INITIATIVES
Mars-Avril 2018
Marie-Hélène Gramatikoff

LE PLASTIQUE, VERSION ÉCOLOGIQUE

LA FONDATRICE DE LA START-UP LACTIPS VEUT RÉVOLUTIONNER LA PLASTURGIE GRÂCE À UN MATÉRIAU BIOSOURCÉ, À BASE DE PROTÉINES DE LAIT.

D'origine argentine, Marie-Hélène Gramatikoff est arrivée en France il y a un peu plus de quarante ans. Après un cursus d'ingénieur en plasturgie à l'Itech à Lyon, elle démarre sa carrière dans l'industrie : automobile, plasturgie... Sur son chemin, elle croise un jour Frédéric Prochazka, chercheur à l'Université Jean Monnet et inventeur d'un brevet industriel révolutionnaire. Ensemble, ils créent en 2014 la société Lactips, avec une grande ambition : produire un matériau plastique à base de caséine, en transformant cette protéine issue de lait devenu impropre à la consommation. « L'originalité de notre produit est qu'il est complètement hydrosoluble, biodégradable et non toxique. Il est même comestible », explique la dirigeante. Une innovation déjà couronnée d'une vingtaine de prix en quatre ans de recherche et développement. Des contrats de vente sont actuellement en cours de signature en vue du lancement du premier produit de Lactips, destiné à fabriquer un film plastique hydrosoluble pour le marché des détergents en poudre. Des projets ont aussi démarré pour les marchés de l'agroalimentaire et de l'agrochimie. Implantée à Saint-Jean-Bonnefonds au sein du parc Métrotech, l'entreprise emploie déjà plus de 20 personnes. Elle vise un chiffre d'affaires de 20 millions d'euros et un effectif de 60 salariés d'ici 2020. Une start-up prometteuse !

Lactips en chiffres

Début 2018

26 personnes employées400 m² d'atelier pour la première ligne de production (Parc Métrotech)

Objectifs 2020

60 collaborateurs20 M€ de chiffre d'affaires2 500 m² d'usine

Crédit photo : Hubert Genouilhac

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