[DOSSIER 4/4] Quatre choses à savoir sur la forêt dans la Loire
Votre image de la forêt ligérienne correspond-elle à la réalité ? La réponse en quatre points ci-dessous.
Publié le 30 mars 2026
Ce contenu vous est proposé en lien avec la Bibliothèque sonore de Saint-Étienne.
1. Non, la forêt n'appartient pas à tout le monde
L’essentiel de la forêt ligérienne est privé (seules 5 % des surfaces relèvent du domaine public). Se balader en forêt revient donc à fouler les terres d’un particulier.

On compte 43 000 propriétaires. Leurs possessions avoisinent 2 hectares en moyenne, pas toujours contigus. « Ce morcellement est particulièrement élevé en région Auvergne Rhône-Alpes, indique Marie-Pauline Tachon, du CNPF (Centre national de la propriété forestière). C’est diérent dans l’Est et le Centre de la France ».
2. Un potentiel sous exploité
La France n’est pas l’Amazonie. On ne connaît pas la déforestation sur le sol hexagonal. Au contraire. « Dans la Loire, le volume de bois a doublé en 50 ans », indique Mathieu Condamin, directeur de Fibois 42. On ne récolte que les 2/3 de ce qui pousse chaque année, soit 65 % de l'accroissement.

Coupes à blanc : la Loire très peu concernée
Le sapin pectiné domine dans le 42. La gestion de ces peuplements relève du « jardinage ». On se contente normalement de couper quelques arbres sur une parcelle, de manière régulière, pour aider à la régénération naturelle. « La filière est attachée à ce mode de gestion, souligne Marie-Pauline Tachon. C’est culturel ».
3. Que deviennent nos arbres ?

- 716 000 m3 de bois sont prélevés annuellement dans les forêts ligériennes (l’accroissement de la forêt étant de 1 100 000 m3⁄ an)
- 543 000 m3 sont exploités par la filière.
- 173 000 m3 constituent du bois énergie destiné à l'usage privé (Ratio établi à partir de données nationales)
4. Choix des essences : des essais prometteurs

Quel avenir pour le sapin dans la Loire ? Les spécialistes redoutent les gros coups de chaud et incitent à diversifier les plantations. Le pin maritime est l'une des options. Le douglas a pour l’heure la préférence des sylviculteurs, en mélange avec d’autres variétés. Le chêne pubescent et le chêne chevelu semblent faire leurs preuves. Ils pourraient au besoin remplacer le chêne sessile.
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