziegler
Canton de Saint-Étienne 2 - Pascale Lacour / Jean-François Barnier
Canton de Saint-Étienne 4 - Marie-Jo Pérez / Jordan Da Silva
Canton de Saint-Étienne 6 - Nadia Semache / Paul Corrieras
Canton de Saint-Just Saint-Rambert - Sylvie Bonnet / Éric Lardon
Canton de Sorbiers - Corinne Besson-Fayolle / Yves Partrat
GROUPE LOIRE EN COMMUN
LUTTER CONTRE LA PRÉCARITÉ
Alors que tous les indicateurs font état d’une augmentation des chiffres de la précarité, la droite ligérienne préfère stigmatiser les personnes précaires, les désignant de « rentiers de la solidarité » et affirmant que certains de nos concitoyens ont fait de la solidarité « un métier ». Ce constat étriqué et populiste trahit la réalité de l’urgence sociale. Si la fraude sociale existe, elle reste très marginale et doit faire l’objet de contrôle mais ne doit pas cacher les chiffres inquiétants du non-recours aux droits.
Notre département n’échappe pas à l’accroissement de la pauvreté : alors que 15,8 % des Ligériens vivent en-dessous du seuil de pauvreté, ce taux bondit à 28 % pour Saint-Étienne et 25 % pour Roanne.
La situation s’aggrave face à l’insuffisance des revalorisations du RSA et des APL, et avec la loi « plein emploi » qui sanctionne les allocataires du RSA ne justifiant pas de quinze heures d’activités hebdomadaires, mesure fortement critiquée par l’ensemble des associations du champ des solidarités.
Il est temps de rompre avec cette déplorable tendance à renvoyer la responsabilité de la pauvreté sur les personnes qui la vivent. Pour renforcer la solidarité, il est urgent de permettre à chacun d’accéder à ses droits sociaux et de revaloriser les prestations de « survie », RSA, APL.
À l’Assemblée départementale, la précarité, évoquée en catimini, entre stigmatisation et suspicion de fraude, devra trouver sa place dans les débats. La lutte contre la pauvreté doit s’inscrire comme une priorité départementale. Nous avons dénoncé l’insuffisance des moyens dans le cadre du Contrat départemental des solidarités. Nous dénonçons aussi l’absence d’anticipation sur le devenir des prérogatives régaliennes du Département en termes de solidarités.
Groupe « Loire en commun »
Canton Roanne 1 : Brigitte DUMOULIN, Jean-Jacques LADET
Canton Saint-Étienne 3 : Arlette BERNARD, Pierrick COURBON
Canton Saint-Étienne 5 : Marie-Michelle VIALLETON, Régis JUANICO









